Lepton a écrit :Pour revenir au sujet, pourquoi sommes-nous invisibles à ce point ?
Est-ce que les gens n'interagissent pas parce qu'ils ne savent pas comment nous aborder ? Ou pensent-ils vraiment qu'on ne sait pas répondre ? Ou qu'on n'est pas dignes d'intérêt ?
J'ai 2 hypothèses en ce qui me concerne:
- je sais que je peux (très) souvent ne pas m'apercevoir qu'on me parle, surtout quand monde autour +bruit, donc il m'est arrivé de penser que dans le cas du café par exemple, la personne peut avoir besoin de la réponse rapidement, ce qui fait que demander à quelqu'un d'autre que moi c'est s'assurer d'une réponse rapide. Toutefois, ça peut aussi être une façon de se moquer de moi à ce sujet.
C'est un truc que je travaille en TCC: analyser (même après) les éléments autour peut aider à se rendre compte qu'il y a moquerie méchante, surtout si c'est redondant. A partir de là, il faut savoir ce qui est acceptable ou pas. Dans ce cas par exemple, on m'a conseillé de ne plus accepter le fameux coup de la personne qui claque des doigts à 2 cm de ton visage en te disant "hé ho! Ya quelqu'un?". Tu encaisses une fois, à la 2ème tu dis explicitement à la personne que non c'est pas possible, et à la 3ème tu ne fréquentes plus la personne en question. C'est un peu le genre de truc qu'on me conseille.
- je suppose qu'effectivement je ne suis pas d'un abord simple, et on m'a souvent dit que je faisais un peu "peur". Il peut y avoir la sensation de froideur qu'on dégage (qui peut déstabiliser), et surtout les bourdes sociales. La première fois que j'ai parlé avec une de mes belles-familles, par exemple, c'était parce qu'on m'a demandé ce que je pensais d'une situation concernant quelqu'un que je connaissais peu + quelqu'un que je n'avais jamais vu. J'ai répondu que je ne voyais pas comment je pourrais avoir un avis étant donné tous les éléments qui me manquaient, que n'avoir qu'une version empêchait toute objectivité, et aussi que je n'aimais pas dire du mal de gens qui ne sont pas là pour se défendre (=>en fait, c'est précisément ce qu'ils faisaient depuis 45 minutes

). Ca a jeté un grand froid, et même si sur le coup j'ai été contente de moi parce que j'avais réussi à m'exprimer, j'ai vite compris que je n'avais pas posé de super bases. J'arrive difficilement à en vouloir aux personnes qui ont "peur" de discuter avec moi après ce genre de sortie

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Là, le fait de parler de ses difficultés sociales aux personnes (en amont) peut aider, mais il y a aussi ceux avec qui ça ne sert à rien. Dans ce cas ça peut dériver vers "je préfère l'ignorer ostensiblement, cette conne", et il faut agir en conséquence aussi...
Une solution que j'avais trouvée efficace, c'est quand mon conjoint disait lui-même aux personnes que je savais parler et qu'ils pouvaient s'adresser à moi directement. Ca peut être dit très gentiment la 1ère fois, et un peu ou beaucoup plus sèchement si ça se reproduit. Ca avait porté ses fruits...