autisme et maltraitance
Posté : jeudi 1 novembre 2018 à 18:03
bonjour
je ne sais pas si c'est l'œuf ou la poule, si la maltraitance engendre un repli autistique, si l'autisme rend plus vulnérable à la maltraitance ou si on peut être autiste et maltraité.
voilà mon histoire , bien que mutique et très émotive et nerveuse de nature, j'ai vécu l'enfer durant toute mon enfance et ma vie de femme jusqu'en 2004: père maltraitant physiquement , mère instable et maltraitante psychologiquement, me traitant régulièrement de salope, de folle et bonne pour l'asile, cousins qui m'ont violé de mes 8 ans environ (ou peut-être moins) jusqu'à mes13 ans. puis à 13 ans divorce de mes parents, et dépression consécutive à cela, premières ts, puis à 14 ans je rencontre mon premier amour et pendant un n, il m'a partagé avec ses copains jusqu'au viol aussi.
mes parents divorcés, je suis avec ma mère et mon beau père, beau père qui se révèlera incestueux avec moi en me faisant des attouchements. je fuis mon domicile pour me mettre en couple avec le premier venu, un pervers narcissique, violent , violeur et violent psychologiquement. là, mes comportements autodestructeurs s'amplifient (anorexie, automutilations, crises d'angoisse...)
je quitte ce mari en 2004 pour être avec mon mari actuel père de mes rois enfants.
je ne sais pas si mes maltraitances ont joué sur un comportement autistique mais je sais que depuis toute petite je suis en total décalage avec les autres, ne sachant comment entretenir des amitiés, des conversations. on m'a toujours qualifié de bizarre, et je passais mes recréations collée à un mur, attendant que l'école finisse.
depuis toute petite, je souffre de mutisme, de plusieurs formes de stéréotypies, d'automutilations (voir post sur "comment étiez vous enfant"), ma sœur était par moment violente avec moi car apparemment, elle interprétait mal mes propos ou sinon, c'est moi qui ne me faisais pas comprendre.
ma mère s'est toujours demandé pourquoi je n'avais aucune amie à inviter à la maison. et quand j'ai fait mon anniversaire, personne n'est venu.
j'ai eu quelques camarades mais personne proche de moi et on me faisait comprendre que j'étais quelqu'un d'invisible, sans intérêt.
je n'ai jamais été intéressée par la mode, les discussions entre filles, et je m'habillais pas du tout à la mode, et j'étais en tenue décontractée, jean basket, ou attifée comme un sac à patate pour cacher mes formes. la seule fois où l'on m'a vu en maillot de bain , c'est pour être aussitôt harcelée par les garçons de ma classe.
je sais aussi que si j'ai été abusée nombres de fois, c'est parce que je ne savais pas décodée les intentions néfastes des gens, croyant toujours que l'on vivait dans un monde bisounours où tout le monde est gentil. je ne savais même pas que ce que je vivais était des viols, (à 8 ans jusqu'à 13 ans, je ne savais même pas ce que c'était) et les caresses de mon beau père, je n'ai pas réagi tout de suite car j'étais tellement en manque affectif de mon père que je me comportais comme une enfant de 6 ans dans les bras d'un père, sauf que j'avais plus de 14 ans. et mon beau père me caressait sous mon pyjama. je n'ai compris ce qu'il me faisait que la fois où je n'ai plus eu confiance en lui, suite à la fois où il a frappé ma sœur pour une bêtise qu'elle n'avait pas faite. et là, je me suis dite que je ne voulais plus que mon beau père me touche de part sa violence avant de me rendre compte que ses caresses me mettaient mal à l'aise et que les psy me disent que ce n'était pas normal.
décoder les intentions des gens, c'est de l'hébreux pour moi.
je suis tombée sur un mari qui m'a fait vivre la violence conjugale, mais là aussi , je n'y ai vu que du feu, car j'avais toujours vécu la violence alors je n'ai pas vu celle là non plus. pourtant, il y avait des signes dès le premier soir, où il m'a prise sans mon consentement.
j'ai toujours eu du mal à m'intégrer au travail, et j'ai mis quasiment deux ans à m'intégrer dans ma plus grande expérience professionnelle. je me faisais harcelée par une collègue qui me parlait comme elle parlait à ses enfants lorsqu'elle les gronde.je n'ai pas su réagir.
avec mon mari actuel, j'ai vécu le bonheur jusqu'à ce que sa mère emménage chez nous il y a 6 ans. elle avait toujours été là pour moi, à me soutenir lorsque j'étais en dépression mais une fois arrivée chez nous, elle a voulu que je me plie aux exigences sociales , allant jusqu'à dire que je l'avais déçu face à mon comportement très spécial lors d'un anniversaire de sa famille. j'étais complètement en décalage avec les autres, et on m'a aussitôt cataloguée de bizarre et de spéciale. me mettre ans un moule était au dessus de mes forces et j'ai vécu deux années comme étant du harcèlement et un vrai bourrage de crane, car elle se soucie du regard des autres, du fait qu'il faut avoir un comportement adéquate en chaque situation, me disait que je n'avais aucun respect pour les autres parce que je ne me comportais pas pareille... j'ai craqué et j'ai fait une ts.
en 2012,j'ai été diagnostiqué bipolaire suite à de nombreuses fluctuations d'humeur, allant de la grosse crise maniaque avec délires mystiques où je me croyais envoyée de dieu, jusqu'à aller au bas fond de la dépression. j'ai du faire depuis mes 14 ans environ 10 tentatives de suicide, environ 5 périodes d'anorexie mentale, des automutilations de mes 2 ans à mes 33 ans.
mais malgré ma stabilisation avec des stabilisateurs d'humeur, certains comportements de ma part sont complètement en décalage avec le reste du monde. toujours aussi mutique avec les autres, ne sachant pas du tout comment entretenir une conversation, comment garder des amies, ne pas savoir parler de la pluie et du bon temps (j'ai tendance à être directe dans mes propos à toujours parler des problèmes dès la première conversation)
me comportements stéréotypés se sont accentués avec le temps, et dès que j'ai les mains libres, je m'donne à ces comportements.
j'ai eu pas mal de passions dévorantes, les minéraux à en devenir une folle furieuse dès que j'allais à un endroit où j'en trouvais, j'ai eu une passion dans l'arts plastiques depuis mes années collèges jusqu'à mon travail en temps qu'animatrice d'un atelier d'arts plastiques en 2006 (plus de 20 ans quand même), j'ai pendant trois ans, vécu intensément le maternage avec mes enfants, et mon mari m'a toujours soutenue dans mes nombreuses lubies, il y a eu la période végétarienne, la période de la découverte de la fois où j'écrivais des centaines de pages à pleins de personnes et à tout ceux que je rencontrais et débitait parole sur parole à propos de la foi. moi si peu loquace en temps normal , quand il s'agit de mes passions, je suis intarissable. on m'a plusieurs fois traitée de folle lorsque je témoignais de mes passions, d'arriérée lorsque je parlais de mon vécu en matière de maternage.
je ne sis pas si mon mutisme depuis toute enfant est du à ma maltraitance ou à mon repli autistique. je crans les réunions, j'ai toujours raté mes emplois et entretiens d'embauches car je ne savais pas ce qu'il fallait que je réponde et ce qu'attendaient e moi les recruteurs et patrons: trop lente, pas assez intégrée, ne parle pas en réunion, manque d'autonomie, manque de souplesse dans l planning, j'ai besoin qu'on me dise étape par étape, ce que je dois faire , heure par heure, , alors que les autres savent quoi faire, et pour eux cela va de soi, mais pas moi. faut toujours qu'on me dise ce que je dois faire, et j'en suis arrivée à faire des listes de tout et de n'importe quoi dans ma vie pour ne pas oublier.
j'étais tellement stressée par la fait que je ne savais pas ce qu'on attendait de moi, que je faisais des dépressions à chaque emploi et que j'étais souvent pressée que mon contrat se termine, car je ne voulais pas m'enfuir avant que le contrat soit terminé. je suis plutôt persévérante même si cela me conduit au burn out.
j'ai tant de choses à dire mais je ne sais pas si j'ai tout dit. je m'interroge beaucoup sur le lien entre maltraitances et autisme. je sais qu'on peut être les deux. mais j'ai toujours eu des doutes.
je ne sais pas si c'est l'œuf ou la poule, si la maltraitance engendre un repli autistique, si l'autisme rend plus vulnérable à la maltraitance ou si on peut être autiste et maltraité.
voilà mon histoire , bien que mutique et très émotive et nerveuse de nature, j'ai vécu l'enfer durant toute mon enfance et ma vie de femme jusqu'en 2004: père maltraitant physiquement , mère instable et maltraitante psychologiquement, me traitant régulièrement de salope, de folle et bonne pour l'asile, cousins qui m'ont violé de mes 8 ans environ (ou peut-être moins) jusqu'à mes13 ans. puis à 13 ans divorce de mes parents, et dépression consécutive à cela, premières ts, puis à 14 ans je rencontre mon premier amour et pendant un n, il m'a partagé avec ses copains jusqu'au viol aussi.
mes parents divorcés, je suis avec ma mère et mon beau père, beau père qui se révèlera incestueux avec moi en me faisant des attouchements. je fuis mon domicile pour me mettre en couple avec le premier venu, un pervers narcissique, violent , violeur et violent psychologiquement. là, mes comportements autodestructeurs s'amplifient (anorexie, automutilations, crises d'angoisse...)
je quitte ce mari en 2004 pour être avec mon mari actuel père de mes rois enfants.
je ne sais pas si mes maltraitances ont joué sur un comportement autistique mais je sais que depuis toute petite je suis en total décalage avec les autres, ne sachant comment entretenir des amitiés, des conversations. on m'a toujours qualifié de bizarre, et je passais mes recréations collée à un mur, attendant que l'école finisse.
depuis toute petite, je souffre de mutisme, de plusieurs formes de stéréotypies, d'automutilations (voir post sur "comment étiez vous enfant"), ma sœur était par moment violente avec moi car apparemment, elle interprétait mal mes propos ou sinon, c'est moi qui ne me faisais pas comprendre.
ma mère s'est toujours demandé pourquoi je n'avais aucune amie à inviter à la maison. et quand j'ai fait mon anniversaire, personne n'est venu.
j'ai eu quelques camarades mais personne proche de moi et on me faisait comprendre que j'étais quelqu'un d'invisible, sans intérêt.
je n'ai jamais été intéressée par la mode, les discussions entre filles, et je m'habillais pas du tout à la mode, et j'étais en tenue décontractée, jean basket, ou attifée comme un sac à patate pour cacher mes formes. la seule fois où l'on m'a vu en maillot de bain , c'est pour être aussitôt harcelée par les garçons de ma classe.
je sais aussi que si j'ai été abusée nombres de fois, c'est parce que je ne savais pas décodée les intentions néfastes des gens, croyant toujours que l'on vivait dans un monde bisounours où tout le monde est gentil. je ne savais même pas que ce que je vivais était des viols, (à 8 ans jusqu'à 13 ans, je ne savais même pas ce que c'était) et les caresses de mon beau père, je n'ai pas réagi tout de suite car j'étais tellement en manque affectif de mon père que je me comportais comme une enfant de 6 ans dans les bras d'un père, sauf que j'avais plus de 14 ans. et mon beau père me caressait sous mon pyjama. je n'ai compris ce qu'il me faisait que la fois où je n'ai plus eu confiance en lui, suite à la fois où il a frappé ma sœur pour une bêtise qu'elle n'avait pas faite. et là, je me suis dite que je ne voulais plus que mon beau père me touche de part sa violence avant de me rendre compte que ses caresses me mettaient mal à l'aise et que les psy me disent que ce n'était pas normal.
décoder les intentions des gens, c'est de l'hébreux pour moi.
je suis tombée sur un mari qui m'a fait vivre la violence conjugale, mais là aussi , je n'y ai vu que du feu, car j'avais toujours vécu la violence alors je n'ai pas vu celle là non plus. pourtant, il y avait des signes dès le premier soir, où il m'a prise sans mon consentement.
j'ai toujours eu du mal à m'intégrer au travail, et j'ai mis quasiment deux ans à m'intégrer dans ma plus grande expérience professionnelle. je me faisais harcelée par une collègue qui me parlait comme elle parlait à ses enfants lorsqu'elle les gronde.je n'ai pas su réagir.
avec mon mari actuel, j'ai vécu le bonheur jusqu'à ce que sa mère emménage chez nous il y a 6 ans. elle avait toujours été là pour moi, à me soutenir lorsque j'étais en dépression mais une fois arrivée chez nous, elle a voulu que je me plie aux exigences sociales , allant jusqu'à dire que je l'avais déçu face à mon comportement très spécial lors d'un anniversaire de sa famille. j'étais complètement en décalage avec les autres, et on m'a aussitôt cataloguée de bizarre et de spéciale. me mettre ans un moule était au dessus de mes forces et j'ai vécu deux années comme étant du harcèlement et un vrai bourrage de crane, car elle se soucie du regard des autres, du fait qu'il faut avoir un comportement adéquate en chaque situation, me disait que je n'avais aucun respect pour les autres parce que je ne me comportais pas pareille... j'ai craqué et j'ai fait une ts.
en 2012,j'ai été diagnostiqué bipolaire suite à de nombreuses fluctuations d'humeur, allant de la grosse crise maniaque avec délires mystiques où je me croyais envoyée de dieu, jusqu'à aller au bas fond de la dépression. j'ai du faire depuis mes 14 ans environ 10 tentatives de suicide, environ 5 périodes d'anorexie mentale, des automutilations de mes 2 ans à mes 33 ans.
mais malgré ma stabilisation avec des stabilisateurs d'humeur, certains comportements de ma part sont complètement en décalage avec le reste du monde. toujours aussi mutique avec les autres, ne sachant pas du tout comment entretenir une conversation, comment garder des amies, ne pas savoir parler de la pluie et du bon temps (j'ai tendance à être directe dans mes propos à toujours parler des problèmes dès la première conversation)
me comportements stéréotypés se sont accentués avec le temps, et dès que j'ai les mains libres, je m'donne à ces comportements.
j'ai eu pas mal de passions dévorantes, les minéraux à en devenir une folle furieuse dès que j'allais à un endroit où j'en trouvais, j'ai eu une passion dans l'arts plastiques depuis mes années collèges jusqu'à mon travail en temps qu'animatrice d'un atelier d'arts plastiques en 2006 (plus de 20 ans quand même), j'ai pendant trois ans, vécu intensément le maternage avec mes enfants, et mon mari m'a toujours soutenue dans mes nombreuses lubies, il y a eu la période végétarienne, la période de la découverte de la fois où j'écrivais des centaines de pages à pleins de personnes et à tout ceux que je rencontrais et débitait parole sur parole à propos de la foi. moi si peu loquace en temps normal , quand il s'agit de mes passions, je suis intarissable. on m'a plusieurs fois traitée de folle lorsque je témoignais de mes passions, d'arriérée lorsque je parlais de mon vécu en matière de maternage.
je ne sis pas si mon mutisme depuis toute enfant est du à ma maltraitance ou à mon repli autistique. je crans les réunions, j'ai toujours raté mes emplois et entretiens d'embauches car je ne savais pas ce qu'il fallait que je réponde et ce qu'attendaient e moi les recruteurs et patrons: trop lente, pas assez intégrée, ne parle pas en réunion, manque d'autonomie, manque de souplesse dans l planning, j'ai besoin qu'on me dise étape par étape, ce que je dois faire , heure par heure, , alors que les autres savent quoi faire, et pour eux cela va de soi, mais pas moi. faut toujours qu'on me dise ce que je dois faire, et j'en suis arrivée à faire des listes de tout et de n'importe quoi dans ma vie pour ne pas oublier.
j'étais tellement stressée par la fait que je ne savais pas ce qu'on attendait de moi, que je faisais des dépressions à chaque emploi et que j'étais souvent pressée que mon contrat se termine, car je ne voulais pas m'enfuir avant que le contrat soit terminé. je suis plutôt persévérante même si cela me conduit au burn out.
j'ai tant de choses à dire mais je ne sais pas si j'ai tout dit. je m'interroge beaucoup sur le lien entre maltraitances et autisme. je sais qu'on peut être les deux. mais j'ai toujours eu des doutes.