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Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : jeudi 19 novembre 2015 à 16:19
par zad
Manichéenne a écrit : Je ne vois pas en quoi l'ocytocine de la mère jouerait un rôle dans l'autisme de l'enfant, sauf à reprendre des théories psychanalytiques et tenter de les prouver par le défaut d'attachement à la naissance, ou à faire un lien indirect passant par les complications de l'accouchement.
par exemple :

https://www.vidal.fr/actualites/13591/a ... _cerebral/
...

Avant l'accouchement, l'ocytocine provoquerait une chute du chlore neuronal

Yehezkel Ben-Ari et son équipe ont donc mis en évidence qu'il y avait une chute brutale du chlore dans les "jeunes" neurones au moment de l'accouchement, ce qui entraîne "un effet inhibiteur puissant" sur les neurones GABA. Cet effet pourrait protéger leur cerveau du stress de l'accouchement, un peu à la manière d'un tranquillisant, puis permettre un bon développement des neurones après la naissance.

Ils ont ensuite recherché ce qui déclenchait cette baisse brutale, en tâtonnant sur les différents facteurs connus intervenant lors de cette phase. Ils ont alors découvert le rôle de l'ocytocine, hormone d'origine maternelle libérée massivement au moment de l'accouchement (découverte en administrant un antagoniste de l'ocytocine à des souris sur le point de mettre bas). Sous l'influence de l'ocytocine maternelle, le chlore neuronal baisse et le GABA inhibe alors les neurones au moment de l'accouchement.

En résumé de cette première partie, il a donc été découvert que pendant la grossesse, les neurones GABA, stimulés par une concentration élevée de chlore, activent le développement cérébral. Au moment de l'accouchement, sous l'influence de l'ocytocine, cette stimulation s'effondre, les neurones GABA deviennent alors plutôt inhibiteurs, régulateurs de l'excitation électrique cérébrale. Ce rôle régulateur persiste pendant l'enfance et l'âge adulte.

...

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : jeudi 19 novembre 2015 à 16:21
par bidouille
Je n'ai pas eu d'injection lors de mon deuxième accouchement. quant je parle d'accouchement sans douleur c'est sans péridurale.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : jeudi 19 novembre 2015 à 16:40
par Manichéenne
Merci. :D
Je vais finir par renouer avec un ancien intérêt...
Je me demande si l'ocytocine de synthèse ou naturelle ont tout à fait le même effet sur ce genre de mécanisme.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : jeudi 19 novembre 2015 à 17:15
par zad
Manichéenne a écrit :
Merci. :D
Je vais finir par renouer avec un ancien intérêt...
Je me demande si l'ocytocine de synthèse ou naturelle ont tout à fait le même effet sur ce genre de mécanisme.
je ne sais pas. en cas de césarienne, je suppose que l'injection est indispensable (la mere ne produisant pas la "vague" d'ocytocine ?)
en tout cas, ils l'injectent depuis bien plus lgtps (et pour quel raison alors ?) que cette découverte spécifique et pertinente vis à vis de l'autisme.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 24 novembre 2015 à 10:16
par FloretteRanou
J’avais déjà parlé du « côté sombre » de l’ocytocine.
Mais j’ai récemment remarqué que les articles sur ce sujet poussent comme des champignons.

Cette hormone si elle permet d’être plus « sociable » et de s’intégrer plus facilement dans un groupe, elle augmenterait également l’agressivité et nous rendrait plus hostiles envers ceux qui ne font pas partie de notre groupe.
Elle contribuait à l’ethnocentrisme, au racisme, aux préjugés, à la jalousie et au fait de se réjouir du malheur des autres.
Elle pourrait jouer un rôle dans la violence au sein des couples et aux guerres !
L’augmentation de l’agressivité est cependant à relativiser car elle toucherait plutôt les personnes qui sont déjà une tendance naturelle à l’agressivité.

Ci-dessous quelques articles que j’ai pu trouver à ce sujet :

L’ocytocine et l’agressivité / la violence :

http://www.medicaldaily.com/neurohormon ... ion-305144

http://theconversation.com/the-dark-sid ... ssion-2781

http://www.livescience.com/6570-love-ho ... d-war.html

https://www.psychologytoday.com/blog/ta ... c-violence

http://www.scienceofrelationships.com/h ... tocin.html

http://www.psmag.com/books-and-culture/ ... ence-75198

http://www.scientificamerican.com/artic ... ationship/

http://www.researchgate.net/publication ... ive_People

http://www.sciencenutshell.com/oxytocin ... -violence/

L’ocytocine et le racisme / l’ethnocentrisme :

http://www.pnas.org/content/108/4/1262.abstract

http://time.com/49399/oxytocin-racism-study/

http://healthland.time.com/2011/01/13/h ... to-racism/

http://www.theguardian.com/technology/2 ... one-racism

http://blogs.discovermagazine.com/notro ... lQkgHiIKXo

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23246533

http://www.huffingtonpost.com/2011/01/3 ... 16317.html

http://vnnforum.com/showthread.php?t=171032

http://www.theatlantic.com/daily-dish/a ... sm/177141/
http://guardianlv.com/2014/04/oxytocin- ... nd-racism/

http://www.vice.com/en_uk/read/can-mdma-make-you-racist

http://www.pbs.org/wnet/need-to-know/he ... ices/6339/

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21220339

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3029708/

http://www.pnas.org/content/108/4/1262.abstract

https://www.accessrx.com/blog/current-h ... ice-b0113/

http://www.uva.nl/en/news-events/news/u ... dices.html

L’ocytocine et la jalousie et le fait de se réjouir du malheur des autres :

http://www.sciencedaily.com/releases/20 ... 095038.htm

http://www.the-cma.org.uk/Articles/Oxyt ... lous-4771/

https://www.psychologytoday.com/blog/th ... ationships

http://consumer.healthday.com/cognitive ... 33039.html

http://www.theguardian.com/science/blog ... st-hormone

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/ ... itive.html

http://www.emaxhealth.com/1020/7/34437/ ... tions.html

http://health.usnews.com/health-news/fa ... alousy-too

http://www.foxnews.com/health/2012/11/1 ... ivals.html

http://jezebel.com/5331514/study-oxytoc ... y-hamsters

http://mindblog.dericbownds.net/2009/09 ... y-and.html

https://www.newscientist.com/article/dn ... d-monster/

http://www.scientificamerican.com/artic ... n-hormone/

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19640508

En tout cas, cela pose des questions sur la nature humaine en général.
Qu’est-ce que s’intégrer dans un groupe implique ?
Et dans à ce sujet qu’est-ce qui persiste de l’instinct tribal chez l’homme ?

http://raymondinegypt.tripod.com/articl ... stinct.htm
https://en.wikipedia.org/wiki/Tribalism
http://bigthink.com/risk-reason-and-rea ... -dangerous

Image

Je précise que tout cela est à prendre avec une dose d'humour et d'ouverture d'esprit...

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 24 novembre 2015 à 11:21
par freeshost
Il est clair qu'on va éviter la surdose et l'overdose. :lol:

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : jeudi 31 décembre 2015 à 13:37
par Jean
Résumé d'une étude sur Autisme Information Science

Est-ce que l'utilisation d'ocytocine pour le trouble du spectre de l'autisme est fondée sur les preuves ?
Traduction: G.M.
Accès à l'intégralité de l'article en anglais

Exp Neurobiol. 2015 Dec;24(4):312-24. doi: 10.5607/en.2015.24.4.312. Epub 2015 Dec 16.
Is Oxytocin Application for Autism Spectrum Disorder Evidence-Based?
Lee SY1, Lee AR2, Hwangbo R3, Han J3, Hong M4, Bahn GH5.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : lundi 14 août 2017 à 16:40
par Jean
Résumé des études sur l'ocytocine dans l'argumentaire scientifique du projet de recommandations adultes autistes HAS-ANESM

pp.144-145

http://www.anesm.sante.gouv.fr/IMG/pdf/ ... _GL_CP.pdf

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : lundi 14 août 2017 à 19:29
par rainbow
Manichéenne a écrit :Je vais finir par renouer avec un ancien intérêt...
Je me demande si l'ocytocine de synthèse ou naturelle ont tout à fait le même effet sur ce genre de mécanisme.
Ce qui est fascinant avec les hormones, c'est qu'il n'y a pas que les hormones qui sont importantes, mais aussi les récepteurs sur lesquels elles doivent se fixer pour agir... donc trop peu ou trop de récepteurs, et l'effet escompté n'est pas au rendez-vous, malgré un niveau normal ou une dose administrée normale :wink:

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 14:11
par Bubu
C'est illégal, je sais : xxx.
L'Ocytocine, c'est rien par rapport. Et c'est chimique.

Modération (Castiel) : La promotion de la consommation de cannabis est prohibé par la loi. Message modéré.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 15:52
par piedsboueux
Image

trève de plaisanterie:
Le canabis fait des ravages à la Réunion, ça rend les gens mous, passifs, sans volonté, c'est réellement problématique: un vrai neuroleptique: tout va bien "c'est cool", car on se fout de tout: une sorte d'état dépressif inconscient (torpeur).

Il existerait un réseau de capteurs de pression déclenchant le production d'ocytocine, héritée de la naissance. Les étreintes contenantes avec compression pourraient jouer là dessus...

Mais la promotion de serrage dans les bras est généralement prohibée par le Grand Tabou... en plus du fait que c'est tout un travail de pouvoir le pratiquer (il faut être prêt à ça).

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 16:26
par philigram
Etrange le palliatif "calin serré". Je ressens ce besoin comme je sens ma personnalité totalement modifiée quand je ressents un attachement amoureux.
Je ressents après un manque.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 16:36
par freeshost
Bon, séances régulières de câlins serrés (forte pression) entre personnes autistes ? :mrgreen:

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 16:49
par philigram
Dommage que cette pratique ait une conotation sexuelle dans notre société.

Re: Ocytocine, la molécule du "bonheur"

Posté : mardi 15 août 2017 à 17:33
par piedsboueux
philigram a écrit :Dommage que cette pratique ait une conotation sexuelle dans notre société.
il suffit de s'en foutre et de le faire dans la rue, dans un parc (c'est mieux, la pelouse pour se vautrer par terre), et pourquoi pas, sur un plateau de télévision... pour montrer que ce n'est pas ça!
Je ressents après un manque.
le besoin à combler est immense, cela peut faire remonter la peur d'être encore plus frustré. Il ne s'agit pas de faire des freehugs (trop court, trop symbolique), mais bien d'en "bouffer", pendant un maximum de temps... pour peu à peu voir la demande devenir moins pressante, et diminuer alors le stress de la relation sociale ordinaire.