Re: Préoccupations concernant l'inclusion - Jim Sinclair
Posté : mercredi 17 août 2011 à 9:13
Ce sujet me tient à coeur et j'aimerais apporter mon témoignage :
-Quand Mysterio était petit, il était dans le milieu ordinaire, sans diagnostique. Avec le recul, et même si le fait de ne pas avoir eu de diagnostique à l'époque ne m'a pas donné les réponses à toutes les questions que je me posais, et a généré beaucoup d'angoisses, je suis contente que mon fils ait pu évoluer sans une étiquette d'enfant handicapé, même si beaucoup de choses étaient compliquées.
- Au collège, il n'avait toujours pas de diag et était toujours dans le milieu ordinaire : ce milieu l'a rejeté, et plus encore, l'a détruit. Il a été déscolarisé à 12 ans et demi sans aucune proposition. Puis, il a eu le diag d'autiste atypique. On m'a proposé, quand il avait 17 ans et demi, donc, juste après son diag, de le mettre en IME. Là, effectivement, Mysterio a imité les enfants les plus handicapés sur le plan du comportement : ce fut un fiasco. Il n'y était vraiment pas à sa place... et fut là aussi rejeté.
- J'ai essayé de le remettre en milieu ordinaire, mais ce ne fut vraiment pas une réussite : il n'avait pas d'accompagnement adéquat et les enseignants ont vite baissé les bras.
- Maintenant, il est en milieu protégé et en un an, il a énormément évolué. Les personnes qui sont avec lui ont, pour la plupart, un plus gros handicap que lui, et pourtant, malgré mes craintes du début, à aucun moment Mysterio n'a imité ses pairs.
Je ne pense donc pas que le problème vienne du fait que l'enfant soit en milieu ordinaire ou en milieu protégé. Ce qui est important est la qualité de formation de l'équipe qui entoure cet enfant. Si, dans le milieu ordinaire, Mysterio avait pu bénéficier d'un AVS avec une équipe éducative connaissant un minimum l'autisme, il est probable ( mais non certain, évidemment ), qu'il aurait pu suivre une scolarité normale.
Par contre, en milieu protégé, si l'équipe éducative n'a pas une bonne formation sur l'autisme, ce milieu peut effectivement apporter plus de négatif que de positif. Mais si l'équipe a pour but de faire évoluer la personne autiste en utilisant de bonnes méthodes, là, la personne autiste peut évoluer dans le bon sens. Ce n'est donc pas le milieu qui est important, mais les personnes qui encadrent, tant dans le milieu ordinaire que dans le milieu de l'handicap.
-Quand Mysterio était petit, il était dans le milieu ordinaire, sans diagnostique. Avec le recul, et même si le fait de ne pas avoir eu de diagnostique à l'époque ne m'a pas donné les réponses à toutes les questions que je me posais, et a généré beaucoup d'angoisses, je suis contente que mon fils ait pu évoluer sans une étiquette d'enfant handicapé, même si beaucoup de choses étaient compliquées.
- Au collège, il n'avait toujours pas de diag et était toujours dans le milieu ordinaire : ce milieu l'a rejeté, et plus encore, l'a détruit. Il a été déscolarisé à 12 ans et demi sans aucune proposition. Puis, il a eu le diag d'autiste atypique. On m'a proposé, quand il avait 17 ans et demi, donc, juste après son diag, de le mettre en IME. Là, effectivement, Mysterio a imité les enfants les plus handicapés sur le plan du comportement : ce fut un fiasco. Il n'y était vraiment pas à sa place... et fut là aussi rejeté.
- J'ai essayé de le remettre en milieu ordinaire, mais ce ne fut vraiment pas une réussite : il n'avait pas d'accompagnement adéquat et les enseignants ont vite baissé les bras.
- Maintenant, il est en milieu protégé et en un an, il a énormément évolué. Les personnes qui sont avec lui ont, pour la plupart, un plus gros handicap que lui, et pourtant, malgré mes craintes du début, à aucun moment Mysterio n'a imité ses pairs.
Je ne pense donc pas que le problème vienne du fait que l'enfant soit en milieu ordinaire ou en milieu protégé. Ce qui est important est la qualité de formation de l'équipe qui entoure cet enfant. Si, dans le milieu ordinaire, Mysterio avait pu bénéficier d'un AVS avec une équipe éducative connaissant un minimum l'autisme, il est probable ( mais non certain, évidemment ), qu'il aurait pu suivre une scolarité normale.
Par contre, en milieu protégé, si l'équipe éducative n'a pas une bonne formation sur l'autisme, ce milieu peut effectivement apporter plus de négatif que de positif. Mais si l'équipe a pour but de faire évoluer la personne autiste en utilisant de bonnes méthodes, là, la personne autiste peut évoluer dans le bon sens. Ce n'est donc pas le milieu qui est important, mais les personnes qui encadrent, tant dans le milieu ordinaire que dans le milieu de l'handicap.