Asperger parent d'asperger anxiété et rentrée en 6ème
Posté : mercredi 17 mars 2021 à 11:12
Bonjour,
Je viens vers vous aujourd'hui en tant que personne autiste asperger mère d'un enfant autiste asperger et qui donc peine à trouver des informations sur "comment aider mon fils, Alexandre, à grandir".
Généralement les articles que je trouve sont adressés à des parents neurotypiques qui n'ont pas les mêmes difficultés dans les interactions sociales que moi.... comment aider son enfant à gérer ses difficultés dans ce domaine quand le simple fait d'aller le chercher à l'école et de l'attendre au milieu de tous ces autres parents est une épreuve ? Quand on sait que je ne suis pas capable d'inviter un copain à lui ou à mes autres enfants à la maison ? Que je supporte extrêmement difficilement les sorties au Parc avec tous ces gens autour de moi ?? Bref... quand maman est sans arrêt dans l'évitement des situations d'interaction sociales, c'est encore moins simple de s'y préparer soi même...
Seulement mon fils arrive en fin de primaire. L'année prochaine, 6ème...
Déjà cela veut dire pour lui : plus d'AVS... a moins d'un miracle... la MDPH nous en fait baver... sauf que sans AVS, Alexandre est physiquement à l'école mais complètement ailleurs psychiquement. Il ne sait pas organiser son cartable. Il n'y pense même pas... et il ne comprends pas toujours les consignes où les cours. Quand il les écoute... bref... nouvel établissement, nouvelle organisation, nouveaux élèves, nouveaux adultes et plus d'AVS. Scolairement parlant je m'attend à une véritable chute...
Relationnellement... actuellement il a des copains. Mais très peu (2 ou 3 sans véritable attachement)... actuellement la plupart des petits caïds de l'école (et il y en a un certain nombre... ) s'amusent à le pousser, l'insulter, le rejeter, le faire tomber et donc pleurer... comment va t-il gérer ses émotions en 6ème ?? Si il se met à pleurer à la moindre bousculade il va se mettre une cible sur le front.
En ce moment je vois bien qu'il ne va pas très bien mais je ne sais pas comment l'aider. Il est très nerveux. Pleure longuement le soir à la moindre contrariété. Il est aussi très très taquin. Très fatigué. Ses petits problèmes d'écholalie reviennent (il répète toutes ses phrases une deuxième fois mais sans le son). Et il passe tout son temps sur l'ordinateur à regarder Titanic (sa grande passion du moment) et toutes vidéos s'y rapportant.
Alors, quand il n'est pas sur son ordinateur, j'essaye de le faire parler. Mais il ne parvient pas a dire vraiment ce qu'il ressent, évidemment... ni de ce qui provoque ce mal être... alors moi je questionne, je cherche, j'analyse tous ses gestes, tous ses actes, toutes les informations qu'il me donne sur sa journée d'école. Et mon anxiété grimpe, grimpe, grimpe.... la sienne aussi certainement par effet de vases communiquants... et elle se rajoute à sa propre anxiété. Parfois même je lui fais prendre conscience que ce qu'il me raconte n'est pas normal (comme le rackete qu'il a subi en janvier par exemple...).... dans ce cas, on lui explique que la situation n'est pas normale et qu'il faut en parler à l'école aux adultes. Mon mari est également intervenu à l'école pour régler le problème. Le problème est qu'ensuite, il voit le mal partout et des petites broutilles de gamins d'école deviennent pour lui des agressions qu'il va dénoncer systématiquement. Ses réactions deviennent alors disproportionnées et à l'école il passe pour celui qui "cri au loup"...
Je me sens impuissante face à sa détresse. Et les conseils des psy qui disent "invitez un copain à la maison ", "organisez des sorties au parc avec d'autre parents" me démoralisent.. j'ai bien essayé la première solution : résultat, il a passé l'après midi avec son copain, parfait... mais il a aussi passé les 10 jours précédents avec une maman rongée par l'angoisse générée par l'idée de cette journée... et donc totalement insupportable et agressive...
La perspective de son entrée en 6ème et de l'entrée dans l'adolescence en général m'inquiète vraiment beaucoup... du coup... évidemment... ça ne va pas l'aider non plus... et ça risque de lui porter préjudice...
Bref... je ne sais pas comment l'aider. Et son père qui n'est pas souvent là ne m'est pas d'une grande aide. Je voudrais réussir à ne plus être si flippée à l'idée de son entrée en 6ème... mais je ne contrôle pas cette anxiété dans laquelle je me sens véritablement empêtrée.
Si vous avez des conseils... des témoignages... je suis preneuse!
Merci. Si ce n'est d'un retour, au moins de m'avoir lu.
Je viens vers vous aujourd'hui en tant que personne autiste asperger mère d'un enfant autiste asperger et qui donc peine à trouver des informations sur "comment aider mon fils, Alexandre, à grandir".
Généralement les articles que je trouve sont adressés à des parents neurotypiques qui n'ont pas les mêmes difficultés dans les interactions sociales que moi.... comment aider son enfant à gérer ses difficultés dans ce domaine quand le simple fait d'aller le chercher à l'école et de l'attendre au milieu de tous ces autres parents est une épreuve ? Quand on sait que je ne suis pas capable d'inviter un copain à lui ou à mes autres enfants à la maison ? Que je supporte extrêmement difficilement les sorties au Parc avec tous ces gens autour de moi ?? Bref... quand maman est sans arrêt dans l'évitement des situations d'interaction sociales, c'est encore moins simple de s'y préparer soi même...
Seulement mon fils arrive en fin de primaire. L'année prochaine, 6ème...
Déjà cela veut dire pour lui : plus d'AVS... a moins d'un miracle... la MDPH nous en fait baver... sauf que sans AVS, Alexandre est physiquement à l'école mais complètement ailleurs psychiquement. Il ne sait pas organiser son cartable. Il n'y pense même pas... et il ne comprends pas toujours les consignes où les cours. Quand il les écoute... bref... nouvel établissement, nouvelle organisation, nouveaux élèves, nouveaux adultes et plus d'AVS. Scolairement parlant je m'attend à une véritable chute...
Relationnellement... actuellement il a des copains. Mais très peu (2 ou 3 sans véritable attachement)... actuellement la plupart des petits caïds de l'école (et il y en a un certain nombre... ) s'amusent à le pousser, l'insulter, le rejeter, le faire tomber et donc pleurer... comment va t-il gérer ses émotions en 6ème ?? Si il se met à pleurer à la moindre bousculade il va se mettre une cible sur le front.
En ce moment je vois bien qu'il ne va pas très bien mais je ne sais pas comment l'aider. Il est très nerveux. Pleure longuement le soir à la moindre contrariété. Il est aussi très très taquin. Très fatigué. Ses petits problèmes d'écholalie reviennent (il répète toutes ses phrases une deuxième fois mais sans le son). Et il passe tout son temps sur l'ordinateur à regarder Titanic (sa grande passion du moment) et toutes vidéos s'y rapportant.
Alors, quand il n'est pas sur son ordinateur, j'essaye de le faire parler. Mais il ne parvient pas a dire vraiment ce qu'il ressent, évidemment... ni de ce qui provoque ce mal être... alors moi je questionne, je cherche, j'analyse tous ses gestes, tous ses actes, toutes les informations qu'il me donne sur sa journée d'école. Et mon anxiété grimpe, grimpe, grimpe.... la sienne aussi certainement par effet de vases communiquants... et elle se rajoute à sa propre anxiété. Parfois même je lui fais prendre conscience que ce qu'il me raconte n'est pas normal (comme le rackete qu'il a subi en janvier par exemple...).... dans ce cas, on lui explique que la situation n'est pas normale et qu'il faut en parler à l'école aux adultes. Mon mari est également intervenu à l'école pour régler le problème. Le problème est qu'ensuite, il voit le mal partout et des petites broutilles de gamins d'école deviennent pour lui des agressions qu'il va dénoncer systématiquement. Ses réactions deviennent alors disproportionnées et à l'école il passe pour celui qui "cri au loup"...
Je me sens impuissante face à sa détresse. Et les conseils des psy qui disent "invitez un copain à la maison ", "organisez des sorties au parc avec d'autre parents" me démoralisent.. j'ai bien essayé la première solution : résultat, il a passé l'après midi avec son copain, parfait... mais il a aussi passé les 10 jours précédents avec une maman rongée par l'angoisse générée par l'idée de cette journée... et donc totalement insupportable et agressive...
La perspective de son entrée en 6ème et de l'entrée dans l'adolescence en général m'inquiète vraiment beaucoup... du coup... évidemment... ça ne va pas l'aider non plus... et ça risque de lui porter préjudice...
Bref... je ne sais pas comment l'aider. Et son père qui n'est pas souvent là ne m'est pas d'une grande aide. Je voudrais réussir à ne plus être si flippée à l'idée de son entrée en 6ème... mais je ne contrôle pas cette anxiété dans laquelle je me sens véritablement empêtrée.
Si vous avez des conseils... des témoignages... je suis preneuse!
Merci. Si ce n'est d'un retour, au moins de m'avoir lu.