Re: Freude et sa psychanalyse?
Posté : vendredi 30 août 2013 à 0:48
Je m'en suis bien rendue compte !J'essaie de faire passer un message.
Forum de l'association Asperansa
https://forum.asperansa.org/
Je m'en suis bien rendue compte !J'essaie de faire passer un message.
Tugdual a écrit :C'est curieux chez les psys ce besoin de faire des phrases ...
Face d'amorce : le locuteur semble faire amende honorable et construire un discours sur la base d'une réconciliation entre la psychanalyse « d'hier » et les connaissances actuelles en matière de d'autisme. D'ailleurs les praticiens ne sont visés en tant que tel mais c'est « la psychanalyse » qui l'est. Ce ne sont donc pas les psychanalystes qui se sont « perdus » mais la théorie elle-même.La psychanalyse a du se déprendre de ses propres égarements, de ses propres déviations. Le début présumé de l’autisme se situant dans les premiers instants, les premiers mouvements de l’enfance, la théorie analytique a cru pouvoir y lire […]
L'autisme apparaîtrait donc dans les « premiers instants » et « mouvements » de l'enfance, à savoir ce que cela signifie : in-utero ou à la naissance (ce n'est pas très clair). Toutefois les indices tentent à porter qu'il s'agirait bien d'un « problème » postnatal puisqu'il y aurait une « carence » et une « défaillance » « d'un autre ». Dans se cas la première personne qui est visée est la mère puisqu'elle est la première a établir une relation, autrement-dit on continue dans la psychanalyse traditionnelle et la culpabilisation de la génitrice. De plus, la notion de « prématuration » tente à affirmer qu'un enfant autiste n'est rien d'autre qu'un humain défectueux (il n'est pas mûr).[…] le début présumé de l’autisme se situant dans les premiers instants, les premiers mouvements de l’enfance, la théorie analytique a cru pouvoir y lire avec certitude la carence et la défaillance d’un autre dont la relation est d’autant plus indispensable que l’enfant est jeté au monde dans un état de détresse du fait de sa prématuration. […]
Ce discours des plus abscons n'évoque rien d'autre que les banalités psychanalytiques que l'on peut entendre partout : « névrose », « fixation », « faute », l'Autre »... L'auteur évoque bien à un moment « l'illusoire […] régression réparatrice » mais ne donne aucune alternative, aucune autre pensée ou même une miette d'idée nouvelle.[…] La longue construction de l’infantile par le névrosé trouvait ainsi sa vérification empirique par le moyen d’une observation qui se fondait sur une théorie du développement confondant le registre de la causalité avec celui de l’événementiel. L’autisme se présentait alors sur le versant d’une défaillance, d’une fixation, d’un défaut qu’il s’agissait de rectifier en ayant recours à l’illusoire d’une régression réparatrice. Si le défaut était au fondement de l’autisme, défaut pour certains irrémédiable, la faute, elle, entachait l’Autre, les premiers autres que l’enfant refusaient de rencontrer afin de s’en préserver. Il ne restait plus alors qu’à réinscrire ce traumatisme initial dans l’histoire du sujet en donnant sens à la suite insensée des aventures du sujet. La dépression de la mère ordonnait ce récit de toute sa puissance fantasmatique. Rouillon
Je suis etonné car j'ai la perception contraire.Mais je m'arrête tout de suite, parce que depuis quelques temps certaines interventions à la limite de la provoc' de certaines personnes me tape sur le système, ce qui me fait fuir petit à petit le forum
Tu cherches la comprehension intellectuelle à ce sujet en lisant plein de trucs mais c'est pas ca qui permet la prise de conscience. Comprendre intellectuellement ca a plutot le caractere d'une "prise". Or, prendre conscience est plutot précédé par un "lacher prise".Dans se cas la première personne qui est visée est la mère puisqu'elle est la première a établir une relation, autrement-dit on continue dans la psychanalyse traditionnelle et la culpabilisation de la génitrice.
Oui Anty, un parti-pris très particulier de père. J'ai répondu à Mars pour la suite de vos propos.Anty28 a écrit :Je soupçonne à la fois le film d'avoir un parti-pris très particulier
Oui, moi, vous, tous les parents en ont envers leurs enfants. C'est leur lot à assumer.Lou Morgan a écrit :Faut déjà partir de l'idée que les parents ont des manquements...
Pouvez-vous parler, écrire, sans faire de phrase Tugdual ? Votre réflexion est "curieuse".Tugdual a écrit :C'est curieux chez les psys ce besoin de faire des phrases ...
La citation ne se découpe pas. Si vous la découpez, c'est que vous n'avez pas compris ce qu'elle dit. Hypothèse : Vous lisez très très vite !Syberia a écrit :Alors je me demande en quoi ce texte est-il si novateur ? Rien ne le détache d'un autre..
Merci Stef ! Il s'agit sans doute de ma naïveté. Qu'ici je revendique !stef_asper a écrit :Quand à Jacline je trouve qu'elle apporte une fraicheur meme si comme tout le monde elle a ses avis propres
Entièrement d'accord avec vous, Chawacee ! C'est ce que je soutiens aussi. J'ai une amie avec un garçon autiste. Je l'ai soutenue pour le maintien scolaire quand il était petit. J'ai conseillé une approche avec une eurythmiste avec qui l'échange a été fructueux pour les deux (trois)...chawacee a écrit :Je n'ai jamais été convaincue de la méthode "unique" pour faire progresser les enfants/adultes autistes.
C'est un point important. Je m’interroge dessus depuis 23 ans. Pourquoi autant de batailles à propos de l'autisme. Alors que eux (nous) les autistes ne le sont (sommes) pas tant, batailleurs.chawacee a écrit :Si les deux étaient capable de bosser ensemble, et non l'un contre l'autre, je pense qu'on aurait quelque chose de très très cohérent...
D'accord avec vous encore. Je laisserais les « caractéristiques » à l'autisme et je lui donnerai du caractère, une personnalité à votre fils. Mais votre formulation devient très juste aussitôt.chawacee a écrit :Ou tricoter vaguement pour essayer d'être raccord avec (en ce qui me concerne) les caractéristiques de MON enfant (avant de le qualifier d'autiste, c'est mon garçon avec son caractère propre, ses qualités et ses faiblesses).
Oui, c'est une de nos "caractéristiques" dont moi aussi j'ai à me corriger... Et la découpe du texte, Syberia, est plutôt un mode analytique.stef_asper a écrit :@Syberia,
Tu cherches la comprehension intellectuelle..
stef_asper a écrit :Tu surintellectualises.
C'est ton erreur.
Jacline a écrit :La citation ne se découpe pas. Si vous la découpez, c'est que vous n'avez pas compris ce qu'elle dit. Hypothèse : Vous lisez très très vite !
Je n'ai qu'une chose à dire :Jacline a écrit :Et la découpe du texte, Syberia, est plutôt un mode analytique.
Private joke ...Jacline a écrit :Pouvez-vous parler, écrire, sans faire de phrase Tugdual ? Votre réflexion est "curieuse".Tugdual a écrit :C'est curieux chez les psys ce besoin de faire des phrases ...
Mais pourquoi, aussi, te fatigues-tu à "sur-intellectualiser" ?Syberia a écrit :[...] Et franchement me taxer de "sur-intellectualisation" (encore un truc freudien d'ailleurs) ça me fait bien rire. Vous me reprocher d'utiliser mon cerveau pour comprendre les choses, selon vous je devrais cesser d'utiliser mon sens critique afin de gober des énormités. [...]
Ca peut flinguer une réflexion !Tugdual a écrit :Private joke ...Jacline a écrit :Pouvez-vous parler, écrire, sans faire de phrase Tugdual ? Votre réflexion est "curieuse".Tugdual a écrit :C'est curieux chez les psys ce besoin de faire des phrases ...
Ouais, faut que j'apprenne à régresser...Tugdual a écrit :Mais pourquoi, aussi, te fatigues-tu à "sur-intellectualiser" ?
Alors qu'il est si simple (et moins fatigant) de "sous-intellectualiser" ...