Re: asperger et dépression
Posté : lundi 9 janvier 2023 à 19:48
Je me permets de rebondir sur ce sujet sans vraiment y répondre, dans la mesure où il date de 2021 et ne semble plus actif : j'ai préféré cela que de créer encore un nouveau sujet. Ma fille aînée (20 ans), qui est en dépression depuis deux bonnes années, vient de faire un bilan chez notre neuropsychologue : celle-ci au départ "ne pensait pas à l'autisme", mais elle a conclu le bilan par un TSA et TDA. Elle va aller voir un(e) psychiatre pour confirmer le diagnostic, mais elle peut d'ores et déjà être prise en charge par la neuropsy (qui connaît bien l'autisme).
C'est une bonne nouvelle en un sens, puisqu'elle va recevoir une aide concrète, et que le contact est bien passé avec la psy, mais je ne réagis pas si bien que ça finalement :
- d'une part je me sens coupable, parce que je lui ai "transmis" mon TSA, et vu les problèmes de santé qu'elle a eus, avec l'opération de la scoliose à 13 ans, j'espère ne pas choquer, mais je me dis qu'elle "n'a pas besoin de ça". Je sais bien que c'est vain de se dire ça, parce que le TSA, même s'il est diagnostiqué à 20 ans, elle l'a toujours eu. Mais justement, quand je vois comme elle était enfant, je m'en veux de l'avoir trouvée mignonne comme ça, et aimée comme elle était (en la protégeant autant que possible) : si quelqu'un devait comprendre, c'était bien moi, quand même ! Mais je ne savais pas pour moi, et les pédiatres puis médecins étaient "à l'ancienne", ils n'auraient de toute façon pas pensé à l'autisme. Paradoxalement, si au lieu d'avoir simplement été une mère aimante, j'avais trouvé ses particularités bizarres, cela aurait été pris plus tôt.
- est-ce un bon moment pour recevoir ce diagnostic ? J'étais un peu réticente, ne sachant pas si cela risquait de l'enfoncer de se savoir différente, ou de l'aider. Elle s'en doutait, elle a une amie autiste rencontrée à l'hôpital (elle a été hospitalisée un mois après une tentative de suicide l'année dernière), elle a également dévoré mon "guide de survie de la personne autiste". D'un autre côté, je me dis qu'elle aura la possibilité de moins "s'abîmer" en se sentant moins obligée de compenser, ou de se forcer à sociabiliser.
Le comble, c'est que nous avons décidé de ce bilan bien plus pour le TDA que parce que nous pensions à un TSA - je m'interrogeais même sur une éventuelle dyspraxie, ce qui n'est pas le cas, mais elle a des problèmes de psychomotricité auxquels il va falloir remédier aussi.
- Je ne connais le TDA que très mal, et je ne sais pas comment l'aider, d'autant plus qu'à son âge, les psys ne reçoivent plus les parents, mais le jeune seul.
Nous allons sans doute faire passer un bilan aussi à ma fille cadette, qui a été anorexique entre 14 et 16 ans. Mais pour l'instant, j'ai du mal à réaliser - pourtant, il va falloir que je sache comment l'aider et l'orienter au mieux pour trouver ses propres outils et modes de fonctionnement.
C'est une bonne nouvelle en un sens, puisqu'elle va recevoir une aide concrète, et que le contact est bien passé avec la psy, mais je ne réagis pas si bien que ça finalement :
- d'une part je me sens coupable, parce que je lui ai "transmis" mon TSA, et vu les problèmes de santé qu'elle a eus, avec l'opération de la scoliose à 13 ans, j'espère ne pas choquer, mais je me dis qu'elle "n'a pas besoin de ça". Je sais bien que c'est vain de se dire ça, parce que le TSA, même s'il est diagnostiqué à 20 ans, elle l'a toujours eu. Mais justement, quand je vois comme elle était enfant, je m'en veux de l'avoir trouvée mignonne comme ça, et aimée comme elle était (en la protégeant autant que possible) : si quelqu'un devait comprendre, c'était bien moi, quand même ! Mais je ne savais pas pour moi, et les pédiatres puis médecins étaient "à l'ancienne", ils n'auraient de toute façon pas pensé à l'autisme. Paradoxalement, si au lieu d'avoir simplement été une mère aimante, j'avais trouvé ses particularités bizarres, cela aurait été pris plus tôt.
- est-ce un bon moment pour recevoir ce diagnostic ? J'étais un peu réticente, ne sachant pas si cela risquait de l'enfoncer de se savoir différente, ou de l'aider. Elle s'en doutait, elle a une amie autiste rencontrée à l'hôpital (elle a été hospitalisée un mois après une tentative de suicide l'année dernière), elle a également dévoré mon "guide de survie de la personne autiste". D'un autre côté, je me dis qu'elle aura la possibilité de moins "s'abîmer" en se sentant moins obligée de compenser, ou de se forcer à sociabiliser.
Le comble, c'est que nous avons décidé de ce bilan bien plus pour le TDA que parce que nous pensions à un TSA - je m'interrogeais même sur une éventuelle dyspraxie, ce qui n'est pas le cas, mais elle a des problèmes de psychomotricité auxquels il va falloir remédier aussi.
- Je ne connais le TDA que très mal, et je ne sais pas comment l'aider, d'autant plus qu'à son âge, les psys ne reçoivent plus les parents, mais le jeune seul.
Nous allons sans doute faire passer un bilan aussi à ma fille cadette, qui a été anorexique entre 14 et 16 ans. Mais pour l'instant, j'ai du mal à réaliser - pourtant, il va falloir que je sache comment l'aider et l'orienter au mieux pour trouver ses propres outils et modes de fonctionnement.