Sarah Pâquerette a écrit : ↑vendredi 12 août 2022 à 9:15
Merci beaucoup pour ton témoignage point_virgule. C'est très encourageant (et inspirant) de voir qu'avec un accompagnement adapté, il est possible de "s'en sortir".
As-tu attendu d'avoir le diagnostic pour mettre tout ça en place ou l'as tu fait dès le pré-diag ?
coucou,
je ne sais pas si je "m'en suis sortie", mais je m'active à trouver comment être bien dans ma vie

.
Tout s'est un peu précipité et mélangé: j'ai commencé par péter un câble au travail. J'étais débordée, à bout de nerf: tout me demandait des efforts, j'étais à fleur de peau, j'oubliais tout (ce qui m'a bien flippé) et j'ai fini par imaginer de passer à l'acte (suicide...). Là je me suis dit que je devais réagir, je suis allée voir mon médecin traitant.
Quelques mois plus tard, j'ai décidé de divorcer: ma vie de couple sentait le moisi depuis un moment, il ne me manquait que le déclic pour me bouger.
Pendant ces mois, je voyais la psychologue toutes les semaines et j'ai pu poser des bases de réflexion pour être bien moi, pas en fonction des autres, mais me sentir moi et m'autoriser à.
Quand je me suis sentie très mal au travail j'ai réfléchi et demandé de l'aide à des représentants du personnel, demandé à voir le directeur aussi. Tout ça , toujours sans diagnostic ou pré diag.
Et puis, comme je tournais autour de la notion d'autisme depuis un moment, que j'ai osé laisser tomber le masque de l'adaptation avec la psychologue, c'est devenu suffisamment présent et comme un besoin vital d'aller creuser cette piste et valider ou non l'hypothèse de l'autisme. Là on est bien 1 an et demi après la 1ère consultation avec la psychologue.
Ce cheminement se faisait aussi avec le cheminement sur le plan professionnel: je me suis ouverte sur mes souhaits, mes difficultés, ma volonté de ne plus être autant en prise avec le stress dans le milieu du travail.
Tout ça a beaucoup, beaucoup été influencé par ma maternité. Mon fils a été très révélateur dans sa façon d'être: il a un besoin et une facilité de lien qui m'a toujours été étrangère: il adore l'école, se fait des copains partout où il passe, est ultra ouvert à toute nouvelle expérience. Quelque part, ça m'a aidé à admettre que je ne fonctionnais pas du tout de la même façon. Des évaluations au travail m'ont également fait "voir" en quoi je ne correspondais pas aux standards malgrés mes efforts (oh combien immenses!).
Je suis très loin d'être arrivée, ça se pose petit à petit.
Dans mon cas, le travail et l'indépendance ont toujours été un besoin impérieux, mon 1er mot aurait été "seule" selon la légende familiale

. Seule, mais au milieu et parfois avec les autres. Tout est dans cet équilibre délicat d'adaptation et de respect de soi, en prenant en considération ce petit être qu'est mon fils.