Personellement, j'ai l'impression que je règle ce problème par une certaine auto-dérision : j'affirme tout haut quelque chose de négatif à propos de moi-même, mais en rigolant. Comme ça, je montre que j'en ai conscience (la lucidité sur soi), mais ça m'aide aussi à le prendre d'une manière plus positive et à essayer de le régler.
Ex : Oui, je sais, je suis une grosse flemmarde...
Ex2 : Je suis pas douééééeee... Beuh... T_T
Et puis du coup, quand les autres te rassurent en te disant "Non, t'es pas XXX à ce point.", ils le font d'un ton plus enjoué, souriant ; on se sent complices, on ne se dit pas qu'ils font preuve de compassion ou de pitié.
D'un autre côté, j'aime bien valoriser à outrance mes points positifs ou mes réussites avec cette même auto-dérision ; j'appelle ça "boire du petit lait" ou "se la péter grave".
Ex : "Ah oué chuis trop forte moi." Ou, en réponse à un compliment "Je sais, je sais." (dit avec un ton suffisant très caricatural, et entre proches seulement bien sûr).
ça, c'est plutôt justement pour éviter de prendre la grosse tête, pour ne pas se prendre TROP au sérieux. C'est peut-être la dépressive en moi (on en a tous un(e)) qui se méfie et me fait réagir comme ça, mais bon, ça fait rire les autres, ça me fait rire, ça améliore mes relations... Que demande le peuple ?
Voilà, Emma, je ne sais pas si ça peut s'appliquer à ton fils, mais c'est ce que je fais : éviter de se prendre trop au sérieux, se prendre trop la tête (parce que je sais bien que quand ça m'arrive, ça devient rapidement insupportable, en effet ; on a l'impression de tomber sans fin

et en plus on peut rester longtemps à broyer du noir comme ça, sans rien faire ; et quand on s'en rend compte on se dit : "ben voilà, la preuve est faite, j'ai aucune volonté." et ça redémarre...=> cercle vicieux).