Tugdual a écrit : ↑dimanche 2 janvier 2022 à 21:37
Brettzeal a écrit : ↑dimanche 2 janvier 2022 à 21:27
Honnêtement si la base c'est juste un QI supérieur à 130, autant pas en parler du tout je vois pas l'intérêt
Avant de considérer que ça n'a pas d'intérêt, je te conseille de creuser un peu cette notion de QI (Ramus en a aussi fait un article). Il y a encore quelques années, j'étais moi-même assez perplexe...
Je me suis mal exprimé, parce que ça commence à me gaver.
Le QI c'est éprouvé mais c'est, comme n'importe quel autre test, limité dans les informations qu'il apporte. Lorsque l'on mène une étude en psychologie, on se base sur une floppée de tests qui visent à catégoriser les échantillons de population.
Parler d'un de ces test, c'est intéressant à la limite pour remettre en question sa pertinence, pour améliorer ses performances, ou pour tracer des corrélations qui serviront de bases à des hypothèses de recherche (même dans ce cas, l'utilisation d'autres tests risque d'être strictement nécessaire). Je ne connais pas d'autre type de discussion pertinente qui ne s'axe qu'autour d'UN test.
Si les diagnostiques ne sont posés que sur cette base, alors ils n'ont aucune pertinence, si ce n'est pour faire une première sélection de population, qui sera par la suite soumise à d'autres tests avant de participer à des exercices de recherche.
Donc, si toute notre discussion ici s'axe uniquement sur des personnes qui ont un QI supérieur à 130, ça nous fait vraiment une belle jambe

.
Est-il complètement absurde de supposer que les praticiens qui ont effectué les diagnostiques HPI/HPE se soient potentiellement basés sur d'autres ressources (en plus du QI)? Sur leurs propres suppositions? Ou même sur la base de certains troubles associés qu'ils auraient pêché dans des études à l'échantillonnage foireux?
Tugdual a écrit : ↑dimanche 2 janvier 2022 à 21:37
Qu'est ce qui est le plus digne d'intérêt, une notion précise qui a des limites qu'on connaît, ou une notion floue dont chacun donne la définition qui l'arrange ?
Digne d'intérêt? Pour qui?
Je te rappelle que le travail d'un chercheur c'est justement de tester des notions qui sont floues avec l'objectif de trancher. C'est justement parce que certaines notions sont floues qu'elles méritent d'être spécifiées et approfondies.
Il me semblerait réducteur de nier un fait de société, au contraire, je pense qu'il faut y apporter des réponses.
Et c'est parce que ces réponses ne sont pas évidentes que tout le monde s'écharpe dessus. S'agit-il d'un biai des praticiens en psychologie? D'un trouble psychiatrique pour lequel on trouve une forte prévalence de QI élevés? De toute autre chose?
Pourquoi le diagnostique HP est un fait de société, pourquoi on y associe l'idée de souffrance? As tu des réponses étayées à apporter sur ce sujet?
Personnellement j'ai fait de la recherche, et pas dans un domaine mou, où le moindre médecin avec un diplôme peut pondre un article pédant sur la base des 10 patients qu'il a vu dans la journée. (Franchement t'as vu l'état de la recherche en psychologie?)
J'ai pourtant vu de nombreux chercheurs réfuter de façon dogmatique des résultats largement éprouvés au sein d'études récentes.
Je pense qu'aujourd'hui il est dogmatique de se prononcer sur ce sujet sans s'appuyer sur une étude solide. Démonter la solidité des études sur le sujet n'apporte pas de réponse, pas même une négative. Il mérite que l'on s'y intéresse parce qu'il reste du travail.
La question n'est pas: est-ce qu'avoir un QI supérieur à 130 rend dépressif (la réponse a déjà été donnée il me semble?)
La question est, quelles sont les caractéristiques des personnes actuellement diagnostiquées HP par les psychologues. Est-ce que l'on voit au sein de cette population, des tendances qui se distinguent de la population générale, et si oui pourquoi?