Par quoi remplacer le "si je veux, je peux" quand on a un TSA?
Posté : mercredi 4 janvier 2023 à 19:16
Bonsoir,
Je reviens un peu sur le forum alors que j'aborde la dernière étape du parcours diagnostic début 2023 avec des rendez-vous au CRA pour préciser le bilan des experts non médecins.
J'ai une difficulté à ce stade simple: je suis à bout émotionnellement (en crise presque destructrice) du fait de la durée de plus de 12 mois depuis le début du parcours diagnostic et des enjeux qu'un diagnostic précis comporte pour moi. Je me sens démunie de stratégies à utiliser autres que l'égo ('autres que croire que si je veux, je peux surmonter ma souffrance, les agressions sensorielles au travail). Quels palliatifs utiliser à la place de cet égo, ce "si je veux, je peux car le passé l'a prouvé"?
J'ai un prédiagnostic par des experts des TND chez l'adulte qui est quasiment sans appel sur le fait que j'ai un TSA/TDAH (le quasiment étant le doute de rigueur qui prévaut dans toute conclusion et qui doit ici relever de 1%). Cela je le sais depuis mars 2022. Cela fait un an, que j'ai besoin de prise en charge TSA et que je ne l'ai pas demandée parce j'ai eu un bilan écrit des tests effectués entre mars et juin 2022 (avec ma famille également) en septembre 2022. J'ai donc dû attendre presque 6 mois avant de pouvoir légitimement appeler un neuropsychologue TSA pour une prise en charge (qui arrive dans quinze jours)
On me parle d'un impact sévère du TSA chez moi. Je peine en effet à voir quand je devrais agir, téléphoner, remuer les acteurs nombreux du parcours. Je sens une détresse de ma latence, et je suis très isolée dans mon parcours, l'essentiel des professionnels de santé que je voyais sont non sachants. Je suis seulement prise en charge pour de la psychoéducation TSA maintenant.
Cela a fait beaucoup d'accumulation et j'ai l'impression que je vais simplement "p*ter un plomb", hurler des heures durant et cesser toute activité professionnelle voire même sociale pendant des semaines pour avoir la paix. Et consciente aussi que rien ne va si mal en dehors de cet émotionnel ingérable, pour la partie avancée des choses car la prise en charge TSA complète sera commencée mi-janvier, le CRA m'a déjà contactée et que ça va venir vite pour des tests (entre février et avril 2023). Comment gérer le fait de devoir me tenir à mes obligations professionnelles, me lever, subir ces néons et ces bruits (professeure en lycée), ses tas de copies à corriger avec des mots à ne plus savoir les lire (qui tournent) et puis ce moment charnière où je vais passer d'un paradigme que "si j'ai des soucis, je dois bosser dur pour les isoler et continuer à les surmonter" à "j'ai des difficultés innées restantes qui sont un plafond de verre insurmontable, des sensibilités réelles exacerbées, une malvoyance sociale extrêmement ancrée et insurmontable au delà d'un certain niveau sauf à un coût énergétique qui ne peut pas être investi"?
L'égo m'a portée toute ma vie en me disant que si j'avais une difficulté, c'était de mon ressort de l'isoler, la travailler en autonomie et la surmonter. Ironiquement pour trouver mon TSA j'ai dû apprendre à collaborer, recevoir de l'aide, et désormais j'apprends que j'ai une limite réelle qui m'est placée par un câblage. Je ne sais pas gérer de ne plus autant pouvoir avoir recourt à l'égo. Quelles stratégies adopter pour pouvoir vivre plus sereinement l'annonce du TSA?
Je reviens un peu sur le forum alors que j'aborde la dernière étape du parcours diagnostic début 2023 avec des rendez-vous au CRA pour préciser le bilan des experts non médecins.
J'ai une difficulté à ce stade simple: je suis à bout émotionnellement (en crise presque destructrice) du fait de la durée de plus de 12 mois depuis le début du parcours diagnostic et des enjeux qu'un diagnostic précis comporte pour moi. Je me sens démunie de stratégies à utiliser autres que l'égo ('autres que croire que si je veux, je peux surmonter ma souffrance, les agressions sensorielles au travail). Quels palliatifs utiliser à la place de cet égo, ce "si je veux, je peux car le passé l'a prouvé"?
J'ai un prédiagnostic par des experts des TND chez l'adulte qui est quasiment sans appel sur le fait que j'ai un TSA/TDAH (le quasiment étant le doute de rigueur qui prévaut dans toute conclusion et qui doit ici relever de 1%). Cela je le sais depuis mars 2022. Cela fait un an, que j'ai besoin de prise en charge TSA et que je ne l'ai pas demandée parce j'ai eu un bilan écrit des tests effectués entre mars et juin 2022 (avec ma famille également) en septembre 2022. J'ai donc dû attendre presque 6 mois avant de pouvoir légitimement appeler un neuropsychologue TSA pour une prise en charge (qui arrive dans quinze jours)
On me parle d'un impact sévère du TSA chez moi. Je peine en effet à voir quand je devrais agir, téléphoner, remuer les acteurs nombreux du parcours. Je sens une détresse de ma latence, et je suis très isolée dans mon parcours, l'essentiel des professionnels de santé que je voyais sont non sachants. Je suis seulement prise en charge pour de la psychoéducation TSA maintenant.
Cela a fait beaucoup d'accumulation et j'ai l'impression que je vais simplement "p*ter un plomb", hurler des heures durant et cesser toute activité professionnelle voire même sociale pendant des semaines pour avoir la paix. Et consciente aussi que rien ne va si mal en dehors de cet émotionnel ingérable, pour la partie avancée des choses car la prise en charge TSA complète sera commencée mi-janvier, le CRA m'a déjà contactée et que ça va venir vite pour des tests (entre février et avril 2023). Comment gérer le fait de devoir me tenir à mes obligations professionnelles, me lever, subir ces néons et ces bruits (professeure en lycée), ses tas de copies à corriger avec des mots à ne plus savoir les lire (qui tournent) et puis ce moment charnière où je vais passer d'un paradigme que "si j'ai des soucis, je dois bosser dur pour les isoler et continuer à les surmonter" à "j'ai des difficultés innées restantes qui sont un plafond de verre insurmontable, des sensibilités réelles exacerbées, une malvoyance sociale extrêmement ancrée et insurmontable au delà d'un certain niveau sauf à un coût énergétique qui ne peut pas être investi"?
L'égo m'a portée toute ma vie en me disant que si j'avais une difficulté, c'était de mon ressort de l'isoler, la travailler en autonomie et la surmonter. Ironiquement pour trouver mon TSA j'ai dû apprendre à collaborer, recevoir de l'aide, et désormais j'apprends que j'ai une limite réelle qui m'est placée par un câblage. Je ne sais pas gérer de ne plus autant pouvoir avoir recourt à l'égo. Quelles stratégies adopter pour pouvoir vivre plus sereinement l'annonce du TSA?