Bonjour, (désolé c'est indigeste, mais je ne peux pas faire mieux)
En résumé : les définitions viennent définir la chose qui existe (le rapport à Dieu) dans sa conception. Ici Spinoza, va élaborer une pensée d'orphèvre pour se rapporter à quelque chose d'indéterminé que l'on peut penser dans ce qui est déterminé en même temps.
Définitions
La définition est composé d'un mouvement de forme arborescente descendante, puis remontante. Du 1 au 5 inclus (arborescence ou décomposition); le 6 est une reprise du 1 au 5 dans le concept de Dieu (6) (recomposition) et de là le 7 et le 8. La définition de Dieu c'est le mouvement complet qui est difficile à appréhender mais qu'il faut essayer de se représenter.
Les concepts : 1 : Origine ; 2 : genres ; 3 : substances ; 4 : attributs ; 5 : Manières ; 6 Dieu (explication) ; 7 : Libre/nécessité ; 8 : Eternité (explcation).
Explcations
Pour m'expliquer je vais prendre le concept de "point". Je reste "bref" pour que ce soit lisible. Il vaut mieux saisir l'idée.
1. L'essence du point enveloppe (sans limite extérieure) tous les points possibles. La nature du point ne peut se concevoir que dans l'existence du point (un point). La "cause de soi" est cette essence qui enveloppe toutes les conceptions de sa nature dans l'existence. (un point est enveloppé de tous les points) Par là, il est sa propre cause. c'est comme si l'extension infinie des points possibles rayonnait autour de chaque point et en est la cause.
2. La "chose" est toujours une partie d'autres parties de même nature. C'est comme une facette. Chaque facette a deux natures, donc deux mondes de conceptions dans l'existence d'une chose : d'un coté le corporel et de l'autre coté la pensée du corporel qui pose toujours une limite plus grande pour englober la partie conçue. (le point est "biface" : le tracé du point qui a toujours sa limite <.> et cette même limite dans la pensée qui suppose toujours un espace plus grand pour le délimité (emboitement) >>>>>. (Vous voyez les deux mouvements ?)
3. Un "point" est une substance (ce qui se tient sous le point et le maintien) s'il se tient
en lui-même et se conçoit parce qu'il se tient
par lui-même. Le concept saisit le point dans sa "tenue" en lui-même et c'est parce qu'il tient
en lui (intrinsèquement) qu'il se tient
par lui (extrinsèquement). Je vois ça comme une sphère dont la limite est tenue intrinsèquement
en un "même" qui est une pure "ipséité", répétition, et
par ce même qu'il apparait (comme une surface en miroir) Le point est le même point que parce qu'il m'apparait le même.
4. Les attributs ne sont pas des parties de la substance ("l'homme est blanc" une partie de l'homme, mais "blanc" à une plus grande extension qu'"homme"), mais c'est comme des sphères qui miroitent l'essence dans lesquelles la substance se maintient. Les attributs manifestent sa façon de se tenir soi-même et ce n'est que par elles que la susbtance est perceptible dans l'intellect. Tous les tracés possibles du points (attributs) viennent miroiter le point comme "ce qui se tient
en/
par lui-même.
5. La manière pour un point <d'être> est l'affection de sa substance
en une autre chose. Ici ce n'est plus à partir des attributs que la substance est saisie, mais
par ses affections (ce qui fait d'elle la différence avec les attibuts). C'est la condition de l'alterité qui repose sur la manière d'une substance d'être affecté, c'est-à-dire d'être autre chose. Un point n'est pas un autre et pourtant c'est toujours le même point.
6. Dieu est un étant (une chose qui existe) (à la fois même et autre sans limite, donc sans genre (2)), ce qui se tient
en/
par lui-même (3) dans une infinité d'attributs (4) qui miroitent (5) chacuns son essence. C'est un peu comme l'image des miroirs qui se refletent à l'infini, mais il faut garder à l'esprit que c'est pas une répétition du même (en), mais aussi d'autres (par). Dieu étant le point de fuite. L'enveloppe de l'essence ne comporte aucune négation. Tout est affirmé. C'est important je pense.
7. La chose (le point) qui existe (un point) dans sa nature (la pointitude) est libre s'il agit
par soi. Le "par soi" ici à un double sens : le même d'un coté qui est la liberté du point qui existe par sa nature propre (à partir de l'en soi, mais comme imperceptible, hors nature), l'autre de l'autre coté, la nécessité. Un point est nécessairement déterminé si l'agir d'un autre vient le déterminer.
8. Difficile... La conception de l'existence elle-même est déterminée par la définition d'une chose, et ça c'est l'éternité. L'éternité est conceptuelle et la définition d'une chose est éternelle dans son existence elle-même (je rappelle qu'il s'agit ici "de Dieu"). C'est une éternité immédiate dans la conceptualisation. Donc pas d'explication de l'essence, ni description. C'est à ce niveau que la géométrie rejoint la dénition "de Dieu".