Re: Faut-il avoir des enfants ?
Posté : mercredi 7 juin 2023 à 19:41
par Neverland
Edit : Parfait, le haut de pageSpoiler : Parenthèse :Je tenais juste à vous faire part, sincèrement, de mon ressenti par rapport à la création de ce fil de discussion.
Merci à tous d'y contribuer, j'y apprends des choses et la confrontation des différents points de vue est, selon moi, toujours pleine de richesses.
Cependant, je ne m'y attendais pas, j'ai été bousculée par la remise en question du titre que j'ai choisi, par les réactions à certains mots que j'ai pu écrire, et ai ressenti du mépris à travers certains messages.
Ce n'était pas mon intention, d'arriver comme une fleur et de proclamer haut et fort qu'il faut faire des enfants, pour sauver l'humanité, lol. Non, pas d'affirmations. J'ai seulement formulé des questions, des hypothèses, des craintes, des doutes, qui font partie de moi depuis maintenant des années, pour justement me permettre - et à tous ceux qui sont intéressés - de faire le choix le plus réfléchi, le plus éclairé.
Parce que oui, ça se réfléchit. Le sujet de l'enfant est un sujet délicat, mais important, inhérent à la vie, et c'est d'autant plus important à mes yeux donc d'ouvrir le débat.
Dans ce que je considérais être une "safe place" : un espace où respect, non-jugement et bienveillance cohabitent et se font ressentir au travers des apports de chacun.
Or, j'ai été frappée par certains propos tenus et réactions que je trouve assez critiques (à mon égard ?)
Alors, juste pour clarifier les choses, attention, remarques purement personnelles :
- Je n'ai émis d'affirmations sur rien, seulement des questionnements et des pistes de réflexion vis-à-vis de l'incertitude de l'avenir du monde ;
- Je ne me pense pas douée d'une intelligence supérieure ou quoi que ce soit, je considère que chaque personne est douée de différentes formes d'intelligence et que cette diversité est primordiale ;
- Je suis assez renseignée sur l'état de la planète et ce qui contribue à son dérèglement - sans vouloir prétendre mieux savoir que d'autres, j'ai fait des études de développement durable : c'est une thématique qui m'importe, me touche, depuis longtemps, et sur laquelle je continue de m'informer. Si malgré tout, j'ai décidé de poser la question c'est que je considère qu'il y a lieu - encore - d'y réfléchir, et je trouve donc fort dommage d'avoir eu à faire à plusieurs réponses fermées évoquant l'irresponsabilité ou la bêtise humaine ;
- J'ai voulu élargir au maximum le sujet de réflexion, notamment en faisant le choix du "Faut-il ?" car - pas besoin de dire que chacun est libre de faire ce qu'il veut, ça me parait naturel, mais -, d'un point de vue systémique, et si je veux faire l'effort de prendre en compte les diverses et nombreuses répercussions possibles à l'échelle des organisations et du monde, si je veux voir en grand, il me paraissait plus logique de poser la question de cette manière. Après, on n'échappe pas parfois à quelques maladresses et je ne suis pas fermée à ce qu'on change le titre ;
- Je ne parle pas du devoir d'enfanter, mais si on veut vraiment jouer sur les mots : je rappellerais simplement que le devoir n'est pas le contraire du droit, ni n'est le synonyme d'obligation ;
- Je ne peux m'empêcher de ressentir un grand sentiment d'injustice face aux réponses du type : "Si c'était à refaire, je ne ferais pas d'enfants." Bah en fait, facile à dire après avoir fait l'expérience de la parentalité. J'ai 29 ans, je suis pleine de doutes, mais aussi d'espoirs, et je suis loin d'être responsable de l'état de la planète d'aujourd'hui. Ne me faites pas culpabiliser d'émettre le fait d'avoir envie de faire un enfant. Alors que cette envie se heurte déjà à mes convictions profondes et me fait souffrir (je le décris dans mon premier post, je ne sais comment être plus claire) ;
- Et si le cliché de l'horloge biologique perdure, le dire/écrire ne va pas faire subitement changer les choses. Nous demander de déconstruire cette croyance revient aussi à nous demander de faire un effort supplémentaire, ce qui peut être difficile ;
- Enfin, je ne peux donc déduire - et peut-être à tort - que c'est une question qui se vit différemment selon que l'on est femme ou homme. Pour ma part, je ne me pense pas capable d'aimer de la même manière un enfant que j'aurais conçu et un enfant que j'aurais adopté. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne dis pas que je ne peux aimer un enfant adopté. Ce ne sera pas la même chose, c'est tout. Il faut croire qu'endurer, mais aussi éprouver l'envie d'expérimenter, la grossesse et la maternité, crée d'office un écart dans la vision de ce sujet.
J'avais juste besoin de dire ce que je pense parce que je me suis sentie un brin agressée. Mais ce n'est que mon ressenti, pas la réalité. Maintenant, si mon post donne lieu à des propos encore plus virulents, tant pis, je pourrais prendre l'initiative de me taire par la suite.
Merci d'avoir lu ma parenthèse.