Daydream a écrit :Je me sens seule même lorsque je ne le suis pas physiquement. Même entourée de personnes, je suis seule, perdue dans mon incapacité à m'ouvrir aux autres. Tout est fermé en moi, ma bouche et mon esprit. Je n'arrive pas à suivre les mots des autres ni à m'y intéresser, mon esprit galope tout seul à côté et j'en souffre. Ça vous arrive à vous aussi ? Dites-moi que oui !
Si je te rassure, le pire étant les "soirées boulot", la dernière ayant été atroce.
Je me suis retrouvé coincé à table entre le collègue qui ne sait pas déconnecter de son travail, et surtout de ses problèmes au travail, et ceux qui parlaient sur snapchat avec une nana.
Dans mon ancienne boîte, je n'étais jamais dans le groupe des "nana", elles étaient toujours en groupe.
J'ai beaucoup d'erreurs dans ma vie, à vouloir faire comme les autres pour croire que si je le faisait je serais mieux intégré, que j'aurais plus de choses à dire. :/
Je ne me suis jamais bien sentie dans les groupes de filles. Leur sujets de conversations, pas que j'y comprenais rien, mais du 100% nombriliste.
D'ailleurs, c'est ce qui m'a un peu porté préjudice, voir de la jalousie.
Donc dans ce job, je traînais vachement avec les chefs de service, on plaisantait énormément, et je me retrouvais souvent lors des repas avec les chefs et directeur, moi la simple employé. En plus, on entendait que nous.
Avant, j'écoutais les differentes conversations pour voir les quels pouvais m'intéresser le plus, mais toujours avec un train de retard, ... alors je finis comme une potiche, ou je mets dans un groupe en faisant style de suivre ce qui se dit, tout en étant happé par d'autres conventions. J'éprouvais pas trop de fatigue avant, je vivais seule, donc plus facile pour récupérer. Maintenant je suis toujours fatiguée.
Ttoile a écrit : Je ne garde que mes amis proches (3 plus mon compagnon) que je ne vois que tous les 6 mois et tout le monde s'en porte bien.
Pareil, je vois que très rarement mes amis proches, ça ne me dérange plus, maintenant. En effet, supporter mon conjoint et m'occuper de ma fille étant déjà générateur de grosse fatigue, le WE c'est repos. Je vois quand même quelques autres amis, j'ai une voisine, mais je ne sais pas si elle me considère juste comme une voisine ou une amie.
Ça n'a pas empêché mon généraliste de me dire que je ne pouvais pas être autiste

, et comme je regarde dans les yeux, ce n'est pas possible.
TimeLady a écrit :
La télé, je la supporte uniquement...en Replay. Ou via Netflix. D'ailleurs j'ai découvert hier qu'ils diffusaient des tas d'émissions américaines sur les criminels, et le summum c'est qu'on peut les écouter en VO sans avoir à subir d'horribles doublages aux intonations pseudo-dramatiques. Autant dire que j'ai trouvé de quoi m'occuper pour les semaines à venir.
J'avoue que le bénévolat et moi, on est pas très compatibles... En fait je trouve que je manque de temps pour moi (je ne travaille pourtant que 36h20 par semaine, rien d'atroce donc) donc quand je suis "libérée" de la corvée "travail", je considère que ce temps ne doit appartenir qu'à moi...

Et le travail vampirise toute mon énergie "sociale", si j'ose dire : le soir je n'aspire qu'au calme, au silence, à l'isolement... C'est d'ailleurs ce qui rend mon questionnement sur la solitude comme éventuelle souffrance à venir aussi scabreux : je suis tellement solitaire que je vois mal d'où pourrait venir cette souffrance, mais...le questionnement est quand même là.
J'ai également essayé le bénévolat ces dernières années dans des associations, mais finalement je n'y trouvais pas ma place. Ils avaient tous leur petit truc, voulant me refiler le travail "chiant", déjà si eux n'arrivait pas à le faire, alors moi ???
Et comme toi, la journée me vide mon énergie, je suis trop fatiguée le soir pour avoir envie de faire quoi que ce soit.
tu veux être mon ami ?
C'était tellement plus simple quand nous étions enfants.
Mes "problèmes" socials ont commencé au collège.
Oui, on ne fait pas la bise au principal ! Je le connaissais en dehors du collège, depuis mes 7 ans, je faisais du scoutisme, là bas non plus je n'y avais plus ma place.
Mes parents m'ont forcé à faire pleins de choses, du sport, ... Mais je préférais être à la maison au final.
Aller vers les autres ne me pose pas trop de problème, c'est savoir où s'arrête cette relation que je ne comprends pas. Quand on s'echange les numéros, son Facebook, son ... ?
A vouloir faire comme tout le monde, j'ai trouvé des "amis" qui voulais de moi, mais pas de bons amis.
Alors, une réponse de personnes pas très sociable, ... J'en ai pas.
J'ai également essayé les clubs de sport, les cours de sophrologies (le prof avait des réflexions désobligeantes), la chorale, ... J'étais toujours celle dans le coin.
J'ai même failli voir une psychologue pour comprendre pourquoi je n'arrivais jamais à me faire des amis, mais je me suis dis que je n'allais quand même pas voir une spy pour ça ?!
Quand t'es ado/jeune adulte, y a le club des "en couple", si tu ne l'es pas , t'es pas convié
Puis t'as le club des parents, là encore, ils ont l'air d'avoir pleins de nouveaux amis, de ... , mais si tu n'en a pas...
Puis ceux qui ont plusieurs enfants, bah, ouai, les SUPER mamans, bon bah, si t'en a que 1, pfff c'est facile...
Ah, le club, du j'ai construit ma maison, j'ai le gros break, je raconte toute ma vie sur Facebook, d'ailleurs, si y a des cambrioleurs ou squatter, ils savent quand je suis en vacances, je suis au ciné, je suis à tel concert, mon chien a mangé ma pantoufle...
Bon, voilà y a des club pour tout et rien. déjà quand t'es NT c'est difficile, alors NAT c'est l'Evrest.
Je me suis arrêté au club 1 enfant, 1 de trop peut-être , mais aucun regret. Juste que c'est hyper compliqué et fatiguant. Je n'arrive pas à restée plus d'1 heure avec elle. Elle est hyper active, elle n'arrête jamais, un pet de mouche la distrait (je pense qu'elle est comme moi, avec une pointe d'hyperactivité)
ma soirée préférée en ce moment : restée toute à la maison et monsieur qui découche.