Les CMP : étude de cas.
Les CMP : étude de cas.
Bonjour,
Je voudrais faire part ici de mon "expérience" personnel. Je suis autiste et ma fille aussi. Elle a été pré-diagnostiquée après moi, auprès de 2 neuropsychologues puis diagnostiquée auprès d'une pédopsychiatre.
Il y a un an, nous en avions fait la demande auprès du CMP de notre ville. L'attente étant très longue, nous sommes passé par en libéral.
Depuis, il y a eu le pré-diagnostique de tdah.
Au bout d'un an, le CMP nous rappelle. Ça tombe bien.
Trois rendez-vous. Le premier, je suis seul avec ma fille au début et tous les dossier ainsi que le diagnostic de la pédo-psychiatre. Ma conjointe nous rejoint. La psychiatre pose des questions sur la césarienne et l'allaitement ( le rapport avec la choucroute ????).
La psychiatre me met extrêmement mal à l'aise. C'est terrible.
Deuxième rendez-vous, ma fille doit être seule pendant une heure. Quand je reviens, toujours le même sentiment. Elle met mal à l'aise. Et puis elle me fait remarquer que ma conjointe n'est pas là ( et alors ?) et qu'elle devra être présente la prochaine fois.
Troisième rendez-vous. Toujours pareil. Quelques questions sur son enfance et l'école ( on ne l'avait pas prévu, donc, mal à l'aise et puis tout est dans le dossier ).
Et là, elle nous sort que ma fille a des traits autistiques mais n'est pas autiste et qu'elle a de l'inhibition.........!!!!!!???????
Le temps de digéré tout ça, je lui fait remarquer qu'elle a un diagnostic d'autisme donné par une pédopsychiatre spécialisée dans l'autisme et que c'est dans le dossier. Elle réponds qu'elle l'est mais pas assez (????????) !!!!!!!
Ensuite pendant 20 min, elle nous parle d'oméga 3 et d'iode.........
j'en suis ressorti en colère par le niveau d'incompétence. Ma fille est aussi en colère mais soulagée car on n'y reviendra plus.
Comment ce genre de professionnelles peuvent encore exister en 2026 ? Surtout qu'on ne lui demandait pas un diagnostic. On lui avait précisé au départ.
C'est dramatique et assez pathétique.
Je voudrais faire part ici de mon "expérience" personnel. Je suis autiste et ma fille aussi. Elle a été pré-diagnostiquée après moi, auprès de 2 neuropsychologues puis diagnostiquée auprès d'une pédopsychiatre.
Il y a un an, nous en avions fait la demande auprès du CMP de notre ville. L'attente étant très longue, nous sommes passé par en libéral.
Depuis, il y a eu le pré-diagnostique de tdah.
Au bout d'un an, le CMP nous rappelle. Ça tombe bien.
Trois rendez-vous. Le premier, je suis seul avec ma fille au début et tous les dossier ainsi que le diagnostic de la pédo-psychiatre. Ma conjointe nous rejoint. La psychiatre pose des questions sur la césarienne et l'allaitement ( le rapport avec la choucroute ????).
La psychiatre me met extrêmement mal à l'aise. C'est terrible.
Deuxième rendez-vous, ma fille doit être seule pendant une heure. Quand je reviens, toujours le même sentiment. Elle met mal à l'aise. Et puis elle me fait remarquer que ma conjointe n'est pas là ( et alors ?) et qu'elle devra être présente la prochaine fois.
Troisième rendez-vous. Toujours pareil. Quelques questions sur son enfance et l'école ( on ne l'avait pas prévu, donc, mal à l'aise et puis tout est dans le dossier ).
Et là, elle nous sort que ma fille a des traits autistiques mais n'est pas autiste et qu'elle a de l'inhibition.........!!!!!!???????
Le temps de digéré tout ça, je lui fait remarquer qu'elle a un diagnostic d'autisme donné par une pédopsychiatre spécialisée dans l'autisme et que c'est dans le dossier. Elle réponds qu'elle l'est mais pas assez (????????) !!!!!!!
Ensuite pendant 20 min, elle nous parle d'oméga 3 et d'iode.........
j'en suis ressorti en colère par le niveau d'incompétence. Ma fille est aussi en colère mais soulagée car on n'y reviendra plus.
Comment ce genre de professionnelles peuvent encore exister en 2026 ? Surtout qu'on ne lui demandait pas un diagnostic. On lui avait précisé au départ.
C'est dramatique et assez pathétique.
Diagnostiqué HPI en 1993 à Necker,
Diagnostiqué Tsa et Tdah en Novembre 2024....et d'autres trucs dans ma collection.
Parent d'un enfant Tsa/Tdah et d'un deuxième enfant qui se questionne (diagnostic Tdah en cours).
Conjointe pré-diagnostiqué TSa.
Diagnostiqué Tsa et Tdah en Novembre 2024....et d'autres trucs dans ma collection.
Parent d'un enfant Tsa/Tdah et d'un deuxième enfant qui se questionne (diagnostic Tdah en cours).
Conjointe pré-diagnostiqué TSa.
- Jean
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Re: Les CMP : étude de cas.
Malheureusement, çà existe encore.
Les questions sur la césarienne et l'allaitement me semblent normales. Les circonstances de l'accouchement peuvent être corrélées à l'autisme.
Les questions sur la césarienne et l'allaitement me semblent normales. Les circonstances de l'accouchement peuvent être corrélées à l'autisme.
père autiste d'une fille autiste "Asperger" de 41 ans
Re: Les CMP : étude de cas.
Les CMP, ils sont pas connus pour être très bons sur les TSA et les diagnostics. J'en ai vu un qui est soit-disant un expert des TSA. Il m'a balancé des clichés/idées pré-conçues (sans doute personnel). C'est à se demander si ils connaissent réellement les TSA où ils ont appris le TSA en lisant un bouquin de années 60.
Ayant une maladie et des soucis en plus, on m'a pré-diagnostiqué Asperger et j'ai eu une confirmation assez incertaine depuis. Résultat, je continue de douter.
Re: Les CMP : étude de cas.
Ça serait moi, on fermerait ces structures qui coûtent de l'argent, qui ne sont pas compétentes que ça soit pour les troubles neuro-develomentaux ou autre. J'y ai consulté pendant plusieurs années psychologue et psychiatre.
La consultation avec le psychiatre durait à peine 10 min, il était juste là pour l'ordonnance, aucune communication, il articulait à peine quelques mots. La psychologue était gentille mais à part me laisser parler et faire des hum hum, jamais eu de conseils pratiques..et pour mon fils n'en parlons pas....c'était moi la cause des difficultés de mon fils et c'était un problème éducatif.
Et je rejoins Yann, c'est dramatique de tels propos, et le "traitement" préconisé
ce n'est pas entendable Peut-être faire un signalement...et je pense aux familles qui n'ont pas la capacité financière et cognitive d'aller consulter ailleurs et qui prennent argent comptant ce qu'on leur dit...c'est terrible, prise en charge inadaptée, un enfant qui ne pourra pas progresser, avoir les aides dont il a besoin etc..
La consultation avec le psychiatre durait à peine 10 min, il était juste là pour l'ordonnance, aucune communication, il articulait à peine quelques mots. La psychologue était gentille mais à part me laisser parler et faire des hum hum, jamais eu de conseils pratiques..et pour mon fils n'en parlons pas....c'était moi la cause des difficultés de mon fils et c'était un problème éducatif.
Et je rejoins Yann, c'est dramatique de tels propos, et le "traitement" préconisé
Maman d'un grand garçon de 11 ans presque 12
TSA niveau modéré confirmé le 16/03/2020 à l'âge de 5 ans et demi et TDAH le 11/01/2024
06/02/2023 Diagnostic de fibromyalgie
18/09/2023 Diagnostic de TDAH de forme mixte de niveau sévère
06/02/2023 Diagnostic de fibromyalgie
18/09/2023 Diagnostic de TDAH de forme mixte de niveau sévère
Re: Les CMP : étude de cas.
Grâce à tous les témoignages assez unanimes sur la question, j’ai évité le CMP!
Ce serait bien de faire remonter effectivement. Et à l’établissement et à l’ARS(je crois que c’est l’organisme compétent?)
Ce serait bien de faire remonter effectivement. Et à l’établissement et à l’ARS(je crois que c’est l’organisme compétent?)
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)
Re: Les CMP : étude de cas.
Ça dépend des CMP je pense, celui dont on dépend est correct, on a pas eu de souci pour ma fille.
Cerise, non-diagnostiquée (mais "pré-diagnostiquée" par une psychologue), maman d'un enfant diagnostiqué et de deux autres non-diagnostiqués (mais avec forte présomption).
Re: Les CMP : étude de cas.
Bonjour, Je me permets de dire ici que certains CMP sont compétents. Mon fils y est suivi et nous avons été très bien accompagné avec des professionnels connaissant bien l'autisme.
Parent d'un enfant de 9ans diagnostiqué TSA TDAH
Re: Les CMP : étude de cas.
Bonjour Fabio, et bienvenue ici.Fabio a écrit : lundi 18 mai 2026 à 22:31 Bonjour, Je me permets de dire ici que certains CMP sont compétents. Mon fils y est suivi et nous avons été très bien accompagné avec des professionnels connaissant bien l'autisme.
Afin d'être en accord avec notre charte, peux-tu mettre à jour ta signature (dans ton profil) avec ton statut quant au diagnostic (voir notre charte, chapitre 1.2) ?
Spoiler : Pour modifier la signature :
Merci par avance !
Une petite présentation dans la section dédiée est toujours appréciée, également.
Diagnostiquée TSA en janvier 2021. Conjoint diagnostiqué TSA en octobre 2020.
Site : Tout Sur l'Autisme (ressources et documents)
Site : Tout Sur l'Autisme (ressources et documents)
Re: Les CMP : étude de cas.
Bonjour, bienvenue!Fabio a écrit : lundi 18 mai 2026 à 22:31 Bonjour, Je me permets de dire ici que certains CMP sont compétents. Mon fils y est suivi et nous avons été très bien accompagné avec des professionnels connaissant bien l'autisme.
Contente de voir que les choses évoluent dans certains CMP
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)
Re: Les CMP : étude de cas.
Bonjour,
Je me permets de nuancer très fortement mon propos en relatant la toute nouvelle expérience à cet égard.
Mon fils a été suivi un an en hôpital de jour (trois demi journées par semaine). Comme il devait être suivi pour d'autres affections médicales, nous avons souhaité réduire le suivi en hopital de jour afin qu'il ne soit pas déscolarisé totalement...). Déjà, ils l'avaient réinscrit trois demi journées sans nous demander notre avis. Puis ils ont catégoriquement refusé de réduire la prise en charge à une demi journée comme nous le souhaitions car je cite: "ils ne savent pas faire".
Tant pis, nous comprenons et décidons d'arrêter mais de continuer le suivi médical car nous souhaitons favoriser l'école où cela se passe très bien. Verdict en fin d'été, la médecin décide d'arrêter tout le suivi médical pour transférer sur une autre structure du jour au lendemain après être revenu sur sa propre parole... (elle nous avait indiqué garder les autres suivis médicaux). Obligé de retrouver une psyschomot en urgence et une psychologue ainsi qu'un nouveau médecin... chouette rentrée...
D'autant que nous avons reçu en écho par l'école l'idée que c'est nous qui aurions mis un terme à tout le suivi médical. Je ne sais pas ce qu'ils disent dans le dos des parents mais cela m'a profondément choqué et nous avons du rétablir les faits auprès des tiers. Leur image est déjà catastrophique aux yeux des écoles, voilà une nouvelle expérience qui n'aide pas.
Orgeuil, succeptibilité, structure étatique vérouillée... si vous n'êtes pas le béni oui oui et que vous questionnez un tant soit peu ou remettez en question le suivi voilà la sentence. Avec en creux : vous voulez jouer? et bien voilà, sans nous vous allez avoir bien des difficultés... Pour le bien de l'enfant? Je ne sais pas honnêtement car jusque là je pensais être dans une structure humaine, à l'écoute et bienveillante... il fallait croire que non... heureusement j'en ai vu d'autres... et au fond ils doivent penser: si vous n'êtes pas content tournez vous vers le libéral. D'autant que pour un enfant autiste qui a besoin de prévisibilité, et bien là c'est raté (mais je crois qu'ils ne connaissent rien à l'autisme au final, sinon ils se seraient posé la question).
Je continue ma charge sur le suivi d'un enfant par des infirmières riches d'expérience de suivi mais incultes en matière d'autisme (faire référence au mythe oedipien pour analyser une situation sur le rapport mère/fils c'est encore possible en 2026??? Une honte). Et je pensais au départ qu'ils connaissaient l'autisme... Que dire de leurs arguments pour nous retenir? "Mais ca va être dur pour lui au collège et au lycée" (Il a 8 ans). Je suis moi même enseignant au passage... Quand au travail par objectifs oublions car ils en sont incapables. Nous leur avons demandé mais il ne savent pas faire. Leur approche est dramatiquement clinique car l’hôpital public ne se remet pas en question dans ses pratiques. Observation (vase clos), mise en place de scénarios (vase clos toujours)... tout se fait empiriquement, sans pédagogie éprouvée type ABA ou autre... et donc difficile pour les parents de s'y retrouver ou de généraliser dans la vie quotidienne car malgré la bonne volonté ils sont incapable de travailler main dans la main avec les parents. Mais ne leur dites pas cela... ils se vexeraient à coup sûr... Ah oui et enfin! nous leur avions demandé un profil sensoriel... La base quoi. Qui n'a jamais été fait! Fait dans une autre structure que nous leur avons transmis (ca a du bien les embêter ça aussi...).
Voilà une expérience que je pense d'ailleurs faire remonter aux cadres concernés et à l'ARS afin qu'ils travaillent sur ces questions.
Catastrophique pour l'image du service public que je défends pourtant bec et ongle.
Mais surtout , c'est cette espèce d'omerta qui parcourt tous les acteurs concernés qui me chagrine. Quand nous évoquons le sujet nous avons bien là un silence gêné ou quelques raclements de gorge. Pourquoi ne pas dire les choses honnêtement? Lorsque nous avons suivi une formation avec le CRA, nous l'avons bien senti. Et il faut comprendre que leur rôle n'était pas de remettre en question cette structure, mais c'est évident qu'au fond ils se disaient: votre fils autiste n'est pas au meilleur endroit pour un suivi efficace. Pourquoi ne pas dire les choses sincèrement? Nous l'apprenons à nos dépends. Fort heureusement qu'il n'y est pas resté trois ans comme prévu! Ca ne l'aurait pas aidé et il aurait pu rentrer en échec scolaire...
Je pensais important de témoigner afin que chacun sache que l'institution porte toujours en elle une part inconsciente de violence à l'égard des patients et des accompagnants, et que les acteurs de ces institutions, médecins et drh en premier lieu devraient monter au créneau pour la défendre car s'ils ont en sont les victimes (surcharge de travail évidente), manque de formation évidente et d'autres personnes en pâtissent évidemment derrière. J'ai l'impression que la violence des décisions politiques se déportent comme au fil d'un courant vers les patients en bout de chaîne...
Et enfin je tiens à préciser que ma charge ne porte pas sur les personnes elles mêmes qui je le pense font ce qu'elles peuvent et aiment leur métier ainsi que les enfants qu'elles accompagnent. Et que oui elles aimeraient peut être faire bouger les lignes (dans les paroles du moins)... Mais dépendantes d'un système, elles finissent par faire des choix inadaptés et perpétuer les mêmes erreurs.
On continue d'avancer...
Je me permets de nuancer très fortement mon propos en relatant la toute nouvelle expérience à cet égard.
Mon fils a été suivi un an en hôpital de jour (trois demi journées par semaine). Comme il devait être suivi pour d'autres affections médicales, nous avons souhaité réduire le suivi en hopital de jour afin qu'il ne soit pas déscolarisé totalement...). Déjà, ils l'avaient réinscrit trois demi journées sans nous demander notre avis. Puis ils ont catégoriquement refusé de réduire la prise en charge à une demi journée comme nous le souhaitions car je cite: "ils ne savent pas faire".
Tant pis, nous comprenons et décidons d'arrêter mais de continuer le suivi médical car nous souhaitons favoriser l'école où cela se passe très bien. Verdict en fin d'été, la médecin décide d'arrêter tout le suivi médical pour transférer sur une autre structure du jour au lendemain après être revenu sur sa propre parole... (elle nous avait indiqué garder les autres suivis médicaux). Obligé de retrouver une psyschomot en urgence et une psychologue ainsi qu'un nouveau médecin... chouette rentrée...
D'autant que nous avons reçu en écho par l'école l'idée que c'est nous qui aurions mis un terme à tout le suivi médical. Je ne sais pas ce qu'ils disent dans le dos des parents mais cela m'a profondément choqué et nous avons du rétablir les faits auprès des tiers. Leur image est déjà catastrophique aux yeux des écoles, voilà une nouvelle expérience qui n'aide pas.
Orgeuil, succeptibilité, structure étatique vérouillée... si vous n'êtes pas le béni oui oui et que vous questionnez un tant soit peu ou remettez en question le suivi voilà la sentence. Avec en creux : vous voulez jouer? et bien voilà, sans nous vous allez avoir bien des difficultés... Pour le bien de l'enfant? Je ne sais pas honnêtement car jusque là je pensais être dans une structure humaine, à l'écoute et bienveillante... il fallait croire que non... heureusement j'en ai vu d'autres... et au fond ils doivent penser: si vous n'êtes pas content tournez vous vers le libéral. D'autant que pour un enfant autiste qui a besoin de prévisibilité, et bien là c'est raté (mais je crois qu'ils ne connaissent rien à l'autisme au final, sinon ils se seraient posé la question).
Je continue ma charge sur le suivi d'un enfant par des infirmières riches d'expérience de suivi mais incultes en matière d'autisme (faire référence au mythe oedipien pour analyser une situation sur le rapport mère/fils c'est encore possible en 2026??? Une honte). Et je pensais au départ qu'ils connaissaient l'autisme... Que dire de leurs arguments pour nous retenir? "Mais ca va être dur pour lui au collège et au lycée" (Il a 8 ans). Je suis moi même enseignant au passage... Quand au travail par objectifs oublions car ils en sont incapables. Nous leur avons demandé mais il ne savent pas faire. Leur approche est dramatiquement clinique car l’hôpital public ne se remet pas en question dans ses pratiques. Observation (vase clos), mise en place de scénarios (vase clos toujours)... tout se fait empiriquement, sans pédagogie éprouvée type ABA ou autre... et donc difficile pour les parents de s'y retrouver ou de généraliser dans la vie quotidienne car malgré la bonne volonté ils sont incapable de travailler main dans la main avec les parents. Mais ne leur dites pas cela... ils se vexeraient à coup sûr... Ah oui et enfin! nous leur avions demandé un profil sensoriel... La base quoi. Qui n'a jamais été fait! Fait dans une autre structure que nous leur avons transmis (ca a du bien les embêter ça aussi...).
Voilà une expérience que je pense d'ailleurs faire remonter aux cadres concernés et à l'ARS afin qu'ils travaillent sur ces questions.
Catastrophique pour l'image du service public que je défends pourtant bec et ongle.
Mais surtout , c'est cette espèce d'omerta qui parcourt tous les acteurs concernés qui me chagrine. Quand nous évoquons le sujet nous avons bien là un silence gêné ou quelques raclements de gorge. Pourquoi ne pas dire les choses honnêtement? Lorsque nous avons suivi une formation avec le CRA, nous l'avons bien senti. Et il faut comprendre que leur rôle n'était pas de remettre en question cette structure, mais c'est évident qu'au fond ils se disaient: votre fils autiste n'est pas au meilleur endroit pour un suivi efficace. Pourquoi ne pas dire les choses sincèrement? Nous l'apprenons à nos dépends. Fort heureusement qu'il n'y est pas resté trois ans comme prévu! Ca ne l'aurait pas aidé et il aurait pu rentrer en échec scolaire...
Je pensais important de témoigner afin que chacun sache que l'institution porte toujours en elle une part inconsciente de violence à l'égard des patients et des accompagnants, et que les acteurs de ces institutions, médecins et drh en premier lieu devraient monter au créneau pour la défendre car s'ils ont en sont les victimes (surcharge de travail évidente), manque de formation évidente et d'autres personnes en pâtissent évidemment derrière. J'ai l'impression que la violence des décisions politiques se déportent comme au fil d'un courant vers les patients en bout de chaîne...
Et enfin je tiens à préciser que ma charge ne porte pas sur les personnes elles mêmes qui je le pense font ce qu'elles peuvent et aiment leur métier ainsi que les enfants qu'elles accompagnent. Et que oui elles aimeraient peut être faire bouger les lignes (dans les paroles du moins)... Mais dépendantes d'un système, elles finissent par faire des choix inadaptés et perpétuer les mêmes erreurs.
On continue d'avancer...
Parent d'un enfant de 9ans diagnostiqué TSA TDAH
Re: Les CMP : étude de cas.
A tous les fans des CMP, à lire avec attention avant de recommander encore et encore les CMP dans le cadre des TSA: l'immense majorité des CMP, et en particulière celui de l'ISERE, vous emmèront au placement de vos enfants:
https://www.franceinfo.fr/societe/educa ... 7969.html
Citations:
"C'est aberrant. Cette mère est devenue une amie que je soutiens, et ce cas est loin d'être rare. J'en vois des tonnes", s'agace Pauline
En 2011, un centre d’action médico-sociale précoce (CAMPS) estime que son fils souffre de "carences affectives". Un diagnostic qui ne convainc pas la jeune femme, persuadée qu'il s'agit d'un problème médical : "On m'a accusé de vouloir à tout prix un enfant handicapé." "Face à de telles inepties, avec le papa [ils sont aujourd'hui séparés], nous avons forcé les portes d'un centre de ressources autisme." L'établissement spécialisé détecte chez l'enfant des troubles envahissants du développement : il est autiste.
Mais la machine s'est emballée. Face à l'acharnement de Pauline pour mettre des mots sur le handicap de son petit garçon, le CAMPS lance une procédure pour "information préoccupante".
https://www.franceinfo.fr/societe/educa ... 7969.html
Citations:
"C'est aberrant. Cette mère est devenue une amie que je soutiens, et ce cas est loin d'être rare. J'en vois des tonnes", s'agace Pauline
En 2011, un centre d’action médico-sociale précoce (CAMPS) estime que son fils souffre de "carences affectives". Un diagnostic qui ne convainc pas la jeune femme, persuadée qu'il s'agit d'un problème médical : "On m'a accusé de vouloir à tout prix un enfant handicapé." "Face à de telles inepties, avec le papa [ils sont aujourd'hui séparés], nous avons forcé les portes d'un centre de ressources autisme." L'établissement spécialisé détecte chez l'enfant des troubles envahissants du développement : il est autiste.
Mais la machine s'est emballée. Face à l'acharnement de Pauline pour mettre des mots sur le handicap de son petit garçon, le CAMPS lance une procédure pour "information préoccupante".
Fils de 19 ans dont le diagnostic est confirmé.
- lulamae
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Re: Les CMP : étude de cas.
Je vais revenir avec notre expérience à Nantes. Ma fille cadette était suivie par le CMP depuis 2016 quand nous sommes arrivées à Nantes, pour refus scolaire. La première année, c'était une jeune interne, qui a bien compris Alice et a très bien fait la liaison avec le collège (elle était en 6e).
C'est dans ma signature, mais je précise que mes deux filles ont seulement un bilan chez une neuropsychologue spécialisée dans l'autisme, le diagnostic n'a pas été posé.
Alice a ensuite été suivie au CHU de Nantes pour anorexie : très bonnes relations avec le médecin, et avec la psychiatre ; j'avais toute confiance en elles deux. Alice a fini par s'en sortir après 4 ans d'hôpital de jour, le CMP a donc repris le relais. Là, on m'a forcé à assister à des séances de groupes de parents, très mal cadrées. Je ne m'y sentais vraiment pas à ma place, c'était lourd dans mon emploi du temps, j'ai arrêté.
Quelque temps plus tard, elle me convoque pour me faire une proposition : dans le bureau avec elle, une assistante sociale. En fait, elle voulait qu'Alice parte dans un lycée médicalisé (elle n'avait plus de pathologie, mais comme elle n'aimait pas les séance de psy au CMP, elle était mutique) dans la Sarthe, à 150 km de chez nous. Alice était bonne élève, et ça se passait bien au lycée, où était sa sœur. Elle n'avait même plus de phobie scolaire, et l'intégration se passait bien, elle avait des amis. Donc, strictement aucune raison de proposer ça (sinon d'estimer qu'elle devait m'être retirée ??). Heureusement, son père n'était pas du tout d'accord non plus. C'était la goutte d'eau, j'ai écrit un courrier détaillé à la direction du service, j'ai tout relaté. Elle a dû s'excuser, et assez vite Alice a cessé le suivi. Elle était arrivée en 1ère et passait le Bac.
Aujourd'hui, la gamine est entrée à l'ENS : vous imaginez si je m'étais laissé impressionner ?!
Ah oui, j'oublie : c'était quand même le genre de psychiatre tardivement maman, comparant ses intentions d'éducation avec ce qu'elle supposait des miennes. J'ai dû lui répondre qu'elle reviendrait m'en parler quand son fils serait né. Pour dire...
C'est dans ma signature, mais je précise que mes deux filles ont seulement un bilan chez une neuropsychologue spécialisée dans l'autisme, le diagnostic n'a pas été posé.
Alice a ensuite été suivie au CHU de Nantes pour anorexie : très bonnes relations avec le médecin, et avec la psychiatre ; j'avais toute confiance en elles deux. Alice a fini par s'en sortir après 4 ans d'hôpital de jour, le CMP a donc repris le relais. Là, on m'a forcé à assister à des séances de groupes de parents, très mal cadrées. Je ne m'y sentais vraiment pas à ma place, c'était lourd dans mon emploi du temps, j'ai arrêté.
Pour Alice donc, quand j'ai évoqué l'autisme après le bilan neuropsychologique (sans ambiguïté), réaction de la nouvelle psychiatre en 2022 : "nous allons lui faire passer les tests pour vous montrer qu'elle n'est pas autiste." Refus de ma part, puisqu'elle partait avec un biais. En plus, sa collègue n'avait rien d'une spécialiste, elle était psychologue.Spoiler :
Quelque temps plus tard, elle me convoque pour me faire une proposition : dans le bureau avec elle, une assistante sociale. En fait, elle voulait qu'Alice parte dans un lycée médicalisé (elle n'avait plus de pathologie, mais comme elle n'aimait pas les séance de psy au CMP, elle était mutique) dans la Sarthe, à 150 km de chez nous. Alice était bonne élève, et ça se passait bien au lycée, où était sa sœur. Elle n'avait même plus de phobie scolaire, et l'intégration se passait bien, elle avait des amis. Donc, strictement aucune raison de proposer ça (sinon d'estimer qu'elle devait m'être retirée ??). Heureusement, son père n'était pas du tout d'accord non plus. C'était la goutte d'eau, j'ai écrit un courrier détaillé à la direction du service, j'ai tout relaté. Elle a dû s'excuser, et assez vite Alice a cessé le suivi. Elle était arrivée en 1ère et passait le Bac.
Aujourd'hui, la gamine est entrée à l'ENS : vous imaginez si je m'étais laissé impressionner ?!
Ah oui, j'oublie : c'était quand même le genre de psychiatre tardivement maman, comparant ses intentions d'éducation avec ce qu'elle supposait des miennes. J'ai dû lui répondre qu'elle reviendrait m'en parler quand son fils serait né. Pour dire...
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
- lulamae
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Re: Les CMP : étude de cas.
Vraiment n'hésite pas à écrire à la direction du service : vous avez arrêté, mais eux continuent. C'est de cette manière que je me suis sortie du tunnel pour ma fille.Fabio a écrit : mardi 29 septembre 2026 à 10:27 Voilà une expérience que je pense d'ailleurs faire remonter aux cadres concernés et à l'ARS afin qu'ils travaillent sur ces questions.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
Re: Les CMP : étude de cas.
Dans les cmp il y a des gens plus ou moins bons et des gens plus ou moins médiocres.lulamae a écrit : mardi 29 septembre 2026 à 17:53 Je vais revenir avec notre expérience à Nantes. Ma fille cadette était suivie par le CMP depuis 2016 quand nous sommes arrivées à Nantes, pour refus scolaire. La première année, c'était une jeune interne, qui a bien compris Alice et a très bien fait la liaison avec le collège (elle était en 6e).
C'est dans ma signature, mais je précise que mes deux filles ont seulement un bilan chez une neuropsychologue spécialisée dans l'autisme, le diagnostic n'a pas été posé.
Alice a ensuite été suivie au CHU de Nantes pour anorexie : très bonnes relations avec le médecin, et avec la psychiatre ; j'avais toute confiance en elles deux. Alice a fini par s'en sortir après 4 ans d'hôpital de jour, le CMP a donc repris le relais. Là, on m'a forcé à assister à des séances de groupes de parents, très mal cadrées. Je ne m'y sentais vraiment pas à ma place, c'était lourd dans mon emploi du temps, j'ai arrêté.Pour Alice donc, quand j'ai évoqué l'autisme après le bilan neuropsychologique (sans ambiguïté), réaction de la nouvelle psychiatre en 2022 : "nous allons lui faire passer les tests pour vous montrer qu'elle n'est pas autiste." Refus de ma part, puisqu'elle partait avec un biais. En plus, sa collègue n'avait rien d'une spécialiste, elle était psychologue.Spoiler :
Quelque temps plus tard, elle me convoque pour me faire une proposition : dans le bureau avec elle, une assistante sociale. En fait, elle voulait qu'Alice parte dans un lycée médicalisé (elle n'avait plus de pathologie, mais comme elle n'aimait pas les séance de psy au CMP, elle était mutique) dans la Sarthe, à 150 km de chez nous. Alice était bonne élève, et ça se passait bien au lycée, où était sa sœur. Elle n'avait même plus de phobie scolaire, et l'intégration se passait bien, elle avait des amis. Donc, strictement aucune raison de proposer ça (sinon d'estimer qu'elle devait m'être retirée ??). Heureusement, son père n'était pas du tout d'accord non plus. C'était la goutte d'eau, j'ai écrit un courrier détaillé à la direction du service, j'ai tout relaté. Elle a dû s'excuser, et assez vite Alice a cessé le suivi. Elle était arrivée en 1ère et passait le Bac.
Aujourd'hui, la gamine est entrée à l'ENS : vous imaginez si je m'étais laissé impressionner ?!![]()
Ah oui, j'oublie : c'était quand même le genre de psychiatre tardivement maman, comparant ses intentions d'éducation avec ce qu'elle supposait des miennes. J'ai dû lui répondre qu'elle reviendrait m'en parler quand son fils serait né. Pour dire...![]()
J'ai eu plusieurs psychiatre au cmp, je me souviens de psychiatres agréables et d'autres à la limite de l'insupportable.
En tout cas ces "psys" m'ont tous affirmé que je n'étais pas autiste (les psys du cmp).
Quand tu décris ce que te dis la psychiatre, pour moi ça démontre de l'incompétence. A la base ce métier de psy est fait pour aider et non pour blesser comme tu en parles là.
Diagnostic d'autisme chez un psychiatre. PQI (Petit QI
).
" L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de D.ieu. "
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- lulamae
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Re: Les CMP : étude de cas.
Ils ne supportent pas qu'on mentionne l'autisme et ne veulent pas que ça existe. Ou alors, ça leur échappe complètement.seul a écrit : jeudi 1 octobre 2026 à 10:41 Dans les cmp il y a des gens plus ou moins bons et des gens plus ou moins médiocres.
J'ai eu plusieurs psychiatre au cmp, je me souviens de psychiatres agréables et d'autres à la limite de l'insupportable.
En tout cas ces "psys" m'ont tous affirmé que je n'étais pas autiste (les psys du cmp).
Quand tu décris ce que te dis la psychiatre, pour moi ça démontre de l'incompétence. A la base ce métier de psy est fait pour aider et non pour blesser comme tu en parles là.
Je pense que cette psychiatre était vraiment focalisée sur la relation mère-fille. Elle nous considérait, ma fille et moi, comme deux ennemies naturelles, et jugeait capital de s'entretenir et d'en référer au père, sauf que celui-ci est farouchement anti-psy et ne donnait pas suite. Par la force des choses c'était moi qui étais là, et comme j'étais la mère, c'était du pain béni pour une psychiatre imbibée de théories psychanalytiques.
Dans l'exemple donné par l'article cité par @Jiheu, on voit que ça peut aller très loin, jusqu'à accuser la mère du syndrome de Munchaüsen. Quand la psychanalyse pointe son nez, il ne faut surtout pas la laisser engager le pied dans la porte.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.