Les CMP : étude de cas.

Discussions portant plutôt sur le point de vue des parents d'enfants autistes ou Asperger, par exemple : j'ai un problème avec mon enfant, que puis-je faire ?
Message
Auteur
Avatar du membre
seul
Prolifique
Messages : 4102
Enregistré le : mercredi 5 août 2015 à 3:32
Localisation : Clamart

Re: Les CMP : étude de cas.

#16 Message par seul » jeudi 1 octobre 2026 à 13:33

lulamae a écrit : jeudi 1 octobre 2026 à 11:03
seul a écrit : jeudi 1 octobre 2026 à 10:41 Dans les cmp il y a des gens plus ou moins bons et des gens plus ou moins médiocres.
J'ai eu plusieurs psychiatre au cmp, je me souviens de psychiatres agréables et d'autres à la limite de l'insupportable.
En tout cas ces "psys" m'ont tous affirmé que je n'étais pas autiste (les psys du cmp).
Quand tu décris ce que te dis la psychiatre, pour moi ça démontre de l'incompétence. A la base ce métier de psy est fait pour aider et non pour blesser comme tu en parles là.
Ils ne supportent pas qu'on mentionne l'autisme et ne veulent pas que ça existe. Ou alors, ça leur échappe complètement.

Je pense que cette psychiatre était vraiment focalisée sur la relation mère-fille. Elle nous considérait, ma fille et moi, comme deux ennemies naturelles, et jugeait capital de s'entretenir et d'en référer au père, sauf que celui-ci est farouchement anti-psy et ne donnait pas suite. Par la force des choses c'était moi qui étais là, et comme j'étais la mère, c'était du pain béni pour une psychiatre imbibée de théories psychanalytiques.

Dans l'exemple donné par l'article cité par @Jiheu, on voit que ça peut aller très loin, jusqu'à accuser la mère du syndrome de Munchaüsen. Quand la psychanalyse pointe son nez, il ne faut surtout pas la laisser engager le pied dans la porte.
C'est étrange de voir que des psychiatres semblent ignorer beaucoup de choses sur leurs propres sciences.
Peut-être que dans quelques années ou décennies, la psychiatrie aura évoluer, et que des personnes comme toi ou ta fille pourront être mieux aidées.
Ces pays savent que l'autisme existe, mais ils peuvent ne pas connaître vraiment de quoi il s'agit. Ou ils ont trop regardé Rain man je ne sais pas !
Diagnostic d'autisme chez un psychiatre. PQI (Petit QI :lol: ).
" L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de D.ieu. "

Avatar du membre
PetitNuage
Intarissable
Messages : 9875
Enregistré le : samedi 28 avril 2018 à 16:37

Re: Les CMP : étude de cas.

#17 Message par PetitNuage » jeudi 1 octobre 2026 à 14:15

Je pense que peu de psychologues sont formés au TND.

Question posée à Chat GPT : Les TND sont-ils abordés en licence et master de psychologie ?
Point important : avoir une licence ou même un master de psychologie ne signifie donc pas automatiquement qu'un psychologue a reçu une formation approfondie sur tous les TND. Il faut regarder le parcours de master et les UE réellement suivies.

Par exemple, à Strasbourg, le master comporte une UE consacrée aux TND, avec 20 h de cours + 6 h de TD, portant notamment sur TSA, TDI et TDA/H.
Or le STRASAND propose de multiples ressources autour de l'autisme.
Est-ce lié au fait que les acteurs de ce pôle ont été formés dans une université qui consacre du temps aux TND ? ( ou la présence de ce pôle a-t-elle joué sur le contenu du master ?)

En même temps 20 h de cours et 6 h de TD semble peu à la fois pour aborder ces différents TND, leurs définitions, les diagnostics et surtout le suivi.
À Paris Cité, un enseignement de M2 est spécifiquement consacré à la clinique des troubles du neurodéveloppement, avec introduction aux TND, repérage, diagnostic, TSA, TDA/H, trouble du développement intellectuel et troubles de la communication.
A priori l'aspect thérapeutique n'y est pas abordé.
Et il existe même à Toulouse un master spécialisé « Autisme et autres troubles neuro-développementaux » (ATND), qui forme spécifiquement à l'évaluation psychologique et neuropsychologique et à l'accompagnement des personnes avec TND.
Donc les parcours proposant l'accompagnement des personnes avec des TND semblent rarissimes.

Il faut espérer que les choses finissent par bouger parce qu'au final c'est énormément de temps et d'énergie gaspillés...


La formation initiale en psychologie ne suffit pas toujours pour accompagner correctement l'ensemble des TND : le ministère souligne lui-même que certains professionnels ont reçu seulement des enseignements généralistes, voire aucun enseignement spécifique sur l’autisme/TND.


Et en 2026, il y a une nouveauté intéressante.

Le 15 septembre 2026, le gouvernement a publié des « Repères nationaux des attendus de la formation dans le champ des TND ». Ils concernent notamment l'autisme, le TDAH, les troubles Dys et le TDI et servent à définir des critères de qualité pour les formations. Ils sont fondés sur les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et les données probantes.

"2020 : CRA : Traits obsessionnels handicapant les relations aux autres.
2026 : Prédiagnostic par neuropsychologue : TSA sans déficience intellectuelle."

Avatar du membre
L'oiseau bleu
Occasionnel
Messages : 18
Enregistré le : lundi 7 septembre 2026 à 11:24

Re: Les CMP : étude de cas.

#18 Message par L'oiseau bleu » lundi 5 octobre 2026 à 16:06

Bonjour,

Je viens de lire tous les témoignages de parents qui ont eu à faire avec un CMP et je suis à la fois consternée et à la fois confortée dans mon idée, à savoir que rares sont ceux qui savent gérer les autistes et surtout quand ils sont "en crise".
Je ne vais pas revenir sur la triste réalité qui nous a touché et qui nous touche encore mon mari et moi mais voilà après sa TS mon fils a été suivi dans un CMP . Après deux ou trois entretiens, la psychologue en a conclu que notre fils était un provocateur , un simulateur et qu'il voulait m'atteindre moi par ces paroles et ses actes... Nous lui avions pourtant expliqué le parcours de notre fils depuis sa naissance et nous lui avons indiqué que nous menions des investigations pour mettre un nom aux troubles de notre fils. Sa réponse a été claire: " vous allez perdre votre temps, faites ce que vous voulez mais je vous le dis votre fils n'a rien". Quinze jours après, notre fils était diagnostiqué avec un TSA.
Dans ce même CMP, mon fils participait à un CATTP où il était avec des jeunes à peu près de son âge. Il s'y sentait pas trop mal et acceptait d'y aller de plein son gré. Mais il ne voulait plus être suivi par cette psychologue car il disait qu'elle ne lui avait rien apportée, eh bien mon fils s'est vu exclu du groupe de parole... Elle lui a dit c'est soit avec moi, soit rien.
Alors voilà, mon expérience avec le CMP me fait dire que pour des cas d'école il se peut qu'ils soient compétents mais pour le reste...

Nous sommes la cible parfaite car nous avons trois enfants dont deux à particularités, TSA et TDAH. Et en plus j'ai eu le "malheur" de faire une dépression du postpartum lors de ma troisième grossesse. Même après le diagnostic de TSA, rien n'a pu arrêter la machine à broyer...
Sachez aussi que mon fils étant devenu majeur, il a été "lâché" par tous ceux qui m'ont accusé de son mal être et de son isolement social..
Bon courage à tous ceux qui traversent des moments difficiles comme les nôtres.
Modifié en dernier par L'oiseau bleu le lundi 12 octobre 2026 à 20:08, modifié 2 fois.
TSA diagnostiqué en 2025

Avatar du membre
lulamae
Intarissable
Messages : 5996
Enregistré le : dimanche 25 février 2018 à 15:10
Localisation : Nantes et environs (44)

Re: Les CMP : étude de cas.

#19 Message par lulamae » lundi 5 octobre 2026 à 18:54

L'oiseau bleu a écrit : lundi 5 octobre 2026 à 16:06 Je ne vais pas revenir sur la triste réalité qui nous a touché et qui nous touche encore mon mari et moi mais voilà après sa TS mon fils a été suivi dans un CMP . Après deux ou trois entretiens, la psychologue en a conclu que notre fils était un provocateur , un simulateur et qu'il voulait m'atteindre moi par ces paroles et ses actes... Nous lui avions pourtant expliqué le parcours de notre fils depuis sa naissance et nous lui avons indiqué que nous menions des investigations pour mettre un nom aux troubles de notre fils. Sa réponse a été claire: " vous allez perdre votre temps, faites ce que vous voulez mais je vous le dis votre fils n'a rien". Quinze jours après, notre fils était diagnostiqué avec un TSA.
Mais c'est criminel ! Comment un personnel soignant peut tenir de tels propos avec toute la prévention sur le suicide et le mal-être des adolescents ??! Je suis horrifiée.
L'oiseau bleu a écrit : Nous sommes la cible parfaite car nous avons trois enfants dont deux à particularités, TSA et TDAH. Et en plus j'ai eu le "malheur" de faire une dépression du postpartum lors de ma troisième grossesse. Je me suis retrouvée accusée d'être à l'origine du mal être des mes enfants parce que pour eux faire une dépression est signe de mauvais parent... Même après le diagnostic de TSA, rien n'a pu arrêter la machine à broyer...
Encore une fois, c'est tellement typique des dérives psychanalytiques qui semblent avoir cours encore dans les CMP. C'est double peine pour une mère, qui déjà aura tendance à culpabiliser.

Nous en avons fini avec cet environnement, mais tout le monde doit bien prendre conscience que pour l'autisme les recommandations de la HAS invalident l'approche psychanalytique. Il y a matière à se battre maintenant avec cette base.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.

Soline
Prolifique
Messages : 865
Enregistré le : samedi 18 mai 2024 à 15:10
Localisation : France

Re: Les CMP : étude de cas.

#20 Message par Soline » lundi 5 octobre 2026 à 20:16

Bon courage à votre fils et vous.

Quant à votre responsabilité dans le mal être de votre fils: vous auriez eu un post partum particulièrement tranquille et paisible, que cela aurait de toute façon était retenu contre vous.
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)

Avatar du membre
L'oiseau bleu
Occasionnel
Messages : 18
Enregistré le : lundi 7 septembre 2026 à 11:24

Re: Les CMP : étude de cas.

#21 Message par L'oiseau bleu » lundi 5 octobre 2026 à 21:48

Merci à vous pour vos messages.

Mais maintenant nous avons bien compris que quoi qu'il arrive à l'avenir, nous ne ferons plus confiance Mais malgré tout nous tenons tous le coup pour nos enfants et parce que le TSA de notre fils est sévère et qu'il a besoin de nous pour vivre.

Mais, je n'aurai de cesse de dénoncer cette histoire de fou qui a débuté parce que j'ai osé demander de l'aide pour mon fils...
Modifié en dernier par L'oiseau bleu le lundi 12 octobre 2026 à 20:03, modifié 1 fois.
TSA diagnostiqué en 2025

Soline
Prolifique
Messages : 865
Enregistré le : samedi 18 mai 2024 à 15:10
Localisation : France

Re: Les CMP : étude de cas.

#22 Message par Soline » mardi 6 octobre 2026 à 12:33

Est-ce que vous avez fait appel à un avocat?
Parent d’un adolescent, Albert, TSA diagnostiqué en avril 2024
(Et HPI à l’âge de 8 ans et multidys par la suite)

cerise26
Prolifique
Messages : 523
Enregistré le : lundi 23 février 2026 à 15:56

Re: Les CMP : étude de cas.

#23 Message par cerise26 » mardi 6 octobre 2026 à 13:03

Ça me fait penser à cette chanson de Lynda Lemay
Spoiler : 
Cerise, non-diagnostiquée (mais "pré-diagnostiquée" par une psychologue), maman d'un enfant diagnostiqué et de deux autres non-diagnostiqués (mais avec forte présomption).

Nerya
Régulier
Messages : 39
Enregistré le : mardi 11 février 2020 à 16:52

Re: Les CMP : étude de cas.

#24 Message par Nerya » dimanche 11 octobre 2026 à 19:31

Bonjour,
Je me permets d'intervenir car, bien que ce ne soit probablement pas l'intention de toutes les personnes qui dénigrent les CMP ou présentent leur situation comme une généralité, vos propos peuvent être délétères pour d'autres. Je pense notamment aux personnes qui n'auront pas les moyens financiers de bénéficier d'une prise en charge en libéral.
Je suis médecin, j'ai travaillé pendant plusieurs années un à deux jours par semaine dans un CMP, les autres journées étant consacrées aux centres de diagnostic TND du service dans lequel je travaillais (dont le CRA).
Mes patients du CMP (filière spécifique TSA) bénéficiaient d'une évaluation identique à celle que je proposais au centre de diagnostic. Ils bénéficiaient d'un suivi régulier, d'une coordination de leurs soins, de leur scolarisation, d'examens visant à rechercher une éventuelle cause (par exemple génétique) à leur TSA. Tout ceci conformément aux recommandations HAS.
Il existe effectivement des CMP et des CMPP d'orientation psychanalytique, mais pas tous, et tous les professionnels d'une même structure pas n'ont forcément la même orientation ou les mêmes bases théoriques.
J'espère que ce message permettra de contrebalancer la vision très biaisée que la plupart des interventions soutiennent, afin que les personnes en situation de devoir solliciter un CMP ou CMPP n'y aillent pas avec un préjugé formel sur la qualité de l'accueil et des soins qu'ils pourront y recevoir.
Professionnelle de santé et chercheuse dans le domaine des troubles du neurodéveloppement

Avatar du membre
lulamae
Intarissable
Messages : 5996
Enregistré le : dimanche 25 février 2018 à 15:10
Localisation : Nantes et environs (44)

Re: Les CMP : étude de cas.

#25 Message par lulamae » dimanche 11 octobre 2026 à 20:10

Nerya a écrit : dimanche 11 octobre 2026 à 19:31 Bonjour,
Je me permets d'intervenir car, bien que ce ne soit probablement pas l'intention de toutes les personnes qui dénigrent les CMP ou présentent leur situation comme une généralité, vos propos peuvent être délétères pour d'autres. Je pense notamment aux personnes qui n'auront pas les moyens financiers de bénéficier d'une prise en charge en libéral.
(...)
J'espère que ce message permettra de contrebalancer la vision très biaisée que la plupart des interventions soutiennent, afin que les personnes en situation de devoir solliciter un CMP ou CMPP n'y aillent pas avec un préjugé formel sur la qualité de l'accueil et des soins qu'ils pourront y recevoir.
D'accord : donc vous avez lu nos contributions et approuvez ce qui s'y est passé ?

Edit : en fait, je ne vous demande pas de vous prononcer sur les expériences en question, c'était une interrogation rhétorique.

Je désavoue le terme "biaisé" qui selon moi suppose un préjugé antérieur, alors que je ne connaissais rien des CMP avant que ma fille y soit suivie. Par ailleurs, j'ai bien dit d'entrée de jeu que cela s'était bien passé au début. Cela dit, je suis moi-même autiste, et mes difficultés de communication n'ont pas été prises en compte. Au contraire, on a voulu m'enlever (nous enlever) notre enfant, alors qu'elle était sortie d'affaire, et qu'au CHU le médecin et la psychiatre avaient reconnu mon engagement.

Certes, il s'agit d'une expérience individuelle, et je n'en ai pas fait part pour dégoûter les gens des CMP en général, mais de l'orientation psychanalytique chez certains psychiatres. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je crois avoir été claire et lucide dans ce que j'ai écrit. Merci de ne pas remettre en cause notre expérience vécue (c'est l'espace TSA après tout) et de ne pas prendre les parents qui nous lisent pour des demeurés. Je suis sûre que les lecteurs de cette partie avaient bien compris qu'il s'agissait d'une expérience individuelle.

Les expériences qui sont rapportées le sont non pas pour généraliser comme vous l'avez compris, mais pour témoigner, dans un souci d'humilité (chacun a bien dit que c'était son expérience), pour répondre à Yann qui demandait au départ si son expérience était partagée, et ne comprenait pas comment l'entretien avait pu prendre cette orientation.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.

cerise26
Prolifique
Messages : 523
Enregistré le : lundi 23 février 2026 à 15:56

Re: Les CMP : étude de cas.

#26 Message par cerise26 » lundi 12 octobre 2026 à 9:06

lulamae a écrit : dimanche 11 octobre 2026 à 20:10 Je désavoue le terme "biaisé" qui selon moi suppose un préjugé antérieur, alors que je ne connaissais rien des CMP avant que ma fille y soit suivie.
Je pense que ce n'est pas comme ça qu'il faut comprendre le terme de "biaisé" dans le message de Nerya, même s'il est vrai que la formulation est ambiguë.

"Biaisé" parce que les gens viennent plus souvent témoigner de leurs mauvaises expériences que de leurs bonnes expériences.

Ça ne remet pas en question ce que vous avez vécu, vous, personnellement.

Simplement, ce qu'il faut souligner, c'est que le fait d'avoir ici des retours sur plusieurs mauvaises expériences ne signifie pas forcément que la plupart des CMP sont comme ça. Peut-être que vous êtes mal tombés. C'est difficile de se faire une idée globale de la situation des CMP en France à partir de témoignages sur un forum, puisque, comme je le souligne au début, on vient plus facilement témoigner quand ça s'est mal passé que quand ça s'est bien passé.

Cela dit, bien sûr vos témoignages sont à prendre en considération, et montrent qu'on ne peut pas nécessairement faire confiance les yeux fermés.
L'idéal serait de parvenir à se renseigner en amont au sujet du CMP dont on dépend...

Il y a une question de temporalité aussi à prendre en compte : des témoignages datant de plusieurs années ne sont pas forcément représentatifs de la situation actuelle, car ça a pu évoluer.

Comme je l'ai glissé dans un message précédent, de notre côté nous n'avons pas eu de problème avec le CMPEA dont nous dépendons.
Cerise, non-diagnostiquée (mais "pré-diagnostiquée" par une psychologue), maman d'un enfant diagnostiqué et de deux autres non-diagnostiqués (mais avec forte présomption).

Avatar du membre
lulamae
Intarissable
Messages : 5996
Enregistré le : dimanche 25 février 2018 à 15:10
Localisation : Nantes et environs (44)

Re: Les CMP : étude de cas.

#27 Message par lulamae » lundi 12 octobre 2026 à 15:01

cerise26 a écrit : lundi 12 octobre 2026 à 9:06 Je pense que ce n'est pas comme ça qu'il faut comprendre le terme de "biaisé" dans le message de Nerya, même s'il est vrai que la formulation est ambiguë.

"Biaisé" parce que les gens viennent plus souvent témoigner de leurs mauvaises expériences que de leurs bonnes expériences.

Ça ne remet pas en question ce que vous avez vécu, vous, personnellement.

Simplement, ce qu'il faut souligner, c'est que le fait d'avoir ici des retours sur plusieurs mauvaises expériences ne signifie pas forcément que la plupart des CMP sont comme ça. Peut-être que vous êtes mal tombés. C'est difficile de se faire une idée globale de la situation des CMP en France à partir de témoignages sur un forum, puisque, comme je le souligne au début, on vient plus facilement témoigner quand ça s'est mal passé que quand ça s'est bien passé.

Cela dit, bien sûr vos témoignages sont à prendre en considération, et montrent qu'on ne peut pas nécessairement faire confiance les yeux fermés.
L'idéal serait de parvenir à se renseigner en amont au sujet du CMP dont on dépend...

Il y a une question de temporalité aussi à prendre en compte : des témoignages datant de plusieurs années ne sont pas forcément représentatifs de la situation actuelle, car ça a pu évoluer.

Comme je l'ai glissé dans un message précédent, de notre côté nous n'avons pas eu de problème avec le CMPEA dont nous dépendons.
En fait, le terme "biaisé" est forcément ambigu, puisqu'il existe plusieurs biais. Ce que tu dis est intéressant, notamment sur la temporalité. J'ai pensé également que l'idéal est d'y aller en ayant connaissance de cette possible dérive psychanalytique avec le rôle de la mère, ou encore de la non-prise en compte des recommandations de la HAS. Le but étant d'avoir des antennes et de sentir quand ça part mal.

Je pense aussi que nous ne sommes pas intervenu(e)s pour en soi dire du mal des CMP, mais pour répondre à une demande de partage d'expérience. D'un point de vue pragmatique, je me suis dit "puisque j'y ai eu affaire pendant 6 ans, il y a matière à en parler". J'ajoute que je faisais également partie des parents en difficulté financière à l'époque, j'étais en congé long (payé 50%), j'étais aidée par l'assistante sociale du Rectorat... Je n'étais pas du tout un parent privilégié qui ne se soucierait pas des autres parents dans le besoin, n'ayant pas d'autre choix que d'aller au CMP (raison de plus d'ailleurs pour que les CMP adoptent de bonnes pratiques, puisque les gens n'ont que cette possibilité), comme cela a été sous-entendu.

En tout cas, je maintiens que cela s'est correctement passé même avec la deuxième psychiatre pendant au moins 4 ans : celle-ci n'a changé d'attitude que lorsque j'ai évoqué le résultat des tests neuropsychologiques, auprès d'une psychologue qui de plus avait travaillé au C3MP de Sainte-Anne, avec le Dr Amado (qui a fait mon diagnostic et qui est quand même reconnue). Elle n'a jamais voulu même envisager qu'Alice puisse avoir un TSA, sans même parler de diagnostic, sans pour autant me donner aucune explication.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.

Avatar du membre
L'oiseau bleu
Occasionnel
Messages : 18
Enregistré le : lundi 7 septembre 2026 à 11:24

Re: Les CMP : étude de cas.

#28 Message par L'oiseau bleu » lundi 12 octobre 2026 à 19:56

Bonsoir à tous,

"Nerya" je comprends ce que vous dites et je suis d'accord avec vous.sur le fait qu'il ne faut pas généraliser nos expériences avec tous les CMP.. Comme partout, il y a des bons et des moins bons. Et si avez fait partie d'une équipe qui sait gérer les enfants autistes et bien vos patients et leurs parents ont eu de la chance.

Pour ma part, je n'y suis pas allée par hasard, ni parce que je ne pouvais pas aller ailleurs, j'y suis allée parce qu'il m'avait été recommandé. Nous n'y sommes pas resté 1 mois mais plusieurs années si je cumule mes 2 enfants. Alors sachez que je n'avais absolument aucun appriori vis à vis des CMP.

Je viens ici porter le témoignage de mon expérience d'un CMP face à un enfant autiste. Et je m'aperçois que mon cas n'est pas le seul et est bien similaire à d'autres.
Je suis dans l'obligation de dire CMP de façon générale pour ne pas en dénoncer celui qui me concerne bien entendu.

Je viens ici pour témoigner et non pour avoir l'impression d'être pointée du doigt comme si je voulais porter atteinte à t tous les CMP France ! Et sachez qu'en ce qui nous concerne c'est le CMP qui nous a porté atteinte

Mais comme partout, lorsque l'on cherche une info, on va tomber sur du négatif comme du positif.
Nous sommes tous confrontés aux difficultés pour trouver un médecin qu'il ait un avis positif ou pas'. Et les spécialistes TSA ont des listes d'attente comme beaucoup d'autres.
Je suis moi même sur liste d'attente pour une nouvelle psy spécialisée TSA !
Et puis, rappelez nous le délai d'attente pour pouvoir être suivi dans un CMP ? Et pourtant nos avis négatifs ne sont pas les premiers...
Alors, je m'autorise à penser que même en lisant nos témoignages , les parents ne déserteront pas les CMP. Certains faute de moyen biensur mais aussi parce que beaucoup attendent une place n'importe où et sont sur liste d'attente chez plusieurs professionnels qu'ils aient un avis négatif ou pas..

Je comprends que vous pensiez au futurs patients mais n'oubliez pas que nous aussi sommes toujours des patients !!! Le fait de venir témoigner de notre expérience n'est pas signe de guérison pour nos enfants. Le combat continue pour trouver une structure, des spécialistes...
Nous ne sommes pas responsables de ce que nous avons vécu , si certains ont mauvaise presse il faut se poser les bonnes questions !!! Et je souhaite vraiment que pour d'autres tout de passe bien...

Nous sommes des parents d'enfants autistes qui avons été confrontés à des CMP qui avaient toute notre confiance.

Moi, j'ai la chance de choisir de ne plus y aller et j'ai conscience que ce n' est pas le cas de tous ceux avec qui j'ai pu discuter.

Mon témoignage m'appartient et mes idées aussi.
Chacun doit faire sa propre opinion en libre conscience .


Bien à vous.
TSA diagnostiqué en 2025

Avatar du membre
lulamae
Intarissable
Messages : 5996
Enregistré le : dimanche 25 février 2018 à 15:10
Localisation : Nantes et environs (44)

Re: Les CMP : étude de cas.

#29 Message par lulamae » mardi 13 octobre 2026 à 8:44

L'oiseau bleu a écrit : lundi 12 octobre 2026 à 19:56 Nous sommes tous confrontés aux difficultés pour trouver un médecin qu'il ait un avis positif ou pas'. Et les spécialistes TSA ont des listes d'attente comme beaucoup d'autres.
Je suis moi même sur liste d'attente pour une nouvelle psy spécialisée TSA !
Et puis, rappelez nous le délai d'attente pour pouvoir être suivi dans un CMP ? Et pourtant nos avis négatifs ne sont pas les premiers...
Alors, je m'autorise à penser que même en lisant nos témoignages , les parents ne déserteront pas les CMP. Certains faute de moyen bien sur mais aussi parce que beaucoup attendent une place n'importe où et sont sur liste d'attente chez plusieurs professionnels qu'ils aient un avis négatif ou pas...
Je suis d'accord avec tout, mais je relève ce passage en particulier, car il me rappelle que pendant l'épisode de refus scolaire de ma fille, le collège ne voulait rien aménager si nous n'étions pas suivies dans le public : c'est le médecin scolaire et l'infirmière du collège qui nous ont adressées au CMP, raison pour laquelle peut-être nous avons pu avoir une place.

Car en tant que patiente adulte, si j'ai été suivie au CMP du CHU de Nantes dans un premier temps, c'est uniquement parce que j'étais suivie à Bayonne et que j'avais un courrier ; rapidement, le psychiatre m'a indiqué de rechercher en libéral, parce que, je cite ses mots : "nous n'avons plus de moyens et ne prenons plus que les SDF". La pénurie sur Nantes est telle que je n'ai tout simplement pas retrouvé de psychiatre, sans même parler de psychiatre compétent concernant l'autisme. Juste pas de psychiatre DU TOUT.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.

Répondre