Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
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painperdu
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Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Pour commencer, je dois préciser qu'en plus de l'autisme (diagnostic très récent), j'ai souffert de négligence parentale. C'est comme si j'avais passé mon enfance et mon adolescence seul dans le désert de Gobi. Du coup, il y a énormément de choses que je n'ai pas acquises et j'en paie encore le prix aujourd'hui. J'ai notamment un sentiment envahissant d'illégitimité qui me fait me sentir en permanence en sursis. Très tôt, j'ai intégré le fait que je dois renoncer à chaque fois que j'ai envie de quelque chose (étant illégitime, je ne mérite pas) et ça a été encore pire une fois adulte !
Maintenant, au sujet de ce post, le plaisir est quasi-totalement absent de ma vie, mais "quasi" seulement. J'ai identifié quelques petites choses qui me procurent du plaisir :
• La nature - animaux et végétaux
• L'humour - bandes dessinées, jeux de mots
• La musique - surtout la musique baroque
Leur point commun est que ce sont des plaisirs passifs. Ce qui me manque, ce sont des plaisirs actifs. En fait, ce n'est pas le plaisir qui fait défaut, mais le désir, c'est-à-dire la volonté de se créer activement des occasions de plaisir.
Quand une idée me vient, 2 choses surviennent immédiatement : la pensée "à quoi bon ?" et le sentiment que ça n'a pas de sens.
Jusqu'à il y a quelques années, j'ai cherché le sens dans le don de soi au niveau du couple et dans la performance au niveau professionnel. La satisfaction des autres était mon échelle de mesure et donnait du sens à ce que je faisais. Et quand les autres n'étaient pas satisfaits ou ne me donnaient aucun feedback, je m'effondrais. Alors, je partais pour recommencer ailleurs en espérant que ça marche mieux, ce qui n'a jamais été le cas.
Maintenant que je ne travaille plus, je me retrouve seul et soulagé de l'être, mais du coup, je n'ai plus aucun repère extérieur, je me retrouve confronté à mon vide intérieur et je suis complètement perdu. J'aimerais mettre quelque chose dans mon vide, mais je n'ai tout simplement pas le mode d'emploi du désir. Je refuse de reproduire les mêmes mécanismes qui m'ont efficacement fait souffrir jusque là, mais je ne sais pas quoi faire d'autre pour autant.
Ma démarche actuelle consiste à essayer des activités en espérant que se produise un déclic et que je me passionne pour ça. Par exemple, à la rentrée, je prendrai des cours de musique et j'animerai des ateliers d'écriture. J'ai précédemment testé le théâtre, le chant et le qi gong, mais sans succès. Je vois aussi une psychologue depuis plusieurs années, sans grand effet, à part que le fait d'avoir des rendez-vous réguliers m'oblige à continuer à réfléchir.
Est-ce que cette idée de vide intérieur, de quête de sens et de construction du désir vous parle ? Y êtes-vous confronté ? Comment gérez-vous la chose ?
Maintenant, au sujet de ce post, le plaisir est quasi-totalement absent de ma vie, mais "quasi" seulement. J'ai identifié quelques petites choses qui me procurent du plaisir :
• La nature - animaux et végétaux
• L'humour - bandes dessinées, jeux de mots
• La musique - surtout la musique baroque
Leur point commun est que ce sont des plaisirs passifs. Ce qui me manque, ce sont des plaisirs actifs. En fait, ce n'est pas le plaisir qui fait défaut, mais le désir, c'est-à-dire la volonté de se créer activement des occasions de plaisir.
Quand une idée me vient, 2 choses surviennent immédiatement : la pensée "à quoi bon ?" et le sentiment que ça n'a pas de sens.
Jusqu'à il y a quelques années, j'ai cherché le sens dans le don de soi au niveau du couple et dans la performance au niveau professionnel. La satisfaction des autres était mon échelle de mesure et donnait du sens à ce que je faisais. Et quand les autres n'étaient pas satisfaits ou ne me donnaient aucun feedback, je m'effondrais. Alors, je partais pour recommencer ailleurs en espérant que ça marche mieux, ce qui n'a jamais été le cas.
Maintenant que je ne travaille plus, je me retrouve seul et soulagé de l'être, mais du coup, je n'ai plus aucun repère extérieur, je me retrouve confronté à mon vide intérieur et je suis complètement perdu. J'aimerais mettre quelque chose dans mon vide, mais je n'ai tout simplement pas le mode d'emploi du désir. Je refuse de reproduire les mêmes mécanismes qui m'ont efficacement fait souffrir jusque là, mais je ne sais pas quoi faire d'autre pour autant.
Ma démarche actuelle consiste à essayer des activités en espérant que se produise un déclic et que je me passionne pour ça. Par exemple, à la rentrée, je prendrai des cours de musique et j'animerai des ateliers d'écriture. J'ai précédemment testé le théâtre, le chant et le qi gong, mais sans succès. Je vois aussi une psychologue depuis plusieurs années, sans grand effet, à part que le fait d'avoir des rendez-vous réguliers m'oblige à continuer à réfléchir.
Est-ce que cette idée de vide intérieur, de quête de sens et de construction du désir vous parle ? Y êtes-vous confronté ? Comment gérez-vous la chose ?
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
J'ai lu attentivement, mais il faudra que je revienne ultérieurement : ce n'est pas le genre de question à quoi je puisse répondre sans réflexion.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Aucun des subtils calembours sur le fil dédié ne serait une création originale ? :–(painperdu a écrit : mardi 18 août 2026 à 18:00 • La nature - animaux et végétaux
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Leur point commun est que ce sont des plaisirs passifs. Ce qui me manque, ce sont des plaisirs actifs.
Oui, ça me cause. Le « mode survie », la roue libre, le pilotage automatique. Pas toujours facile de trouver l'« envie d'avoir envie » où de lutter contre l'auto démotivation. On en a déjà tellement autour qui sapent nos forces vives. :–/painperdu a écrit : mardi 18 août 2026 à 18:00 Est-ce que cette idée de vide intérieur, de quête de sens et de construction du désir vous parle ? Y êtes-vous confronté ? Comment gérez-vous la chose ?
La méthode essais-erreurs, à tenter plusieurs activités, c'est difficile pour moi. Toute nouveauté étant une énorme source d'angoisses. À ce qui parait, on aurait plus de facilité à aider des tiers que soi-même. D'où l'idée de se considérer comme tiers pour prendre soin de soi. J'arrive à faire un peu plaisir à l'ado que j'ai été. Moto, films d'horreur (mais certains abandonnés), potentiellement un concert d'un artiste que j'apprécie particulièrement en ce moment (Une sortie ! Voir les gens ! Peut-être devoir leur parler ! Je dois me vouloir du mal).
Cogito, ergo seum(1).
TSA niveau 1 (ex-Asperger) avec contexte HPI (hétérogène).
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painperdu
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Si, tous sont des créations originales, pour partie anciennes, mais certaines actuelles.
Il semblerait que l'inspiration revienne un peu grâce à ce fil, j'espère que ça va durer.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Je ne suis pas sûre que ce soit vide en toi, puisque tu as des centres d'intérêt : peut-être as-tu appris à fonctionner grâce à une validation extérieure qui justifiait tes actes (le dévouement à d'autres personnes était en soi une validation).painperdu a écrit : mardi 18 août 2026 à 18:00 Maintenant que je ne travaille plus, je me retrouve seul et soulagé de l'être, mais du coup, je n'ai plus aucun repère extérieur, je me retrouve confronté à mon vide intérieur et je suis complètement perdu. J'aimerais mettre quelque chose dans mon vide, mais je n'ai tout simplement pas le mode d'emploi du désir. Je refuse de reproduire les mêmes mécanismes qui m'ont efficacement fait souffrir jusque là, mais je ne sais pas quoi faire d'autre pour autant.
Ma démarche actuelle consiste à essayer des activités en espérant que se produise un déclic et que je me passionne pour ça. Par exemple, à la rentrée, je prendrai des cours de musique et j'animerai des ateliers d'écriture. J'ai précédemment testé le théâtre, le chant et le qi gong, mais sans succès. Je vois aussi une psychologue depuis plusieurs années, sans grand effet, à part que le fait d'avoir des rendez-vous réguliers m'oblige à continuer à réfléchir.
Est-ce que cette idée de vide intérieur, de quête de sens et de construction du désir vous parle ? Y êtes-vous confronté ? Comment gérez-vous la chose ?
Le fait de travailler initie un mécanisme de récompense lorsque tu es seul et que tu t'adonnes à tes activités. Par ailleurs, la fatigue et le manque de temps font paraître plus normal le fait de rester chez soi et de ne pas faire grand-chose.
Je ne crois pas au désir de faire des choses : je crois plutôt à une discipline qui peu à peu devient une routine et s'incorpore à notre vie. Par exemple, j'ai pratiqué et aimé le tai-chi par le passé, je n'ai pourtant jamais eu envie d'y aller, ça a toujours été un effort. Pour autant, je participais aux stages le WE quand il y en avait, je me suis investie. En tous cas, je n'ai jamais eu de désir pour une activité régulière, c'est un effort mais cela donne un cadre qui permet de caser d'autres actions ponctuelles.
En semaine, les obligations du travail suffisent à me faire paraître toute autre activité comme une récompense. Pendant les vacances, c'est comme si je devais me créer des obligations pour accepter de m'accorder quelques activités gratifiantes. J'ai toutefois du mal à entreprendre quelque chose qui sorte du cadre ; c'est pourtant ce qui souvent fait plaisir.
Le fait de le faire avec quelqu'un d'autre n'est pas un plaisir supplémentaire, mais la promesse donnée m'oblige à aller jusqu'au bout, et ensuite je suis contente de l'avoir fait (mais il ne faut pas que ce soit souvent, sinon ça m'épuiserait).
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Peut-être que "vide" n'est pas le bon mot. Beaucoup de choses découlent de mon sentiment d'illégitimité.lulamae a écrit : mercredi 19 août 2026 à 9:58 Je ne suis pas sûre que ce soit vide en toi, puisque tu as des centres d'intérêt : peut-être as-tu appris à fonctionner grâce à une validation extérieure qui justifiait tes actes (le dévouement à d'autres personnes était en soi une validation).
Concrètement, être illégitime signifie que je n'aurais pas du naître, que je suis une erreur. De ce fait, je n'ai aucun droit et je dois être utile aux autres pour mériter d'exister. C'est très ancien, j'avais déjà ce sentiment d'illégitimité en CP, donc ça s'est installé avant.
Or, comment vouloir quelque chose pour soi quand par définition on ne mérite rien ?
C'est ça que j'appelle le "vide". C'est comme si j'étais un robot fabriqué exclusivement pour servir les autres. En dehors de ça, je n'ai pas d'existence propre.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Spoiler :
Cogito, ergo seum(1).
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Une société qui oublie la vie intérieure Certaines conceptions modernes de l’être humain ont profondément influencé notre manière de penser l’existence. L’être humain est souvent décrit à partir de ses déterminismes biologiques, psychologiques ou sociauxComme le souligne le biologiste et psychanalyste Jean‑Guilhem Xerri, ces approches ont contribué à façonner une vision de l’homme centrée sur ses mécanismes et ses fonctionnements. Elles apportent des connaissances précieuses, mais elles peuvent aussi laisser dans l’ombre une dimension essentielle : l’intériorité humaine, ce lieu intime où chacun cherche un sens à sa vie.
Lorsque cette dimension intérieure est négligée, une forme de souffrance psychique silencieuse peut apparaître : sentiment de dispersion, difficulté à se sentir pleinement vivant, impression que quelque chose d’essentiel manque.
La surconsommation : un symptôme du vide intérieur
La logique de consommation ne concerne plus seulement les objets. Elle s’est progressivement étendue à de nombreux domaines de l’existence :
les relations
la vie affective
les loisirs
la culture
la spiritualité
le rapport au temps
Dans cette dynamique, tout semble pouvoir être optimisé, amélioré, remplacé.
La culture contemporaine encourage souvent une quête permanente de plaisir et de satisfaction personnelle. Cette logique possède plusieurs caractéristiques :
hédoniste, centrée sur la recherche de plaisir
narcissique, tournée vers l’image et l’accomplissement de soi
hygiéniste, focalisée sur la santé et la performance du corps
Le marketing en est un bon révélateur : il nous invite constamment à devenir une version améliorée de nous-mêmes. Mais derrière cette promesse peut se cacher une difficulté psychique importante : le sentiment de ne jamais être suffisamment bien. Il semble toujours manquer quelque chose pour atteindre l’idéal proposé.
Cette dynamique peut entretenir une impression de fragmentation intérieure et de manque permanent.
Une époque faite d’injonctions paradoxales
Notre société nous adresse des messages parfois contradictoires.
D’un côté, nous sommes encouragés à profiter de la vie, à multiplier les expériences et les plaisirs. De l’autre, nous sommes constamment alertés sur les risques et les menaces : santé, alimentation, environnement, sécurité, relations.
Les discours médicaux, psychologiques et médiatiques occupent désormais une place très importante dans notre quotidien : sommeil, sexualité, stress, alimentation, parentalité… tout semble devoir être évalué, surveillé et optimisé.
Parallèlement, de nombreuses informations anxiogènes circulent : pollution, nouvelles technologies, risques sanitaires, transformations sociales.
Nous sommes ainsi pris entre deux mouvements opposés :
une incitation permanente à jouir et consommer
une accumulation de discours sur les dangers et les risques
Ce climat peut générer un sentiment diffus d’insécurité et d’anxiété.
Les technologies et l’externalisation de notre vie intérieure
Les technologies numériques jouent également un rôle dans cette transformation. Les écrans, les réseaux sociaux et le flux constant d’informations occupent une place croissante dans nos vies. Ils offrent de nombreux avantages, mais ils peuvent aussi favoriser une externalisation de notre attention : notre regard est constamment tourné vers l’extérieur.
Beaucoup de patients évoquent aujourd’hui une difficulté simple mais profonde :
rester seuls avec eux-mêmes. Il ne s’agit pas ici d’isolement, mais de cette solitude intérieure qui permet d’habiter sa propre présence.
Le philosophe Paul Ricoeur parlait de ce dialogue intérieur entre soi et soi-même comme un autre. Cette capacité de réflexion intérieure est essentielle pour construire son identité et donner un sens à son existence.
La question du sens : une interrogation profondément humaine
Déjà en 1930, le philosophe Edmund Husserl observait que les sciences modernes, malgré leurs progrès, ne répondent pas toujours aux questions les plus fondamentales de l’existence humaine : celles qui concernent le sens de la vie, la souffrance ou la destinée. Or ces questions demeurent centrales pour chacun d’entre nous.
C’est souvent dans les moments d’attention intérieure, de silence et de réflexion que naissent les plus grandes œuvres culturelles, philosophiques ou spirituelles de l’humanité. La vie intérieure n’est pas un luxe réservé à quelques-uns : elle constitue une dimension essentielle de l’équilibre psychique.
Retrouver son écologie intérieure
Lorsque l’être humain perd le contact avec cette dimension intérieure, différentes formes de souffrance peuvent apparaître :
fatigue psychique
anxiété diffuse
sentiment de vide
perte de sens
impression d’être dispersé
Prendre soin de sa santé psychique consiste alors aussi à réapprendre à habiter son monde intérieur.
On pourrait appeler cela une écologie intérieure : une manière de prendre soin de son être profond, de ses émotions, de ses valeurs et de son histoire personnelle.
Retrouver cette dimension permet souvent de développer :
davantage de cohérence intérieure
une relation plus apaisée à soi-même
des relations plus authentiques avec les autres
Un petit exercice pour se reconnecter à son intériorité
Prenez quelques minutes pour vous, dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé. Laissez venir en vous cette expression : « mon être profond ».
Puis posez-vous tranquillement ces questions :
Qu’évoque pour moi cette idée d’être profond ?
Est-ce une réalité que je ressens dans ma vie ou plutôt une notion abstraite ?
Suis-je à l’aise avec cette dimension intérieure ou me met-elle mal à l’aise ?
Imaginez maintenant qu’une personne qui vous est chère vous demande : « Peux-tu me parler de ton être profond ? » Comment lui répondriez-vous ? Vous pouvez choisir la forme qui vous semble la plus simple :
écrire quelques phrases
dessiner
utiliser une image ou une métaphore
penser à une musique ou un souvenir
Enfin, prenez un instant pour penser aux personnes qui, dans votre vie, vous ont aidé à mieux vous connaître ou à entrer en contact avec vous-même. Vous pouvez simplement les remercier intérieurement.
Retrouver un chemin plus apaisé
Si vous vous reconnaissez dans certaines de ces expériences, fatigue intérieure, perte de sens, anxiété diffuse, il est important de savoir que ces ressentis sont beaucoup plus fréquents qu’on ne l’imagine. Ils ne sont pas le signe d’une faiblesse, mais souvent l’expression d’une quête de sens et d’équilibre intérieur.
Parler avec un professionnel peut permettre d’explorer ces questions dans un espace sécurisé et bienveillant. Le travail thérapeutique offre un temps pour se poser, comprendre son histoire et redonner une place à cette dimension intérieure souvent négligée dans le rythme de la vie quotidienne.
Progressivement, il devient alors possible de retrouver un rapport plus vivant à soi-même, d’apaiser certaines tensions et de construire une relation plus sereine avec sa propre existence.
Chaque personne porte en elle des ressources parfois insoupçonnées. Le chemin vers l’intériorité n’est pas un repli sur soi : il peut au contraire devenir un chemin vers davantage de liberté intérieure et de présence au monde.
Lorsque cette dimension intérieure est négligée, une forme de souffrance psychique silencieuse peut apparaître : sentiment de dispersion, difficulté à se sentir pleinement vivant, impression que quelque chose d’essentiel manque.
La surconsommation : un symptôme du vide intérieur
La logique de consommation ne concerne plus seulement les objets. Elle s’est progressivement étendue à de nombreux domaines de l’existence :
les relations
la vie affective
les loisirs
la culture
la spiritualité
le rapport au temps
Dans cette dynamique, tout semble pouvoir être optimisé, amélioré, remplacé.
La culture contemporaine encourage souvent une quête permanente de plaisir et de satisfaction personnelle. Cette logique possède plusieurs caractéristiques :
hédoniste, centrée sur la recherche de plaisir
narcissique, tournée vers l’image et l’accomplissement de soi
hygiéniste, focalisée sur la santé et la performance du corps
Le marketing en est un bon révélateur : il nous invite constamment à devenir une version améliorée de nous-mêmes. Mais derrière cette promesse peut se cacher une difficulté psychique importante : le sentiment de ne jamais être suffisamment bien. Il semble toujours manquer quelque chose pour atteindre l’idéal proposé.
Cette dynamique peut entretenir une impression de fragmentation intérieure et de manque permanent.
Une époque faite d’injonctions paradoxales
Notre société nous adresse des messages parfois contradictoires.
D’un côté, nous sommes encouragés à profiter de la vie, à multiplier les expériences et les plaisirs. De l’autre, nous sommes constamment alertés sur les risques et les menaces : santé, alimentation, environnement, sécurité, relations.
Les discours médicaux, psychologiques et médiatiques occupent désormais une place très importante dans notre quotidien : sommeil, sexualité, stress, alimentation, parentalité… tout semble devoir être évalué, surveillé et optimisé.
Parallèlement, de nombreuses informations anxiogènes circulent : pollution, nouvelles technologies, risques sanitaires, transformations sociales.
Nous sommes ainsi pris entre deux mouvements opposés :
une incitation permanente à jouir et consommer
une accumulation de discours sur les dangers et les risques
Ce climat peut générer un sentiment diffus d’insécurité et d’anxiété.
Les technologies et l’externalisation de notre vie intérieure
Les technologies numériques jouent également un rôle dans cette transformation. Les écrans, les réseaux sociaux et le flux constant d’informations occupent une place croissante dans nos vies. Ils offrent de nombreux avantages, mais ils peuvent aussi favoriser une externalisation de notre attention : notre regard est constamment tourné vers l’extérieur.
Beaucoup de patients évoquent aujourd’hui une difficulté simple mais profonde :
rester seuls avec eux-mêmes. Il ne s’agit pas ici d’isolement, mais de cette solitude intérieure qui permet d’habiter sa propre présence.
Le philosophe Paul Ricoeur parlait de ce dialogue intérieur entre soi et soi-même comme un autre. Cette capacité de réflexion intérieure est essentielle pour construire son identité et donner un sens à son existence.
La question du sens : une interrogation profondément humaine
Déjà en 1930, le philosophe Edmund Husserl observait que les sciences modernes, malgré leurs progrès, ne répondent pas toujours aux questions les plus fondamentales de l’existence humaine : celles qui concernent le sens de la vie, la souffrance ou la destinée. Or ces questions demeurent centrales pour chacun d’entre nous.
C’est souvent dans les moments d’attention intérieure, de silence et de réflexion que naissent les plus grandes œuvres culturelles, philosophiques ou spirituelles de l’humanité. La vie intérieure n’est pas un luxe réservé à quelques-uns : elle constitue une dimension essentielle de l’équilibre psychique.
Retrouver son écologie intérieure
Lorsque l’être humain perd le contact avec cette dimension intérieure, différentes formes de souffrance peuvent apparaître :
fatigue psychique
anxiété diffuse
sentiment de vide
perte de sens
impression d’être dispersé
Prendre soin de sa santé psychique consiste alors aussi à réapprendre à habiter son monde intérieur.
On pourrait appeler cela une écologie intérieure : une manière de prendre soin de son être profond, de ses émotions, de ses valeurs et de son histoire personnelle.
Retrouver cette dimension permet souvent de développer :
davantage de cohérence intérieure
une relation plus apaisée à soi-même
des relations plus authentiques avec les autres
Un petit exercice pour se reconnecter à son intériorité
Prenez quelques minutes pour vous, dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé. Laissez venir en vous cette expression : « mon être profond ».
Puis posez-vous tranquillement ces questions :
Qu’évoque pour moi cette idée d’être profond ?
Est-ce une réalité que je ressens dans ma vie ou plutôt une notion abstraite ?
Suis-je à l’aise avec cette dimension intérieure ou me met-elle mal à l’aise ?
Imaginez maintenant qu’une personne qui vous est chère vous demande : « Peux-tu me parler de ton être profond ? » Comment lui répondriez-vous ? Vous pouvez choisir la forme qui vous semble la plus simple :
écrire quelques phrases
dessiner
utiliser une image ou une métaphore
penser à une musique ou un souvenir
Enfin, prenez un instant pour penser aux personnes qui, dans votre vie, vous ont aidé à mieux vous connaître ou à entrer en contact avec vous-même. Vous pouvez simplement les remercier intérieurement.
Retrouver un chemin plus apaisé
Si vous vous reconnaissez dans certaines de ces expériences, fatigue intérieure, perte de sens, anxiété diffuse, il est important de savoir que ces ressentis sont beaucoup plus fréquents qu’on ne l’imagine. Ils ne sont pas le signe d’une faiblesse, mais souvent l’expression d’une quête de sens et d’équilibre intérieur.
Parler avec un professionnel peut permettre d’explorer ces questions dans un espace sécurisé et bienveillant. Le travail thérapeutique offre un temps pour se poser, comprendre son histoire et redonner une place à cette dimension intérieure souvent négligée dans le rythme de la vie quotidienne.
Progressivement, il devient alors possible de retrouver un rapport plus vivant à soi-même, d’apaiser certaines tensions et de construire une relation plus sereine avec sa propre existence.
Chaque personne porte en elle des ressources parfois insoupçonnées. Le chemin vers l’intériorité n’est pas un repli sur soi : il peut au contraire devenir un chemin vers davantage de liberté intérieure et de présence au monde.
Fils de 19 ans dont le diagnostic est confirmé.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
J'ai bien remarqué, effectivement, que notre meilleur des mondes n'a que de la consommation à nous offrir.
Et ça ne fait pas mon affaire. Pour moi, la consommation est un mensonge et je ne peux plus le supporter.
J'ai trop longtemps menti au monde (camouflage autistique) et ça m'a détruit. Je ne peux plus le tolérer, c'est impossible.
J'ai un temps exploré la religion, mais son absurdité et sa vanité m'ont dégoûté.
Des concepts comme "habiter son monde intérieur" ou "mon être profond" n'ont aucun sens pour moi.
Ce ne sont que des mensonges de plus, un recyclage de la bonne vieille méthode Coué.
J'ai déjà largement donné, plus jamais ça !
Je refuse catégoriquement de reproduire les comportements qui m'ont tant fait souffrir par le passé.
Par contre, je suis ouvert à toute chose que je n'ai pas encore faite pourvu qu'elle tienne la route sur le plan scientifique.
Il est également important de comprendre que j'ai été très peu nourri sur le plan humain au début de ma vie et que ce handicap est permanent.
Ce n'est pas pour rien que j'ai parlé de "désert" dans mon premier post.
Une précédente psychologue m'avait suggéré de moins me concentrer sur l'action et de "juste vivre".
Pour moi, "juste vivre" ne signifie absolument rien, ça ne renvoie rigoureusement à rien dans mon vécu.
C'est peut-être parlant pour quelqu'un de normal, mais pas pour moi.
Et ça ne fait pas mon affaire. Pour moi, la consommation est un mensonge et je ne peux plus le supporter.
J'ai trop longtemps menti au monde (camouflage autistique) et ça m'a détruit. Je ne peux plus le tolérer, c'est impossible.
J'ai un temps exploré la religion, mais son absurdité et sa vanité m'ont dégoûté.
Des concepts comme "habiter son monde intérieur" ou "mon être profond" n'ont aucun sens pour moi.
Ce ne sont que des mensonges de plus, un recyclage de la bonne vieille méthode Coué.
J'ai déjà largement donné, plus jamais ça !
Je refuse catégoriquement de reproduire les comportements qui m'ont tant fait souffrir par le passé.
Par contre, je suis ouvert à toute chose que je n'ai pas encore faite pourvu qu'elle tienne la route sur le plan scientifique.
Il est également important de comprendre que j'ai été très peu nourri sur le plan humain au début de ma vie et que ce handicap est permanent.
Ce n'est pas pour rien que j'ai parlé de "désert" dans mon premier post.
Une précédente psychologue m'avait suggéré de moins me concentrer sur l'action et de "juste vivre".
Pour moi, "juste vivre" ne signifie absolument rien, ça ne renvoie rigoureusement à rien dans mon vécu.
C'est peut-être parlant pour quelqu'un de normal, mais pas pour moi.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Avant de commencer cette nouvelle semaine, j’aimerais te rappeler une chose essentielle :
Tu as le droit de ne pas tout porter.
Tu n’es pas obligée de résoudre tous les problèmes.
D’être disponible pour tout le monde.
De répondre immédiatement à chaque message.
De prendre sur toi l’humeur des autres.
De dire oui pour ne pas décevoir.
D’être forte à chaque instant.
Et surtout… tu n’es pas responsable de tout.
À force de porter les inquiétudes des enfants, les problèmes du conjoint, les attentes de la famille, les tensions du travail et tout ce qu’il faut penser, prévoir et organiser… on finit parfois la semaine complètement épuisée.
Alors cette semaine, lorsqu’une chose commence à peser sur tes épaules, pose-toi cette question :
« Est-ce réellement à moi de porter cela ? »
Si la réponse est oui, prends ta responsabilité.
Mais si la réponse est non, apprends à déposer.
Pas par indifférence ou par égoïsme, mais parce que prendre soin des autres ne signifie pas porter leur vie à leur place.
Cette semaine, je choisis de porter ce qui m’appartient et de déposer ce qui ne m’appartient pas.
Et toi, qu’aurais-tu besoin de déposer cette semaine pour te sentir plus légère ?
Tu as le droit de ne pas tout porter.
Tu n’es pas obligée de résoudre tous les problèmes.
D’être disponible pour tout le monde.
De répondre immédiatement à chaque message.
De prendre sur toi l’humeur des autres.
De dire oui pour ne pas décevoir.
D’être forte à chaque instant.
Et surtout… tu n’es pas responsable de tout.
À force de porter les inquiétudes des enfants, les problèmes du conjoint, les attentes de la famille, les tensions du travail et tout ce qu’il faut penser, prévoir et organiser… on finit parfois la semaine complètement épuisée.
Alors cette semaine, lorsqu’une chose commence à peser sur tes épaules, pose-toi cette question :
Si la réponse est oui, prends ta responsabilité.
Mais si la réponse est non, apprends à déposer.
Pas par indifférence ou par égoïsme, mais parce que prendre soin des autres ne signifie pas porter leur vie à leur place.
Et toi, qu’aurais-tu besoin de déposer cette semaine pour te sentir plus légère ?
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Cher painperdu,
Je me retrouve beaucoup dans ton témoignage, merci de l'avoir écrit.
Moi aussi, quand je trouve la (maigre) motivation de me lancer dans une quelconque activité, la première pensée qui me vient est "à quoi bon ? pour quoi faire ?" et je me sens submergée par la fatigue, presque paralysée, et finalement je ne fais rien. Malheureusement, ces dernières années, à cause de cela je passe beaucoup de temps sur mon téléphone portable car cela "occupe" mon cerveau et passe le temps. Cette situation me rend très triste.
Je recherche moi aussi constamment à faire plaisir aux autres, à apporter mon aide, bref, à me rendre utile. Quand je suis seule, c'est la déprime.
En cherchant des pistes, j'ai trouvé deux éventuelles possibilités à ce manque de plaisir : la dépression, bien sûr, dont la perte de plaisir est un des symptômes connus, ou bien un TDAH qui semble se coupler souvent avec le TSA. Il semblerait que le TDAH soit très lié au circuit de la récompense (dopamine) et qu'il occasionne aussi de grosses difficultés à entamer une action. (À noter que je pense avoir eu une enfance plutôt heureuse et que j'ai été bien entourée.)
Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce que dit lulamae sur la routine. J'ai énormément de mal à me créer des habitudes (en ce qui concerne les loisirs), je vais sans cesse me trouver des excuses pour les manquer. Je fonctionne avec une impulsion, désir ou motivation, je ne sais trop comment appeler cela. Sans cette impulsion, impossible de ne rien faire, à part par obligation par rapport à une autre personne, ou pour apporter une aide et me sentir utile.
Je dirais qu'heureusement, j'ai quelques intérêts spécifiques qui me procurent encore un peu de joie, notamment la nature comme toi. As-tu un animal de compagnie ? Je pense qu'avoir un chat m'aide beaucoup pour avoir un peu de plaisir dans la vie, de plus cela me force à faire certaines activités (nettoyer la litière, le nourrir, jouer avec, etc). Il paraît aussi que le sport peut aider, mais personnellement j'ai énormément de mal à bouger mon corps, je me sens comme une enclume...
Je n'ai pas vraiment de réponse à t'apporter, et j'espère que tu pourras trouver un plaisir actif qui te fera du bien. Dans tous les cas, je pense que c'est toujours réconfortant de ne pas se sentir seul dans les difficultés que l'on traverse.
Je me retrouve beaucoup dans ton témoignage, merci de l'avoir écrit.
Moi aussi, quand je trouve la (maigre) motivation de me lancer dans une quelconque activité, la première pensée qui me vient est "à quoi bon ? pour quoi faire ?" et je me sens submergée par la fatigue, presque paralysée, et finalement je ne fais rien. Malheureusement, ces dernières années, à cause de cela je passe beaucoup de temps sur mon téléphone portable car cela "occupe" mon cerveau et passe le temps. Cette situation me rend très triste.
Je recherche moi aussi constamment à faire plaisir aux autres, à apporter mon aide, bref, à me rendre utile. Quand je suis seule, c'est la déprime.
En cherchant des pistes, j'ai trouvé deux éventuelles possibilités à ce manque de plaisir : la dépression, bien sûr, dont la perte de plaisir est un des symptômes connus, ou bien un TDAH qui semble se coupler souvent avec le TSA. Il semblerait que le TDAH soit très lié au circuit de la récompense (dopamine) et qu'il occasionne aussi de grosses difficultés à entamer une action. (À noter que je pense avoir eu une enfance plutôt heureuse et que j'ai été bien entourée.)
Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce que dit lulamae sur la routine. J'ai énormément de mal à me créer des habitudes (en ce qui concerne les loisirs), je vais sans cesse me trouver des excuses pour les manquer. Je fonctionne avec une impulsion, désir ou motivation, je ne sais trop comment appeler cela. Sans cette impulsion, impossible de ne rien faire, à part par obligation par rapport à une autre personne, ou pour apporter une aide et me sentir utile.
Je dirais qu'heureusement, j'ai quelques intérêts spécifiques qui me procurent encore un peu de joie, notamment la nature comme toi. As-tu un animal de compagnie ? Je pense qu'avoir un chat m'aide beaucoup pour avoir un peu de plaisir dans la vie, de plus cela me force à faire certaines activités (nettoyer la litière, le nourrir, jouer avec, etc). Il paraît aussi que le sport peut aider, mais personnellement j'ai énormément de mal à bouger mon corps, je me sens comme une enclume...
Je n'ai pas vraiment de réponse à t'apporter, et j'espère que tu pourras trouver un plaisir actif qui te fera du bien. Dans tous les cas, je pense que c'est toujours réconfortant de ne pas se sentir seul dans les difficultés que l'on traverse.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Ta remarque sur la recherche de motivation, de déclencheur, m'a fait penser au TDAH : ma fille a un TSA couplé à un TDAH, mon cousin aussi. Il m'a dit récemment ne parvenir à enclencher une action que si celle-ci produit de la dopamine, ce qui peut faire naître l'envie d'agir.rbr14 a écrit : dimanche 6 septembre 2026 à 11:53 En cherchant des pistes, j'ai trouvé deux éventuelles possibilités à ce manque de plaisir : la dépression, bien sûr, dont la perte de plaisir est un des symptômes connus, ou bien un TDAH qui semble se coupler souvent avec le TSA. Il semblerait que le TDAH soit très lié au circuit de la récompense (dopamine) et qu'il occasionne aussi de grosses difficultés à entamer une action. (À noter que je pense avoir eu une enfance plutôt heureuse et que j'ai été bien entourée.)
Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce que dit lulamae sur la routine. J'ai énormément de mal à me créer des habitudes (en ce qui concerne les loisirs), je vais sans cesse me trouver des excuses pour les manquer. Je fonctionne avec une impulsion, désir ou motivation, je ne sais trop comment appeler cela. Sans cette impulsion, impossible de ne rien faire, à part par obligation par rapport à une autre personne, ou pour apporter une aide et me sentir utile.
Diagnostic d'autisme avec HPI en juillet 2019. Deux filles majeures avec bilan neuropsychologique de TSA + TDAH pour l'aînée et TSA pour la cadette.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
J'ai 2 chattes très collantes et câlines, ça met un peu de douceur dans mon quotidien.rbr14 a écrit : dimanche 6 septembre 2026 à 11:53 Je dirais qu'heureusement, j'ai quelques intérêts spécifiques qui me procurent encore un peu de joie, notamment la nature comme toi. As-tu un animal de compagnie ? Je pense qu'avoir un chat m'aide beaucoup pour avoir un peu de plaisir dans la vie, de plus cela me force à faire certaines activités (nettoyer la litière, le nourrir, jouer avec, etc). Il paraît aussi que le sport peut aider, mais personnellement j'ai énormément de mal à bouger mon corps, je me sens comme une enclume...
Pour le sport, j'ai le même problème. Heureusement, n'ayant plus de voiture, je marche beaucoup et je commence à faire un peu de vélo pour mes déplacements. J'en ferais plus si mon vélo fonctionnait mieux, il faudra que je règle ce problème.
Du fait de la dépression, tout me demande des efforts et il m'en a fallu beaucoup pour me lancer dans les ateliers d'écriture. Cependant, maintenant que la vie reprend après l'été, je dois les organiser et j'avoue que le fait de me projeter dans cette activité me fait du bien. Tout particulièrement le fait d'imaginer des projets qui ouvrent l'atelier sur l'extérieur.
Il m'a fallu aussi beaucoup d'efforts pour m'inscrire aux cours de musique et je me tâte pour prendre aussi des cours de dessin. Je n'ai jamais été habile de mes mains (je suis à 99% dans le mental) et je n'ai pas beaucoup d'imagination donc ça me déprimait d'envisager des activités artistiques car ça me confrontait douloureusement à mes manques.
Ceci dit, en y réfléchissant, je me dis que je n'ai pas besoin d'imagination pour jouer des morceaux conçus par d'autres ou dessiner des choses existantes (paysages, plantes, insectes, etc). De plus, tout ce qui est artistique ne sert à rien, donc ça me sortirait du cercle vicieux de l'utilité.
Tous ces efforts que je fais sont le fruit de ma réflexion, reste à voir si j'arriverai à y trouver du plaisir, à me sentir concerné par ce que je vis. Toute ma vie, jusqu'à ce que je m'effondre complètement fin 2021, j'ai vécu par sens du devoir. Ce que je fais en ce moment revient à explorer une terre inconnue.
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Re: Plaisir, désir, vide, sens et toute cette sorte de choses...
Jiheu... Vos messages "réponse" me parlent. Je ne sais pas en dire plus pour l'instant. Mais ces retours que vous faites me sont précieux. Gratitude !
Diagnostiquée par neuropsychologue, validée par médecin traitant et en attente de prise en charge par le CRA Nouvelle Aquitaine depuis 9 mois.