Pour ceux qui douteraient encore du rôle des psyKK...
Attention, public averti!
Ce que je poste en dessous n'est PAS une blague NI un fake (j'aimerais bien), c'est la littérature autorisée de grands pontes sur l'autisme. Ma question est: par qui sont protégés ces enfoirés?
"Voici ce que l'on peut lire dans le bouquin de Mr Abibon, Psychanalyste au Centre Henri Duchêne (Aubervilliers) de Ville Evrard depuis Mars 2000:
De L'autisme Tome 1
R. Abibon
285 Pages
110 FF
Topologie du transfert dans l'exercice de la Psychanalyse
« Christophe réussit cependant à rassembler tout son corps pour le mettre debout sur le lit. Il me prend la main et se met à sauter en criant, et en me regardant. Pour une première séance, c'est déjà pas mal : avec des dits-autistes adultes, il m'arrive de n'obtenir un premier regard qu'après six mois de travail. En plus, il me tient par la main, et il saute ainsi, "avec moi", sur le lit. Je ne puis que constater qu'il y a là, d'emblée, une relation très forte, forte au point d'évoquer la relation sexuelle.
L'instant d'après, il descend du lit, me positionne devant lui et me pousse violemment, comme s'il voulait me jeter au loin. Nous passons ainsi de la relation la plus proche qui soit, à la plus distante possible. Nous pourrions dire aussi bien, de l'amour à la haine, dans un rapprochement des contraires, voire des extrêmes, qui n'est pas sans rappeler ce que nous avions déjà souligné dans le discours de sa mère.
Ce n'est pas sans évoquer non plus la relation sexuelle absente de la manipulation médicale qui a abouti à l'engendrement de Christophe Et si cette interprétation est juste, il faut entendre ce qui s'est passé dans tous les détails de son inquiétante étrangeté. Il suffit de décrire le même événement avec d'autres mots pour laisser transparaître une autre signification. C'est Christophe qui saute, la totalité de son corps érigé faisant des va-et-vient sur le lit. Si relation sexuelle il y a, c'est par le biais d'un phallus que Christophe n'a pas, mais qu'il est. Je ne parle pas du pénis, qu'il a, bien entendu, puisqu'il est un garçon. Mais à cet instant là, il ne s'en sert pas, il manoeuvre la totalité de son corps comme s'il s'agissait d'un pénis en érection, or ce corps n'est pas un pénis, mais puisqu'il s'en sert comme tel, c'est là qu'on peut parler de phallus, et souligner le caractère symbolique de ce dernier par opposition à l'aspect réel du pénis. »
« Non seulement je suis jeune, beau (ou belle), et sans pesanteur, mais encore, l'autre que j'ai dans la main me le confirme de vive voix. Evidemment, puisque je le tiens dans ma main, et qu'il faut à peine une pichenette sémantique pour entendre dans cette formule : je le possède. Petite pointe de sadisme qui ne peut pas faire de mal, surtout si elle reste inconsciente. Autrement dit, ma libération des contingences me rend tout puissant. Il est un autre instrument qui me donne l'illusion d'un tel pouvoir, lorsque je le tiens dans la main : mon phallus. D'autant qu'il n'y a rien de tel pour s'ériger au-dessus des contingences, au moment où il fonctionne. Il n'y a qu'à faire son numéro pour le voir faire le sien ! Autrement dit, il y a une affinité entre le Phallus et l'Autre, que j'écris cette fois comme Lacan, avec un grand A. »
« Si je pouvais franchir le vide de l'absence de l'autre, du manque dans l'autre, de mon propre manque aux yeux de l'autre, le trou de la structure suppositionnelle, si je pouvais tout simplement le survoler de cette apesanteur souriante... Devenir, de par mon corps horizontalisé, ce qui bouche l'espace, ce qui clôt le vide de cette fenêtre céleste s'ouvrant brusquement sur le mur gris de la ville, et m'y mouvoir légèrement comme au sein de la béatitude même.
En un mot comme en cent : il s'agit d'être le phallus et de l'avoir dans la main. Etre ce qui manque à l'autre et avoir ce qui manque à l'autre. Cette façon éthérée de s'envoyer en l'air sert les intérêts du refoulement : il n'est absolument pas question de sexe dans cette campagne, n'est-ce pas ? Pourtant, c'est mon corps changé en phallus qu'elle me met sous les yeux, que je sois homme ou femme. Heureusement que personne ne s'en aperçoit, et surtout pas moi ! »
« Christophe, tome I, p.10
Alors qu'il est encore à demi à plat ventre devant le miroir, et donc à demi relevé vers celui-ci, il me prend la main, et la pose sur son derrière ; puis il se retourne, et la pose sur son sexe.
- C'est encore une histoire de cul et de sexe, ça !
Christophe, tome I, p.14
Et là, il est la proie d'un double mouvement, qui duplique la dualité du corps et de son image : il rit, témoignage d'une baisse de tension, d'un soulagement, et il frappe son image, afin d'y faire paraître le trou qu'il y manque. Et il fait appel à l'Autre, pour que ce trou se désigne. C'est donc bien qu'à cet instant, il ne se considère plus comme le tout qui s'auto-engendre : le trou dans l'image, il admet qu'il ne peut le faire, ni seul, ni dans le réel du miroir. Il fait désigner par l'Autre la double face de son corps, le devant et le derrière, le côté trou‚ et celui qui ne l'est pas, évoquant ainsi le coït tel qu'il l'imagine, anal, car il ne peut imaginer l'organe féminin. »
« La campagne béton du téléphoniste nous renvoie au contraire une image idéale, où le corps flotte dans la troisième dimension en oubliant que celle-ci fait trou dans les deux autres. Le petit appareil qui s'érige dans ma main comble imaginairement le manque de mon corps, et permet d'ériger mon corps lui-même à cette altitude jouissive où il comble le manque dans l'Autre. »
« Dans une séquence de " L'homme blessé " de Patrice Chéreau, Vittorio Mezzogiorno fait semblant de faire une fellation à Jean-Hugues Anglade : il suce son propre pouce au niveau du sexe de son partenaire. Ce pouce, dont j'ai établi la fonction de repère dans l'image."
Honnêtement, ça fait peur d'imaginer qu'un de nos proches puissent se retrouver dans les mains d'un "pro" de la sorte....brrrr