Bonjour,
merci pour toutes ces réponses et ces conseils

Alors juste pour écarter un malentendu, je n'ai pas vraiment d'avis concernant les AVS, personnellement. Je n'en ai connu qu'une, lorsque j'étais enseignante en maternelle et que j'avais un enfant handicapé dans ma classe. Il ne parlait pratiquement pas, était très agressif et très difficile à gérer. Il ne venait que deux jours par semaine. L'AVS qui est venue dans ma classe avait 19 ans. Elle faisait ça pour gagner un peu d'argent pour ses études et elle s'est trouvée très vite débordée par les difficultés de cet enfant. Elle s'est faite insultée, elle a reçu des coups de pied... au bout de deux semaines elle a démissionné
Bref, c'est sans doute un mauvais exemple, en tout cas j'étais assez effarée de voir qu'on confiait un enfant comme celui là à une personne si peu qualifiée.
J'avoue être sans doute aussi, au fond, un peu réticente à l'idée d'une AVS pour mon fils parce que j'ai bien du mal à voir le TED chez lui. Je me dis qu'au fond, il y a vingt ans, on aurait sans doute juste dit qu'il était "mauvais" à l'école et un peu "chatouilleux" et agité.
Je vois de par mon métier des enfants présentant des handicaps et nécessitant de façon évidente un suivi. Alors quand je rentre et que je vois mon fils, je regarde tout ce que me dit le CMPP soudain d'un oeil très suspicieux.
Je ne suis évidemment pas très aidée par mon entourage et mes amis qui sont effarés quand je parle d'un suivi 3 fois par semaine au CMPP ou de l'hypothèse d'un hôpital de jour à mi-temps. J'ai souvent bien l'impression qu'ils me prennent pour une folle. On me dit toujours "mais enfin, quand même, il est tout à fait normal, c'est exagéré". En, plus il parle très bien, il est intelligent (il a passé un test de QI dont les résultats sont hétérogènes mais assez hauts), et à la maison, il apprend bien (mais une fois à l'école c'est comme s'il avait tout oublié ou presque).
Les gens que j'ai contactés à l'époque du test de QI me disent quant à eux "c'est normal ces difficultés, c'est la précocité". La neuropsy me dit "c'est normal, c'est le trouble de l'attention". Mais le CMPP me dit "oui tout cela est vrai, il est précoce, il a un trouble de l'attention mais tout ceci provient d'un problème plus profond et plus grave". Je n'arrive pas, après plus d'un an, à démêler tout cela et à savoir ce qu'il en est. J'ai peur de me tromper de piste, d'en faire un enfant "à problème" alors que peut-être qu'effectivement ces soucis sont "juste" ceux d'un enfant précoce avec trouble de l'attention. Et j'ai peur de l'inverse, d'aller vers les diagnostics rassurants, de ne pas écouter le CMPP et de m'apercevoir dans 1 ans, ou cinq ans, qu'il y a bien un autre problème plus profond.
Alors, oui, je suppose qu'un bilan en hôpital serait intéressant, car je crois que si, suite à ça, on me dit "votre fils à un TED", je serais bien obligée de me ranger à ce diagnostic et sans doute moins réticente pour faire des demandes d'aide de type AVS.
Malala, si je comprends bien le diagnostic a été fait assez tôt pour ton fils ? Comment se manifeste son TED (dans les grandes lignes) ? Tu peux me répondre par MP si tu préfères, bien sûr.
Jean, je crois que lorsque le psy dit que l'approche cognitive est "rassurante" c'est parce que dire que le trouble vient d'un problème physiologique est sans doute moins obscur et que ça signifie aussi qu'un traitement médicamenteux ou une rééducation fonctionnelle peuvent aider à aller mieux. Alors que l'approche psy est plus "mystérieuse" (d'ailleurs moi j'ai du mal à croire à tout ça), en tant que parent on se sent sans doute un peu dépossédés (on a l'impression que seul le psy peut l'aider et on ne sait rien de ce qui se passe lors des rendez-vous). Sans compter que c'est plus culpabilisant, car dire "c'est physiologique" revient à dire "je n'y suis pour rien c'est le hasard de la génétique" alors que dire "c'est psychologique" sous entend que ça aurait pu ne pas se passer comme ça et que le passé de l'enfant y est pour quelque chose. Comprenez moi bien, je ne défens ni l'un ou l'autre, j'essaye juste de dire ce que, effectivement, je ressens en tant que maman. Je dois avouer que l'approche cognitive me rassure. Je la trouve plus facile à comprendre. Car je me dis que ça n'a rien à voir avec moi, ni avec notre famille, et ce qu'on a pu vivre (divorce), ni avec la relation qu'il a tissé avec son frère, etc.
Le psy du CMPP ne dit d'ailleurs pas ça, hein, il dit bien que les problèmes psy n'ont pas forcément de "cause" et ne peuvent pas toujours être évités. Qu'il ne s'agit de culpabiliser personne et que finalement chercher des raisons n'est pas très utile (qu'il vaut mieux comprendre ce dont souffre l'enfant et faire en sorte qu'il aille mieux) Mais c'est ce que je ressens, moi. Et c'est dans ce sens que je comprends ce qu'il a dit sur cette histoire d'approche "rassurante".
Oui, c'est vrai, d'une certaine façon, je cherche à aller vers une équipe utilisant l'approche cognitive car ça correspond à mon côté "scientifique"

et parce que ça me rassure. Je ne sais pas si c'est une bonne façon de voir les choses.