Tu tombes en plein dans le mille car la sécurité affective c'est au centre du sujet du mémoire de ma fille. On en a beaucoup parlé, car je l'ai aidée pour la relecture.
C'est de toute façon un sujet qui me passionne et m'intrigue. ( merci pour les références !
Je suis persuadée aussi que si l'enfant a une base affective assurée, c' est ce qui lui permet de partir à la découverte du monde dans de bonnes conditions.
Mais jusque là je n'avais pas fait le lien avec le besoin de rituels du grand enfant à l'adulte.
Le cadre de la préparation professionnelle pour ma fille s'arrête au "non pathologique". 'Elle n' a pas fait d'études de psycho au prélable. Elle base sa pratique sur l'observation du bébé et de l'enfant
Au cours de mes études il y a 25/30 ans très peu de notions de psycho.
Je suis tombée récemment sur des cours de médecine récents,sur le developpement de l'enfant, ils sont tout de même plus élaborés.
Par curiosité personnelle, j'ai lu un peu de vulgarisation. Puis ma curiosité c'est aiguisée lorsque j'ai du faire face aux réactions "bizaroides" de mon jeune fils.
manu a écrit : peut être aussi par ce que ce sujet fait mal par ce qu'il parle d'une blessure qui concerne sûrement autant la mère que l'enfant.
OUI ! bien sûr, c'est une blessure, une intense et profonde blessure!
Je crois bien que toutes les discussions de parents sur ce forum ne parlent que de ça !
Entre 25 et 30 ans j'ai eu mes 2 premiers enfants ( désolée je suis obligée de parler de mon cas personnel, mais je pense qu'il peut correspondre à beaucup d'autres).
La tête pleine des idées de Dolto, et en rébellion contre ma propre éducation autoritaire , je les élève joyeusement. Tout va bien. On fusionne d'abord puis on défusionne , peinards, pour qu'ils puissent commencer à mener leur petite vie, en suçant leur pouce et en trimballant leurs doudous.
Quelques années plus tard, le troisième. Pas de soucis, on recommence, je "sais faire"...
Sauf que, au bout de quelques mois, je vois bien que je ne parviens pas à rassurer, à apaiser, cet enfant là !
J'ai même parfois l'impression de l'effrayer.
Et les années vont s'écouler, avec des hauts et des bas mais toujours la même impression de manque d'huile dans les rouages de notre relation.
Une fois c'est trop fusionnel, une fois c'est trop distant. "Dolto" ne peut plus rien pour moi...
Puis plus tard à l'école , avec la famille élargie, nos amis, et ses copains,"ça ne va pas de soi", non plus.
Alors oui la première idée, c'est de s'en vouloir, c'est de culpabilser sur son rôle de mère , ce qui ne fait qu'agraver la mauvaise interaction.
Il se trouve des gens pour dire que c'est le petit " qui est méchant". On se demande presque s'il ne faut pas les croire.
-Au passage, je pense qu'il y a un lien avec certains cas de maltraitance-
Par manque de gens formés, j'ai mis des années avant d'arriver à cibler "à peu près", l'origine du dysfonctionement.
Pendant ce temps les troubles ont eu le temps d'évoluer et se transformer.
Depuis peu je suis plus apaisée, et mon fils en même temps.
Je me sens aussi plus philosophe par rapport à l'avenir et à l'acceptation des êtres tels qu'ils sont ...avec leurs rituels ou pas
Bon, j'ai écrit un roman, j'ai le temps en cette veille de férié !
