Le Relecq-Kerhuon - Le Télégramme - 26 avril 2013
Autisme. Développer la communication sociale à l'école
Proposées conjointement par la ville et l'association Asperansa, les deux conférences sur l'autisme ont été suivies par 600 personnes environ. Après la venue de Josef Schovanec le 12 avril, c'est Lydie Laurent qui est intervenue, lundi, à l'Astrolabe. Après la naissance de son petit garçon porteur du syndrome d'Asperger, l'enseignante a modifié son parcours professionnel. «
J'ai rapidement compris les difficultés d'un enfant qui présente des particularités face aux programmes scolaires. J'ai souhaité me former à d'autres méthodes d'enseignement et de pédagogie pour aider mon fils. J'ai commencé par l'étude de stratégies éducatives, de méthodologies cognitivo-comportementales et comportementales. L'efficacité des résultats m'a décidée à me professionnaliser dans le soutien scolaire pour aider d'autres enfants présentant des troubles de l'apprentissage ».
Des dispositifs adaptés
«
L'autisme, dû à une anomalie neurobiologique, se caractérise par des troubles du développement. Avec une prise en charge précoce, certaines personnes peuvent avoir une vie normale, suivre un cursus scolaire et/ou universitaire et avoir un emploi. Mais l'intégration dans une école est souvent difficile. C'est pourtant la meilleure réponse pour développer la communication sociale. Les Clis de maternelle et primaire, les Ulis (secondaire) proposent des dispositifs adaptés aux élèves qui, soutenus par un auxiliaire de vie, peuvent suivre le même programme. De plus, le financement d'un AVS revient moins cher à l'État qu'une place en institution ».

Selon Lydie Laurent, au milieu des bénévoles d'Asperansa, « il faut améliorer la formation des accompagnants et des enseignants »