Page 2 sur 5

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 12:11
par zad
Jacline a écrit :
Je rêve un enfant : l'expérience intérieure de la maternité, Monique Bydlowski, O Jacob, 2010.
Partant de son travail de clinicienne en maternité, M. Bydlowski montre en quoi le discours lénifiant et normatif des conseils pratiques présentant la grossesse et la naissance de façon rassurante, occulte la réalité de l'expérience de cette grossesse et minimise les forces obscures ou inconscientes qui sont à l’œuvre dans la création d'un enfant.
suite :
scienceshumaines.com, Magalie Molinié a écrit : En psychanalyste, elle considère le bébé à venir comme porteur des désirs conscients et inconscients des parents, et en tout premier lieu de la mère qui réalise son voeu oedipien (avoir un enfant du père). Les parents sont aussi porteurs de traces, d'événements hérités parfois de leurs ascendants, voire de secrets anciens qu'ils transmettent à leur enfant.
(...)
C'est ici que s'introduit la psychanalyste, aux côtés du médecin, lors des consultations prénatales. Elle propose des consultations thérapeutiques visant à désamorcer chez la future mère des contenus psychiques qui pourraient être nuisibles à l'enfant à venir, à dépister des dépressions postnatales, à traiter des décompensations psychiatriques ou des urgences psychosociales
:crazy:

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 12:53
par chawacee
Le principe Freudien de faire un enfant de son père, ça me fait d'autant plus marrer que le mien, de père, a disparu quand j'avais 5 ans, il ne me manquait pas au moment ou j'ai été enceinte de mon garçon, et malgré qu'on se soit recontactés, j'ai aucune envie (ni besoin) de réitérer l'expérience.

Alors jme demande (qu'on rigole) dans le cadre des familles monoparentales (de plus en plus fréquentes), il en prend pas un peu un coup dans la gueule le St Freud ? (ce que je peux le conchier celui là...)

et j'arrête là.. ça servirait à rien d'argumenter plus loin... :|

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 13:09
par zad
chawacee a écrit : et j'arrête là.. ça servirait à rien d'argumenter plus loin... :|
oui, restons dans le sujet :)

la citation que j'ai fait n'est là que pour confirmer que le livre présenté précédemment est hors-sujet. on parle d'accouchement, pas de psychogénéanologie ou d'oedipe dans ce fil de discution.

j'arrête là aussi :)

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 13:20
par Benoit
Je pense qu'il est pertinent de penser que le stress maternel peut avoir un impact sur le développement de l'enfant pendant la grossesse, ainsi que dans l'évènement potentiellement traumatisant (au sens physique et non psychologique) de l'accouchement en lui-même.

Le stress peut avoir des conséquences importantes sur le plan physiologique, et il n'est pas interdit de penser que cela joue un rôle dans le domaine de l'expression des gênes de l'autisme, tout autant que par exemple les polluants industriels. Et ceci sans qu'il soit en aucun cas question de stigmatiser la mère, on est bien d'accord que le stress est toujours subi par l'individu.

S'il y a des mères qui ont besoin d'un psy pour évacuer leur stress grand bien leur fasse, c'est quelque part une question de religion puisque ça ne saurait être une question de science. Du coup ce n'est pas une question de logique mais bien de foi.

Ce serait intéressant si quelqu'un travaille dans le domaine de savoir si effectivement il y a eu une "uniformisation" des pratiques et des discours dans la spécialisation de la maïeutique ces dernières années (comme il y a eu dans l'Education Nationale), pour justement comprendre d'où provient cette nécessité pour des mères d'aller chercher du secours dans la religion psychanalyse.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 14:56
par Jacline
Jean a écrit :Risky exposures
Expositions à risque
Emily Singer - 3 mai 2013 - SFARI

Un certain nombre d'études ont suggéré que l'utilisation d'antidépresseurs ou du médicament anti-épileptique valproate par les femmes enceintes augmente le risque d'autisme chez leurs enfants. Deux nouvelles études à grande échelle publiées en Avril, englobant respectivement 47.700 et 650.000 enfants, confirment ce risque.
...
L'étude a révélé que la dépression maternelle augmente le risque d'autisme d'environ 60 %. 1 % des mères du groupe autiste a fait une dépression pendant la grossesse, comparativement à environ 0,6 % des mères dans le groupe témoin. Cette augmentation du risque semble être limitée à l'autisme sans déficience intellectuelle. Le taux de dépression paternelle était d'environ 0,4 % dans les deux groupes.

La prise d'antidépresseurs pendant la grossesse double le risque d'avoir un enfant avec autisme, encore limité aux enfants sans déficience intellectuelle. Les taux sont similaires pour les deux inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine comme la fluoxétine (Prozac) et les anciens antidépresseurs tricycliques, y compris l'imipramine (Tofranil).

Les chercheurs disent qu'il est impossible de séparer le risque lié à l'utilisation des antidépresseurs contre le risque dû à la dépression elle-même, ce qui rend particulièrement difficile pour les femmes de décider de prendre les médicaments pendant la grossesse. Les résultats "posent un problème majeur en matière de conseils cliniques aux femmes enceintes souffrant de dépression", écrivent-ils.

Si une partie du risque est liée à la dépression elle-même, il est possible que les antidépresseurs pourraient réellement aider. Mais une petite étude de 300 femmes ayant pris des antidépresseurs pendant la grossesse, publiée en 2011, a lié à un risque accru spécifiquement l'utilisation des antidépresseurs.

Les chercheurs soulignent que le diagnostic de la dépression dans leur étude s'est appuyé sur les dossiers de soins spécialisés en psychiatrie et est donc susceptible de représenter les cas les plus graves. (La plupart des personnes souffrant de dépression ne cherchent pas d'aide.)

Compte tenu de l'utilisation croissante des antidépresseurs au cours des 20 dernières années, certaines personnes ont suggéré que ces médicaments contribuent à l'augmentation de la prévalence de l'autisme. Cependant, les chercheurs affirment que l'utilisation des antidépresseurs représenterait moins de 1% des cas d'autisme.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 16:27
par Laura Ingalls
L'étude a révélé que la dépression maternelle augmente le risque d'autisme d'environ 60 %. 1 % des mères du groupe autiste a fait une dépression pendant la grossesse, comparativement à environ 0,6 % des mères dans le groupe témoin. Cette augmentation du risque semble être limitée à l'autisme sans déficience intellectuelle. Le taux de dépression paternelle était d'environ 0,4 % dans les deux groupes.
Je ne comprends pas...
0,6% --> 1% ça fait 0,4% de plus, ça ne fait pas 60%...???
Et heu...si 1% on fait une dépression, ça veut dire que 99% n'en ont pas fait!

Je ne comprends pas alors, qu'est-ce qui confirme quoi.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 16:43
par Jacline

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 16:56
par Benoit
Laura Ingalls a écrit :
L'étude a révélé que la dépression maternelle augmente le risque d'autisme d'environ 60 %. 1 % des mères du groupe autiste a fait une dépression pendant la grossesse, comparativement à environ 0,6 % des mères dans le groupe témoin. Cette augmentation du risque semble être limitée à l'autisme sans déficience intellectuelle. Le taux de dépression paternelle était d'environ 0,4 % dans les deux groupes.
Je ne comprends pas...
0,6% --> 1% ça fait 0,4% de plus, ça ne fait pas 60%...???
Et heu...si 1% on fait une dépression, ça veut dire que 99% n'en ont pas fait!

Je ne comprends pas alors, qu'est-ce qui confirme quoi.
Bienvenue dans le monde magique des statistiques :D

Une progression de 0.6% à 1.0% correspond à une augmentation de 0.4 points, ou à une augmentation de 66 pourcents.
Un pourcentage de progression se calcule à partir de la valeur absolue, pas du pourcentage : 0.6 * 1.66 = 1.0 => progression de 0.66 = 66 %

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 17:14
par malala
Laura Ingalls a écrit : Je ne comprends pas...
0,6% --> 1% ça fait 0,4% de plus, ça ne fait pas 60%...???
Et heu...si 1% on fait une dépression, ça veut dire que 99% n'en ont pas fait!

Je ne comprends pas alors, qu'est-ce qui confirme quoi.
0,6% + 0,6 x 67% = 1%
ou encore
0,6 + 0,6 x 67 = 1

Le taux d'augmentation est de 67% (ou plus précisément 66,6666...%)
Mais je ne sais pas si des taux aussi faibles que 0,6 et 1% sont très révélateurs.

(bon, la réponse de Benoit est arrivé entre temps; tant pis, je poste quand même)

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 17:18
par Benoit
Sur l'article en question.

Il semble que l'augmentation soit observée pour des cas d'autisme sans déficience intellectuelle donc j'ai envie d'écrire ouate ise ze problaime?.

Je suis bien d'accord que les antidépresseurs - et autres saloperies données par exemple pour calmer les autistes en H.P. (est il besoin de rappeler l'expérience de J. Schovanec ?) - sont de la saloperie en barre avec effet immédiat sur le système nerveux (je connais des gens à qui ont en a prescrit, et que ça a "abruti", temporairement fort heureusement). On peut légitimement se poser la question de l'idiotie d'en prendre quand on est une femme enceinte, étant donné le risque que le deuxième système nerveux en développement dans le ventre de la mère soit affecté par les substances.

Par contre, l'article semble dire que la cause de l'augmentation des cas d'autismes est la dépression. Il me semble que c'est faux, la cause c'est la façon de traiter de la dépression.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 17:29
par Benoit
malala a écrit : (bon, la réponse de Benoit est arrivé entre temps; tant pis, je poste quand même)
Tu fais bien ça contribue à se rapproche du seuil magique des !!!!!! messages. Pardon, des 111111 messages.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 17:49
par Laura Ingalls
Benoit a écrit :
Laura Ingalls a écrit :
L'étude a révélé que la dépression maternelle augmente le risque d'autisme d'environ 60 %. 1 % des mères du groupe autiste a fait une dépression pendant la grossesse, comparativement à environ 0,6 % des mères dans le groupe témoin. Cette augmentation du risque semble être limitée à l'autisme sans déficience intellectuelle. Le taux de dépression paternelle était d'environ 0,4 % dans les deux groupes.
Je ne comprends pas...
0,6% --> 1% ça fait 0,4% de plus, ça ne fait pas 60%...???
Et heu...si 1% on fait une dépression, ça veut dire que 99% n'en ont pas fait!

Je ne comprends pas alors, qu'est-ce qui confirme quoi.

Bienvenue dans le monde magique des statistiques :D

Une progression de 0.6% à 1.0% correspond à une augmentation de 0.4 points, ou à une augmentation de 66 pourcents.
Un pourcentage de progression se calcule à partir de la valeur absolue, pas du pourcentage : 0.6 * 1.66 = 1.0 => progression de 0.66 = 66 %
dsl je ne comprends tjs pas. Qu'est-ce que tu veux dire par 0,4 points?
La valeur absolue c'est quoi?
0,6% + 0,6 x 67% = 1%
pourquoi 0.6x 67? il vient d'où le 67 là?

...en fait, le groupe autiste il est constitué de combien de personnes et l'autre groupe est constitué de combien de personnes?

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:01
par Laura Ingalls
Benoît a écrit :Bienvenue dans le monde magique des statistiques :D
Et ça c'est pas indispensable comme remarque.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:27
par Benoit
C'est pourtant indispensable parce que les termes pourcentage et points dans ce genre de phrase font partie de la terminologie des statistiques, c'est comme ça, ce n'est pas moi qui l'ai décidé.

Extrait de wikipedia:
Usage des pourcentages a écrit :Quand une population partielle est passée de 10 % à 12 %, il est délicat de parler de l'augmentation. Une erreur fréquente est de dire que la population a augmenté de 2 %. En effet, en supposant que la population de référence soit de 100 individus et ne change pas entre la première et la seconde mesure (ce qui est rarement le cas), la population partielle passerait de 10 individus à 12 individus, soit une multiplication par 1,2 c'est-à-dire une augmentation de 20 %. Or pourtant, il est utile de chiffrer cette variation : premier pourcentage 10 %, second 12 %. On parle alors d'une augmentation de 2 points.
Quand une donnée statistique passe de la valeur X % à la valeur Y %, on parle d'une variations de (Y-X) points, et non pourcents (comme le font malheureusement parfois les journalistes qui n'ont jamais suivi de cours de statistiques).
Dit autrement, qu'une donnée statistique passe de 1% à 2% ou de 90% à 91%, c'est la même chose en terme de points, +1 point.

Par contre, en terme de pourcentage de progression, ça n'a rien à voir, un pourcentage de progression se calcule par la formule (Y-X)/X.
Ainsi quand on passe de 1% à 2%, on a en pratique le doublement du phénomène, c'est à dire une progression de +100% (+100% = doubler en langage statistiques).
Par contre quand on passe de 90% à 91% on est loin d'un doublement, on a une progression de (91-90)/90 = 0.0111 = 1.11 %

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:37
par Benoit
Laura Ingalls a écrit : ...en fait, le groupe autiste il est constitué de combien de personnes et l'autre groupe est constitué de combien de personnes?
Ca c'est écrit dans l'article en question:

4 429 enfants autistes ont été pris en compte, entre 2001 et 2007.
La population totale était de 47706 enfants en tout (sans doute 50000 au démarrage de l'étude, le reste ayant été perdu en route), agés de 0 à 17 ans.

L'étude qui lie l'accroissement du risque à l'usage d'antidépresseurs plutôt qu'à la dépression en elle même a été réalisée sur un échantillon bien moindre de 300 mères qui ont pris des antidépresseurs pendant leur grossesse. (Ca semble un peu limité comme taille d'échantillon).