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Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:39
par malala
Laura Ingalls a écrit :
0,6% + 0,6 x 67% = 1%
pourquoi 0.6x 67? il vient d'où le 67 là?
Si je veux rajouter ce qui manque à 0,6 pour atteindre 1, je dois lui rajouter 67% de sa valeur.
0,6 + 0,6 x 67% = 1

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:54
par Laura Ingalls
Benoit a écrit :C'est pourtant indispensable parce que les termes pourcentage et points dans ce genre de phrase font partie de la terminologie des statistiques, c'est comme ça, ce n'est pas moi qui l'ai décidé.
heu...il doit y avoir un mal entendu là!
Benoît a écrit : Extrait de wikipedia:
Usage des pourcentages a écrit :Quand une population partielle est passée de 10 % à 12 %, il est délicat de parler de l'augmentation. Une erreur fréquente est de dire que la population a augmenté de 2 %. En effet, en supposant que la population de référence soit de 100 individus et ne change pas entre la première et la seconde mesure (ce qui est rarement le cas), la population partielle passerait de 10 individus à 12 individus, soit une multiplication par 1,2 c'est-à-dire une augmentation de 20 %. Or pourtant, il est utile de chiffrer cette variation : premier pourcentage 10 %, second 12 %. On parle alors d'une augmentation de 2 points.
Quand une donnée statistique passe de la valeur X % à la valeur Y %, on parle d'une variations de (Y-X) points, et non pourcents (comme le font malheureusement parfois les journalistes qui n'ont jamais suivi de cours de statistiques).
Dit autrement, qu'une donnée statistique passe de 1% à 2% ou de 90% à 91%, c'est la même chose en terme de points, +1 point.

Par contre, en terme de pourcentage de progression, ça n'a rien à voir, un pourcentage de progression se calcule par la formule (Y-X)/X.
Ainsi quand on passe de 1% à 2%, on a en pratique le doublement du phénomène, c'est à dire une progression de +100% (+100% = doubler en langage statistiques).
Par contre quand on passe de 90% à 91% on est loin d'un doublement, on a une progression de (91-90)/90 = 0.0111 = 1.11 %
je comprends mieux.
Par contre, y a tjs un truc que je ne comprends pas. Dans l'exemple de population, c'est la même population qui est passé de 10% à 12% et donc qui à augmenté de ... .
Hors, concernant les dépression et autisme, c'est pas les mêmes qui ont augmenté de 0.6% à 1%.
Je sais pas si c'est juste ce que je dis, mais, la différence entre 0.6 et 1 c'est 0.4, et 0.4 c'est 66% de 0.6, donc 1% c'est 66% de + que 0.6?

Ceci étant dit, ça ne change pas que 1% de mères qui ont eut une dépression, ça veut dire 99% qui n'ont pas eu, à priori......

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 18:54
par Laura Ingalls
merci malala!

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 20:57
par Manichéenne
La Bluble a écrit :Il faut peut-être revenir sur certaines conceptions avant d'aller plus loin. Les questions qui se posent c'est
-qu'est-ce, au fond, qu'un accouchement normal ?
-est-ce que ce type d'accouchement se produit réellement souvent ?
Si on considère que "normal" = dans la norme, alors oui, c'est le type d'accouchement le plus fréquent.
Mais alors la norme dépend de la population de référence...
A mon avis, normal serait "tel que prévu par la nature", donc en laissant faire les hormones naturellement. Donc ça exclu l'immense majorité des accouchements français, et une grande partie des accouchement occidentaux. Soit à cause des hormones de synthèses (systématiques avec la péridurale), soit plus simplement à cause des conditions hospitalières, le stress, le bruit et les lumières vives étant connus pour contrer la production naturelle d'hormones de l'accouchement.
Car à la lecture des travaux de Laborit et de Odent, je pense de plus en plus que la majeure partie de la population n'accouche pas "normalement", quand bien même les accouchements ne sont pas pour autant catastrophiques ou ne nécessitent pas d'interventions spectaculaires.
Ce qu' Odent présente comme non physiologique, c'est, à la base, un accouchement malgré un néocortex maternel en éveil, voire en alerte.
C'est la première fois que je lis cette théorie et je trouve ça très intéressant. :)
Un peu, je dois bien l'admettre, par identification à mon propre cas : je suis née dans des circonstances très stressantes pour ma mère, mais sans aucun problème physique.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 22:50
par Madu
Ca doit être celui là Henry Laborit: http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Laborit

et celui ci Michel Odent: http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Odent

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : jeudi 28 novembre 2013 à 22:59
par malala
Laura Ingalls a écrit :
Je sais pas si c'est juste ce que je dis, mais, la différence entre 0.6 et 1 c'est 0.4, et 0.4 c'est 66% de 0.6, donc 1% c'est 66% de + que 0.6?
Oui, c'est ça :D

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : vendredi 29 novembre 2013 à 16:23
par phi
Je vais même chipoter encore plus.

1% correspond à la probabilité d'avoir une dépression sachant qu'on aura un enfant autiste (en proba, on parle de P(depression|autiste))
0,6% correspond à la probabilité d'avoir une dépression sachant qu'on n'aura pas un enfant autiste (ou P(depression|non autiste)).

Dans l'idée, dans la population de mère d'autiste, 1% ont eu une dépression.

60% correspond à l'augmentation du risque de dépression si on a un enfant autiste par rapport à si on a pas d'enfant autiste (pas sûr du temps du verbe).

Soit (P(depression|autiste)-P(depression|non autisme))/P(depression|non autisme) = 0,4/0,6=67%

Ce qui nous intéresse, c'est la probabilité d'avoir un enfant autiste sachant qu'on a une dépression
P(autiste|depresson)

D'après le théorème de Bayes.
P(autisme|depression) = P(depression|autisme)P(autisme)/(P(depression|autisme)P(autisme)+P(depression|non autisme)P(non autisme))
P(autisme) = 1.53%, selon la même source;

D'où, P(autisme|depression) = (1/100*1.53/100)/(1/100*1.53/100+0,6/100*((100-1.53)/100))
=> Probabilité d'avoir qu'il y ait de l'autisme sachant qu'il y a eu une dépression = 2.5%
De la même manière,
P(autisme|non depression) = P(non depression|autisme)P(autisme)/(P(non depression|autisme)P(autisme)+P(non depression|non autisme)P(non autisme)) = ((100-1)/100*1.53/100)/((100-1)/100*1.53/100+(100-0,6)/100*(100-1.53)/100) = 1.5%
=> Probabilité d'avoir qu'il y ait de l'autisme sachant qu'il n'y a pas eu de dépression = 1.5%


D'où une augmentation de (P(autiste|depression)-P(autiste|non depression))/P(autisme|non depression) = 65.64023392374214% au lieu de 66.6666666%.

On trouve quasiment le même résultat, mais, au moins il correspond à la bonne grandeur.


Désolé du chipotage, je m'éloigne du sujet. Mais je m'attendais à une plus grande différence de pourcentage. Il y a des erreurs judiciaires qui ont été faites sur ce principe.

Et désolé du paragraphe indigeste de maths.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : vendredi 29 novembre 2013 à 16:28
par Benoit
HS: C'était finalement un bon cru ce post n°111111 sur le forum.

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : vendredi 29 novembre 2013 à 20:57
par Tugdual
Benoit a écrit :HS: C'était finalement un bon cru ce post n°111111 sur le forum.
:mryellow:

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : vendredi 29 novembre 2013 à 21:06
par Benoit
Juste une petite question technique, ça ne se fait plus de souligner les décimales récurrentes ? Je trouvais ça plus élégant et que de répéter les chiffres.

Exemple: 2/3 = 0.6

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : vendredi 29 novembre 2013 à 21:23
par phi
Je préfère les surligner, mais en effet. (surligner au sens ligne au dessus)

En vrai, on ça m'étonnerait qu'on ait plus de 2 chiffres significatifs...

Donc 66 ou 66,6 revient ici au même

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : samedi 30 novembre 2013 à 11:55
par Jean
Epidemiology. 2013 Nov;24(6):906-12. doi: 10.1097/01.ede.0000434435.52506.f5.
Intervalle entre les grossesses et risque de troubles autistiques
Gunnes N, Surén P, Bresnahan M, Hornig M, Lie KK, Lipkin WI, Magnus P, Nilsen RM, Reichborn-Kjennerud T, Schjølberg S, Susser ES, Øyen AS, Stoltenberg C.

CONTEXTE : Une étude récente de la Californie a rapporté un risque accru de troubles autistiques chez les enfants conçus un an après la naissance d'un frère .

La suite : http://autisme-info.blogspot.fr/2013/11 ... sk-of.html

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : samedi 30 novembre 2013 à 18:11
par Rose
Jo est l'aîné. Entre lui et son frère il y a 3 ans1/2. Entre son frère et sa soeur seulement 13 mois et pourtant c'est Jo qui est autiste. Ce serait privilégier une cause psychologique, non?

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : samedi 30 novembre 2013 à 18:41
par Benoit
Je remets la conclusion de l'étude ici :
Conformément à un précédent rapport de la Californie , les intervalles inter-gestationnels inférieurs à 1 an ont été associés à un risque accru de troubles autistiques chez le second-né .
Une explication possible est l'épuisement des micronutriments chez les mères ayant des grossesses rapprochées .
Je pense que le caractère très restreint de l'intervalle (si je comprends bien ça correspond à moins de 21 mois entre les deux naissances) rattache l'étude à d'autres du même domaine (= accroissement du risque de fausse couche et de prématurés entre autres).

Par contre je ne comprends pas trop ce que le second a de particulier par rapport aux suivants (à part le fait qu'il y a sûrement beaucoup plus de familles à 2 enfants qu'à 3 et plus, ce qui aide à constituer un échantillon).

Re: problèmes pendant l'accouchement et autisme

Posté : lundi 2 décembre 2013 à 18:46
par Betta splendens
Rose a écrit :Jo est l'aîné. Entre lui et son frère il y a 3 ans1/2. Entre son frère et sa soeur seulement 13 mois et pourtant c'est Jo qui est autiste. Ce serait privilégier une cause psychologique, non?
il me semble aussi avoir vue une étude qui montre que le risque d'autisme est accrue chez l'ainé de la fratrie mais je me rappel plus de l'explication donnée.

De toute façon ce genre d'étude c'est toujours une histoire de statistique, ça ne prouve rien à l'échelle de l'individu.