Ouais désolée, mes propos sont parfois associés à des images un peu glauques et morbides.
C'est comme quand ma mère voit que je suis déjà en totale saturation et qu'en terme détresse, on ne peut pas faire pire mais qu'elle continue à me hurler dessus. Ou quand elle reste sur quelque chose d'insistant, de borné, dans l'idée que je la ferme.
Je vois ça comme les gens qui se font tirer dessus, qui sont déjà à terre, voir même déjà morts mais qu'on continue de leur tirer dessus, avec du sang qui gicle sur la gueule de la personne qui tire.
Quand je vis les choses, je les vis dans ce genre d'idées en terme d'intensité, si ça peut aider à se représenter les choses.
Mon cerveau est déjà mort depuis bien longtemps en fait mais on continue à le bombarder.
Parfois, quand je pète des câbles, quand on m'a fait trop saturer, que je n'hésite plus vraiment à dire ouvertement que je sais potentiellement quoi faire pour me terminer (si on peut l'écrire sans que ça crée de soucis sur le forum), je reçois des menaces, les mêmes que je reçois quand je pète des crises que je ne contrôle même pas quand je suis en plein down et à chaque fois, ce sont toujours des menaces de divulguer ça en public, des menaces de m'humilier, comme s'il fallait à tout prix que tout le monde sache, comme si mes envies de suicide ou mes crises liées aux TSA devaient avoir quelque chose de honteux ou d'humiliant aux yeux des autres.
Et du coup, depuis un peu plus d'un an, les menaces, ça concerne les professionnels que je vois. Style menace de les appeler pour leur raconter que j'ai pété une crise...
Hier, quand j'ai dit que j'avais envie de me tirer une balle (je n'ai pas d'arme sur moi de toutes façons, ni à ma disposition), elle m'a lâché un "Je vais appeler le C.R.A./les psy et leur raconter" en hurlant (pour ne pas changer).
D'habitude, je le vois comme une menace et tentative d'humiliation de sa part, ce qui en est réellement une, puisque c'est à force de me faire ça depuis toujours que je dois avoir honte de mon TSA...
Et hier quand elle m'a dit ça, je lui ai dit "Oui, appelle-les et raconte leur. Ça m'évitera de le faire moi-même, j'en ai marre d'attendre dans le vide que quelqu'un devine, m'appelle ou m'envoie un message".
Mais comme d'habitude, que de la gueule, forte pour parler mais pas le courage de vraiment le faire. Je pense qu'en plus, le fait qu'elle ait vu que c'était sérieux de ma part, ça a changé la donne.
Bref, du coup, comme elle ne l'a pas fait d'elle-même, je vais devoir moi-même solliciter des gens...
Mais juste, je comprends pas ce que ça lui apporterait d'essayer de pourrir mon image auprès des spécialistes en fait. Aujourd'hui, que ce soit le C.R.A. ou les autres endroits où je consulte, ils savent très bien ce que ça peut donner quand je suis en crise, j'ai bien pris soin de rédiger 82 pages rien que pour ça, pour ne rien avoir à cacher et être libre de criser où je veux sans passer pour quelqu'un de timbré si jamais ça doit se produire en public.
Y a que les gens de mon âge, à part mes frères et sœurs, avec qui je traînais au quotidien qui ne savent pas. Et quand bien même, je pense même pas qu'ils verraient ça comme quelque chose de honteux ou d'humiliant, ça leur ferait surtout de la peine de me voir dans cet état.
Enfin pour ceux qui sont déjà sensibilisés à la question...