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Message
par Comte_Pseudonyme » mardi 15 février 2022 à 9:29
La guerre du chiffon sur la barbacane, par Sieur Comte Pseudonyme
une épopée épiquement conne, qui sera peut-être narré en trois volumes, peut-être plus, peut-être moins
Dans ma quête d'un meilleur égo, MOI, je dois admettre que je suis un bon locataire. J'arrive dans un appartement dégueulasse et, que fais-je ? Je le lave. Du four bien graisseux au plafond moucheté, des miroirs tracés aux ventilations souillées, tout partout, de pâte d'argile et de de vinaigre blanc en bicarbonate de soude, je lave. Malfaçons ? Loyalement, je signal. Mes voisins odieux ?
Diplomate et prudent, vais-je à leur rencontre pour essayer de converser avec eux des nuisances qu'ils me font souffrir. Làs, si j'ai obtenus assurances, réassurances et bonnes volontés, les résultats manquent à l'appel.
Les chaises à roulettes font toujours leurs rallyes infernaux dans quelques safaris vidéoludiques, ponctués d'injures à la langue et surtout, destinées au connard qui n'a pas su tenir la lane, ou à l'IA, le code du jeu, ou même la latence qui décide de se faire trop sentir et pèsent sur les partis online. Et ce, jusqu'au bout de la nuit, disons vers le tout petit matin, soit vers 1 à 2 heures du matin.
Un jour de sa visite en l'appartement, que par ses subsides généreuses, ma matrice génitrice mère membre du lobby dit de la chèvre, alors que donc, elle vint en cet appartement, elle remarqua la marque du démon. Elle était à mon balcon.
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En effet, la barbacane de mon voisin du dessus à l'idée de gouter, tel un nazi gériatrique, uniquement sur ma propre barbacane, faiblesse de la République de nostre immeuble, ce faisant ignorant le vent mauvais infini dans lequel ses goûtes de pluies pourraient s'envoler vers des horizons et des chutes moins violentes. Mais au lieu de servir à quelque libellule pour nettoyer ses ailes, ces goutes, incitations à la haine et saignées à blanc dans mon zen, font
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sur ma propre barbacane, mouillée à grand vif. Cette injure quotidienne contre ma quiétude durait depuis toujours, et semblait destinée à continuer jusqu'à la fin des temps, de même que le combat de Rê (ou Râ, selon d'où vous venez dans les royaumes des dieux sur terre) contre la nuit et les ténèbres se fait à chaque crépuscule pour, qu'a l'aube du lendemain, la lumière puisse jaillir, féconde et formidable, telle la semence bénie par le divin Sobek.
Mais mère, cependant, avait trouvé un formidable compromis citoyen. Un chiffon de microfibre. Noué autour de ma gargouille, ce chiffon devint une province de mon empire, s'accrochant telle une conque à ma barbacane, il empêchait les goûtes venu de bien au-delà la haute Égypte s'en venir l'assaillir. Ma propre barbacane, illustre tuyau, était ainsi au repos, et pouvait drainer l'eau tombant dans mon balcon dans la rue en contrebas, sans devoir se faire uriner dessus par celle du voisin de l'au dessus.
Quand soudain, le putain de Syndic.
Le putain de Syndic qui ne sert à rien à part se faire arracher ses annonces qui rappellent que les communs doivent êtres tenus propres et que la nuisances nocturnes, la quiétude, la paisibilité des lieux est la norme. Le putain de Syndic qui, bien sûr, n'est aucune aide en cas de tapage nocturne, en cas de voisin qui détourne votre connexion internet, en cas de problème de voisinage en somme, puisqu'ils ne font que gérer les communs, mais quand bien même, le putain de Syndic qui n'empêche pas l'aspirateur de notre dame de ménage de se faire "emprunter" sans son accord et à durée indéterminée par un faquin de passage. Le Syndic, qui est infoutu d'empêcher les locataires de mon immeuble de mettre des encombrants pendant des mois, et des mois, et des mois, dans le local à poubelle. Le Syndic. Le Putain de Syndic. Qui ne sert pas à grand chose.
Le putain de Syndic m'a fait savoir que, d'après le règlement, toute obstruction des voies d'évacuations d'eau pouvait causer des dommages aux balcons (qui sont déjà endommagés par des infiltrations autres et des malfaçons... (l'immeuble date de 2017)) et qui, via mon bailleur, me fait savoir que mon chiffon, gardien de ma quiétude, doit-être retiré.
En conséquence, à chaque pluie, depuis hier, je vais devoir entendre
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pendant des heures. Et j'entends déjà pendant des heures
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Je sais que comparé à ce que d'autres parmi vous souffrent ici, ce n'est rien. C'est une injustice mineure, une souillure sur mon âme de bonne de personne qui pourrait passer inaperçue. Mais le fait est que j'ai du mal à tolérer ce bruit permanent, cette injustice que l'on m'a imposé par le biais d'un règlement bêtement appliqué, sans recherche de compréhension ou de contexte. Règlement que l'on m'impose et auquel j'obtempère. Mais je m'interroge. Qui d'autre que moi, dans ce putain d'immeuble, eut quelque respect pour le putain de Syndic et aurait respecté ce putain de règlement ?
Aussi, je m'en vais partir en guerre.
Aye, wé, wi, je pars en guerre contre le putain de Syndic. Je m'en vais collecter élément auprès de mon voisinage et via la vidéo, la capture de son, pour indiquer que ce son est, bel et bien, chiant. Je veux lire leur l'admission de leur part. Je veux entendre la culpabilité et l’effroi de stupéfaction devant la réalisation de l'injustice imposée par leur ingérence dans les affaires d'un de leurs bons locataires, quand ils liront mon mail.
Je ne puis, braves gens, partir en juste, saine, formidable croisade pour les malheurs qui vous touchent. Je ne puis chasser les démons qui vous assaillent, les harpies qui vous hurlent dessus. Qui vous disent que vous êtes cinglées, ou les machines outils qui s'activent en permanence au dehors de chez vous, dans une société qui construit des murs sans les isoler, qui cultive la propriété privée, mais uniquement la quiétude pour ceux qui peuvent se la payer. Je ne puis, certes, guérir tous les malheurs du monde et, plus encore, ceux qui vous concerne.
Vous, noble congrégation de braves personnes (sauf bubu, il n'est pas noble, c'est un troubadour, mais s'il veut devenir Empereur de je ne sais quoi, on peut s'arranger, plus rien n'a de sens de nos jours, bigre, pensez aux casiers judiciaires de nos (France) ministres, secrétaires d'États et autres conseillers du président... sans conséquence) ; vous donc, vous m'avez accompagné dans des heures sombres. J'aimerai rendre la pareil, mais je ne sais comment m'y prendre, je ne sais si je puis, je ne sais si j'ai l'énergie. À vous tous, j'aimerai témoigner plus qu'une reconnaissance quelque part, même dans les pages de fin d'un mémoire. Non, j'aimerai vraiment faire quelque chose.
Mais je ne peux pas prendre le train en Bretagne pour écouter et réconforter une qui n'est plus là. Je ne peux pas aider à financer le déménagement de quelques uns (encore que, pourquoi pas, je peux aider à bouger les meubles). Je ne peux pas intervenir ou conseiller adroitement ceux qui se font harceler par leur famille. Et j'en ais marre. Du monde. Des gens. Des humains. Sauf nous bien sûrs. Nous, on est bien. On est les connards de personne. (blague)
Aussi, petitement, bassement, piteusement, je pars en guerre contre le putain de Syndic.
En espérant avoir été utile et constructif. Reste ouvert à nouveaux éléments, pour mieux être, mieux faire.
Identifié
HQI, après suspicions de TSA. Troubles anxio-dépressifs chroniques.
TPOC?