Re: juste pour gueuler !
Posté : lundi 14 août 2017 à 10:11
Décidément, Philigram, nos enfances ont beaucoup en commun. Mon géniteur fumait toujours sous le nez de ses enfants. Je te rejoins dans ton coup de gueule. Je sais qu'il est très difficile de se défaire d'une telle addiction, mais ce dont tu parles ici, ce n'est pas la dépendance mais juste l'égoïsme le plus élémentaire. Je connais des fumeurs qui ne demandent pas si ça dérange : ils savent que ça dérange, et s'écartent toujours, même s'il pleut, même s'il fait froid.
Mon propre coup de gueule, lui, ira à l'alcool et aux ferias. En ce moment, je suis bloqué à Dax, en plein pendant ces "fêtes" prétendûment à la manière espagnole. Je ne m'apesentirai pas sur les corridas, sur le fait que ces ferias sont une pompe à fric pour une catégorie d'individus qui m'en manque déjà, aux dépens de tous les autres. On nous dit que c'est la fête, et on ne peut pas nier qu'il y a des dizaines de milliers de personnes dans les rues et qu'elles "s'amusent". Mais peut-on parler de fête quand les trois-quarts des commerces sont fermés par obligation, barricadés comme en temps de guerre pour ne pas avoir les vitrines brisées par des types bourrés ? Quand des grilles sont installées partout en ville pour bloquer les zones vertes, les terrains de jeu, etc. ? La ville est littéralement en état de siège. Quand les personnes âgées n'osent pas sortir de chez elles par peur d'être invectivées par de la viande saoûle, toujours en meute, souvent arrogante ? Raciste, sexiste, stigmatisante, crachant leur venin, humiliant, et concluant, comme tout facho qui se respecte, par "je plaisante". De l'esprit fascisant, ils ont aussi l'uniforme aux couleurs de la ville. Dites-leur que c'est un uniforme, ils nieront sans explication, juste parce que "tu comprends rien, c'est la fête". Demandez-leur ce qu'ils trouvent de festif à boire jusqu'à l'inconscience, voire le coma, ils répondront que les ferias c'est bien plus que ça, mais ne vous donneront jamais d'autre explication. Si vous êtes différents, trop jeune, trop vieux, ne voulez pas boire (ou boire de manière raisonnée), ne voulez pas subir les moqueries, vous n'avez d'autre choix que de vous terrer chez vous pendant six jours, subissant la musique jusqu'à quatre heures du matin, puis encore les brailleries en tous genres, quand ce n'est votre voiture ou vos volets tagués, les types qui pissent sur dans le hall de votre immeuble, qui plient le mobilier urbain parce que c'est marrant, etc. Et cela en endossant le rôle du rabat-joie. Durant ces six jours "festifs", les CRS sont partout, prêts à se déployer, plus nombreux que lors qu'un événement politique d'ampleur égale. Chaque année, une ou deux personnes qui ont affiché leurs opinions anti-corrida (pendant les ferias, elles ne peuvent pas, c'est un trouble à l'ordre public) se font tabasser en toute impunité. Chaque année, on nie l'existence de plaintes pour viol, ou on les minimise. Les bien pensants suggèrent que les filles mentent ou qu'elles l'ont cherché, les autres disent que c'est l'alcool, comme si ça excusait. Rappelez-vous que, statistiquement, pour chaque plainte aboutie, il y en a deux où la victime n'est pas allée au bout de la démarche (parce les policiers sur lesquels est elle est tombée l'ont traitée en suspecte, voire l'ont intimidée) et entre dix et quinze qui ne font aucune démarche, soit parce qu'elles ont peur, soit parce que dans leur culture ça ne s'appelle pas un viol (quand ça vient du conjoint, par exemple). Il y a deux ans, deux avocates ont essayé d'informer les femmes sur le droit. Le maire les a menacées d'une plainte interne (je ne connais pas les termes), en affirmant qu'elles outrepassaient de devoir de réserve (sous-entendu : informer sur le viol, c'est faire de la propagande contre les ferias, donc faire de la politique). Durant ces fêtes, la police refuse aussi de prendre les plaintes pour coups et blessures. Ils partent du principe que tu étais alcoolisé et que tu es à 50% responsable, même si tu n'as pas bu et ne faisais que passer devant des types qui n'aimaient pas ta gueule. Certains me répondront qu'ils n'ont pas le droit et qu'il y a des recours. Moi, je le sais. Mais le plupart des gens ne le savent pas et n'imaginent pas qu'un policier puisse leur mentir. Surtout quand il sont sous le choc d'une agression.
Mon propre coup de gueule, lui, ira à l'alcool et aux ferias. En ce moment, je suis bloqué à Dax, en plein pendant ces "fêtes" prétendûment à la manière espagnole. Je ne m'apesentirai pas sur les corridas, sur le fait que ces ferias sont une pompe à fric pour une catégorie d'individus qui m'en manque déjà, aux dépens de tous les autres. On nous dit que c'est la fête, et on ne peut pas nier qu'il y a des dizaines de milliers de personnes dans les rues et qu'elles "s'amusent". Mais peut-on parler de fête quand les trois-quarts des commerces sont fermés par obligation, barricadés comme en temps de guerre pour ne pas avoir les vitrines brisées par des types bourrés ? Quand des grilles sont installées partout en ville pour bloquer les zones vertes, les terrains de jeu, etc. ? La ville est littéralement en état de siège. Quand les personnes âgées n'osent pas sortir de chez elles par peur d'être invectivées par de la viande saoûle, toujours en meute, souvent arrogante ? Raciste, sexiste, stigmatisante, crachant leur venin, humiliant, et concluant, comme tout facho qui se respecte, par "je plaisante". De l'esprit fascisant, ils ont aussi l'uniforme aux couleurs de la ville. Dites-leur que c'est un uniforme, ils nieront sans explication, juste parce que "tu comprends rien, c'est la fête". Demandez-leur ce qu'ils trouvent de festif à boire jusqu'à l'inconscience, voire le coma, ils répondront que les ferias c'est bien plus que ça, mais ne vous donneront jamais d'autre explication. Si vous êtes différents, trop jeune, trop vieux, ne voulez pas boire (ou boire de manière raisonnée), ne voulez pas subir les moqueries, vous n'avez d'autre choix que de vous terrer chez vous pendant six jours, subissant la musique jusqu'à quatre heures du matin, puis encore les brailleries en tous genres, quand ce n'est votre voiture ou vos volets tagués, les types qui pissent sur dans le hall de votre immeuble, qui plient le mobilier urbain parce que c'est marrant, etc. Et cela en endossant le rôle du rabat-joie. Durant ces six jours "festifs", les CRS sont partout, prêts à se déployer, plus nombreux que lors qu'un événement politique d'ampleur égale. Chaque année, une ou deux personnes qui ont affiché leurs opinions anti-corrida (pendant les ferias, elles ne peuvent pas, c'est un trouble à l'ordre public) se font tabasser en toute impunité. Chaque année, on nie l'existence de plaintes pour viol, ou on les minimise. Les bien pensants suggèrent que les filles mentent ou qu'elles l'ont cherché, les autres disent que c'est l'alcool, comme si ça excusait. Rappelez-vous que, statistiquement, pour chaque plainte aboutie, il y en a deux où la victime n'est pas allée au bout de la démarche (parce les policiers sur lesquels est elle est tombée l'ont traitée en suspecte, voire l'ont intimidée) et entre dix et quinze qui ne font aucune démarche, soit parce qu'elles ont peur, soit parce que dans leur culture ça ne s'appelle pas un viol (quand ça vient du conjoint, par exemple). Il y a deux ans, deux avocates ont essayé d'informer les femmes sur le droit. Le maire les a menacées d'une plainte interne (je ne connais pas les termes), en affirmant qu'elles outrepassaient de devoir de réserve (sous-entendu : informer sur le viol, c'est faire de la propagande contre les ferias, donc faire de la politique). Durant ces fêtes, la police refuse aussi de prendre les plaintes pour coups et blessures. Ils partent du principe que tu étais alcoolisé et que tu es à 50% responsable, même si tu n'as pas bu et ne faisais que passer devant des types qui n'aimaient pas ta gueule. Certains me répondront qu'ils n'ont pas le droit et qu'il y a des recours. Moi, je le sais. Mais le plupart des gens ne le savent pas et n'imaginent pas qu'un policier puisse leur mentir. Surtout quand il sont sous le choc d'une agression.