Oulà, je vais m'expliquer un peu pour éviter le déluge de trucs un peu aggressifs-qui-ne-le-sont-pas. [Pas de votre faute, pas de la mienne, je suis très sensible aux tons même un tout petit peu brusque, ça me fait mal. Je précise bien que oui je sais que c'est normal sur ce forum alors pas la peine de me hurler dessus].
Je déteste qu'on bouleverse mes codes. Ca n'a rien à voir avec la suite directe, c'est surtout un fait. Si un livre, une oeuvre est réaliste, que soudainement il y ait une explication surnaturelle comme dans Indiana Jones, Les Crâne de Cristal, je vais criser et détester l'oeuvre entière. On passe du réalisme au surnaturel sans rien pour le prévoir, et je déteste ça. Vraiment. Les codes doivent être clairs, cadrés, dès le départ, je fonctionne comme ça, je voulais juste expliquer pourquoi ça m'avait énervée.
Quant au reste... Comme le dis Manichéenne :
Manichéenne a écrit :Pour tes exemples, indépendamment aucun ne me choque. Tous ensemble, ça devient un peu trop improbable sans être impossible.
Voilà le problème.
Pour l'Art de la guerre, je rappelle que c'est plein de comparaisons et que cette fillette ne comprend pas les comparaisons. Même pas "j'aime bien cette fille mais je n'en suis pas amoureux. C'est comme de la mousse au chocolat, tu vois, je vais en avoir envie si j'en vois mais s'il n'y en a pas je n'y pense pas". "Tu devrais consulter, Gus, être cannibale ce n'est pas normal". Donc l'Art de la guerre...
Elle a sept ans. SEPT ANS. Des HPI aussi intelligents c'est très, très rare.
Manichéenne a écrit :Je pense que c'est l'inverse qui se passe pour les auteurs/réalisateurs. Ils ont besoin d'un personnage exceptionnel dans leur histoire. Un peu trop exceptionnel. Ca risque de ne pas être crédible. Bon, il suffit de justifier tout ça par un syndrome d'Asperger et ça passe...
En fait, le problème pour moi avec ce livre est là. Juste là. Ce n'est pas que le personnage n'est pas réaliste [encore que, hein, avec tout ça mis bout à bout c'est trop] mais c'est qu'il véhicule encore une fois une seule image des personnes autistes. Donc ça m'énerve.
hazufel a écrit :Tu ne peux pas savoir ce qui se passe dans la tête d’un petit de trois ans, et ne pas parler à cet âge, pour éviter d’être dressé est tout à fait tangible. Le mutisme est la plupart du temps corrélé au mode de communication particulier de l’autisme. En l’occurrence le non souhait de communication, bien souvent, petit. Il n’en voit en général pas l’intérêt.
Encore une fois, le problème se passe dans les explications. "J'ai compris dès ma naissance l'importance du langage". Et après, elle déduit tout de suite l'arme que c'est et... Il ne faut pas sous-estimer les enfants. Mais autant de subtilité, quand même, me laisse perplexe. Le mutisme ne me dérange pas, je l'ai trouvé crédible et intéressant, le problème c'est la raison derrière, très complexe et consciente, comme tout le personnage super cheaté.
Lulumae, je ne reviens pas sur ce que tu as dit parce que tu as juste traduit ce que je ressentais, alors merci^^
Ah sinon... Un autre extrait qui me choque presque plus ?
"
Moi je ne pleure jamais.
Probablement parce que je ne suis jamais "heureuse" ou "malheureuse" ou "émue".
Je suis juste là et j'analyse les faits qui se déroulent autour de moi pour agir en conséquence".
Passe pour la dernière phrase de logique, certes, je fonctionne un peu comme ça.
Mais c'est une des trop nombreuses fois ou l'auteur fait passer cette enfant pour un robot sans émotions. Ben oui, les autistes ne ressentent rien, c'est bien connu.