Fift a écrit : ↑mardi 16 avril 2019 à 11:33
Fift a écrit : ↑mardi 16 avril 2019 à 11:25
il n'était pas encore dans la zone touchée visiblement. Par contre, l'étain n'a pas dû aimer l'augmentation de température ... et la flotte a pu faire pas mal de dégâts à l'électronique.
Sitation du Figaro :
le buffet de l’orgue n’a pas brûlé mais l’état des tuyaux est préoccupant entre la chaleur de l’incendie, les litres d’eau déversés et les infiltrations de cendres.
Je suis trop fort, je devrais postuler au Fig'

.
Si les tuyaux et les sommiers ont été touchés par l'eau et le feu, il est possible que le bilan soit encore pire.
Les tuyaux et les sommiers (en bois) pourraient être foutus (par l'eau), et les tuyaux en étain/plomb foutus aussi (par la chaleur).
Et l'ordinateur pourrait devoir être remplacé, ainsi que les électrovannes (mais en terme de coût, ça, c'est marginal).
(Les sommiers sont de grandes boites hermétiques en bois avec vent sous pression sans turbulences (*), rectangulaires, sur lesquelles les tuyaux sont posés. Il y a une soupape par touche, et des règles perpendiculaires qui permettent de choisir si le vent va dans un jeu ou non). C'est en 2D, c'est un tableau de tuyaux. Première dimension, la note, la touche. Deuxième dimension, le jeu qui est alimenté ou non en vent. Il y a un sommier par clavier, par orgue)
On appuie sur la touche d'un clavier. La soupape du sommier concerné s'ouvre. Ensuite en fonction des jeux tirés ou non, le vent entre dans les tuyaux de cette note des jeux tirés. Et le son resplendit.
(*) Des turbines électriques créent le vent, avant c'était des souffleurs qui pédalaient. Ensuite ce vent est envoyé dans des réservoirs. Le rôle de ces réservoirs est de mettre à bonne pression le vent, il y a des lestes sur la face du haut qui est mobile (en fonction de la consommation du vent), de le stocker et d'éliminer les turbulences. Aujourd'hui on appellerait ça des "buffers".
Ce vent est envoyé à chaque sommier ensuite. Puis envoyé aux tuyaux qui le demandent en fonction des jeux ouverts (tirés) et des touches appuyées.
Ensuite chaque sommier a besoin de pression de vent et de débit adaptés (d'air mais on parle de vent. Air=Vent) propre.
Donc dans ce cas, les réservoirs sont différents.
Le leste est différent, ainsi que le volume de ces réservoirs. A soufflets.
Les plus gros consommateurs de vent sont les jeux de la pédale (clavier mû par les pieds). Car les tuyaux graves ont besoin de beaucoup d'air, d'un grand débit.
Il y a aussi les jeux d'anches. Eux demandent une très forte pression. On peut le comprendre par leur puissance sonore.
(Sur certains orgues, les anches ont leur propre clavier, dont la pression de vent est énorme dans leur sommier).
[EDIT]
Cela n'est vrai que pour les Orgues qui utilisent encore la traction mécanique. Et pour les facteurs d'Orgues qui revendiquent la traction mécanique comme la meilleure.
Et je ne risque pas de les contredire.
Evidemment, sur un orgue informatisé, il suffit de mettre une electrovanne sous chaque tuyau, et de laisser l'informatique les ouvrir...
Mais la traction mécanique reste la traction la plus utilisée par les organiers (les facteurs d'orgues) aujourd'hui. Comme quoi le vieux, c'est aussi aujourd'hui! .
Car il y a beaucoup de défauts avec les autres tractions. Tu appuies une touche, et tu entends la note une demi seconde après. C'est inexcusable.
Le seul problème avec les tractions mécaniques, c'est que les accouplements (ce qui permet d'actionner plusieurs claviers en même temps en ne jouant que sur un seul clavier) sont impracticable si elles ont été mal réglées, ou non entretenues. (Les claviers sont rigides et il est impossible d’appuyer correctement sur les touches. A moins d'être Hulk en personne !

)
Il m'est arrivé personnellement de refuser lors d'un concert d'utiliser le Grand Plein Jeu car impracticable (beaucoup trop résistant) pour une fugue de JSB. Si j'avais accepté, j'aurais fait un bide, mes mains totalement épuisées et incapables.
En clair, je me serais planté.