Benoit a écrit :Pourquoi les justificatifs ?
La RQTH avec son orientation et ses dates ne leur suffit pas ?
Je ne sais pas... J'amènerai ce que j'ai, on verra bien...
Benoit a écrit :Bah si on te demandes la nature de ton handicap tu reponds a cote sur tes 'difficultes' et surtout leur impact sur ton travail.
J'y ai pensé mais ça me semble un exercice encore plus périlleux que de dire clairement que j'ai un diag TSA. Je ne suis pas douée du tout pour "tourner autour du pot", et je risque fort de me mettre dans une situation ingérable avec à la clé bafouillage, mutisme et cie.
En plus, les difficultés, je les trouve encore moins "vendeuses" que le diag. Il y a beaucoup de choses, des déficits sociaux qu'il faudrait accompagner d'exemples (exercice qui me semble très glissant en entretien), un besoin d'isolement fréquent, une résistance au stress proche de zéro, des risques de crises, l'intolérance au bruit...
Là, l'entretien sera avec la personne de la mairie (et éventuellement le chef de service): j'ai peur de l'effrayer plus avec la liste des difficultés et des impacts concrets qu'avec le diag.
Par contre, pour les gens avec qui je vais travailler, je sais qu'il faudrait les informer car dans mes précédents boulots on me reprochait sans arrêt des choses qui ressemblaient beaucoup au code F84 mais version mauvaise volonté.
Factuellement, je ne vois pas trop l'intérêt de réussir l'épreuve de l'entretien si après ils ne me gardent que 3 jours. Et d'après ma prise en charge, il y a au moins 2 choses qui se repèrent très très vite en situation professionnelle "sociale" et peuvent beaucoup dérouter (si ce n'est exaspérer) les gens autour:
1/ ce que mon copain nomme le "mode planeur": la plupart du temps je ne remarque pas qu'on me parle, surtout quand je suis occupée et/ou qu'il y a un petit bruit ambiant,
2/ma manie de répéter plusieurs fois de suite la même question (souvent parce que je ne me souviens pas l'avoir posée, et encore moins avoir reçu une réponse).
Si les gens ne sont pas au courant, ça donne "elle est vraiment bizarre" dans le meilleur des cas et "elle s'est fout complètement/n'écoute rien" dans le pire.
Ca montre que tu as du recul sur ton handicap et que tu t'es interesse au poste en question (ce que tous les candidats ne feront pas)
C'est vrai, et il faudrait que j'arrive à trouver des tournures qui vont dans cette direction. D'après ma psychologue il y a un max de gens qui rapprochent facilement autisme et bibliothèques en plus... comme une sorte de cliché...
Pupuce a écrit :Mais je trouve difficile d'éviter de répondre si la personne demande de but en blanc de quel handicap il s'agit

C'est ça. Et entre mentionner clairement mon diag et m'embourber dans des explications incompréhensibles voire rester muette, je crois que la première solution est mieux.
On t'a souvent posé la question en entretien?