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Posté : jeudi 23 avril 2009 à 22:04
par Mars
Je fais mon mea culpa avec plaisir puisque j'ai eu une réponse :wink: .
A retenir : ne jamais dire "je suis certaine".
D'autre part, même si Lila avait lu et approuvé le témoignage que j'ai fait à son sujet, il semble qu'elle ait les idées plus claires sur ce qu'elle ressentait enfant. Le témoignage mériterait peut-être d'être dépoussiéré et qui sait ? complété ?. Sur ce point, nous sommes d'accord, s'il est complété, c'est Lila qui s'y colle.

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 9:59
par Murielle
Je trouve très intéressante la réflexion de Lila au sujet de "parler" à un objet.
"Parler à quelqu'un qui ne répond pas quand on a un problème de communication"...Maintenant que c'est dit, ça parait assez "évident" en fait... :D
Ca me semble aussi plus "pertinent " que de dire que la personne avec autisme ne fait pas la différence entre les "humains" et "les objets". :D
Merci Lila pour ton "droit de réponse" que perso, je trouve très "éclairant". :wink:

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 10:44
par Olivier
J'ai aussi cette complicité avec les objets.
Je ne les prends pas du tout pour inertes. quand je me déplace en voiture, je lui parle. Mes 1eres voitures avaient un nom.
Mes objets (pour beaucoup les outils), ont une âme et quand ils m'aident à effectuer une tâche, je les encourage de la parole. Je m'excuse si par maladresse je les ai abimés ou tâchés (pour les vêtements par exemple...)
Quand je vais chiner dans des vide-greniers assez importants, j'utilise un petit caddie à roulettes (pour faire les courses). Je le siffle quand je ne sais plus ou je l'ai laissé, et le gronde ensuite de m'avoir fait le chercher.
Tout au contraire j'ai une phobie de tout cadavre animal et encore plus humain, et parfois même de végétaux.
Autant j'aime les souris chats chiens, et autres, autant il m'est impossible de les envisager sous forme de cadavre J'ai dû enterrer un chat et une petite chienne dans mon jardin). J'y ai mis une quantité énorme de protections et précautions, (gants, caisses, sacs superposés, etc...) et une énorme énergie.
J'ai cette même répulsion pour certaines plantes qui ont crevé (arbustes, plantes vertes...)
Quand un être vivant redevient objet, je ne peux le supporter, alors que je considère comme "vivants" beaucoup d'objets famliers.
C'est curieux, je n'avais jamais fait ce rapprochement.

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 11:21
par Luna
Tout au contraire j'ai une phobie de tout cadavre animal
Comment fais-tu pour manger de la viande, Olivier ? Parce que là, malgré les différents conditionnements, c'est toujours le cadavre d'un animal.
Rien que de voir l'étals des bouchers sur le marché avec ces lapins écorchés, j'en suis malade, perso. :(

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 12:12
par Olivier
C'est aussi curieux, j'aime beaucoup la viande. J'aime également la viande crue. (Mais je me retiens d'en consommer). Par contre je ne peux pas approcher les têtes des animaux entières, alors que les oreilles et les pieds de porc sont pour moi un régal dont je raffole.
Je suis en pleine contradiction,
J'ai du mal à approcher une volaille entière morte, mais déplumée eviscérée, étêtée etc.... celà ne me dérange pas.
Philosophiquement, je serais tres porté vers le végétarisme, mais foncièrement, j'ai du mal à me passer d'alimentation carnée...
En période de boulimie, je peux faire une consommation irraisonnée de bidoche...

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 12:57
par Murielle
Olivier a écrit :
Philosophiquement, je serais tres porté vers le végétarisme, mais foncièrement, j'ai du mal à me passer d'alimentation carnée...
Je suis exactement comme toi Olivier.!
En revanche, si je devais "tuer" un animal pour manger de la viande , je n'en consommerai jamais!
Quant à voir un "végétal" mourir, un arbre en particulier, j'en suis malade.... :?
Bizarre, hein?

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 13:03
par Olivier
Il ne me serait pas possible non plus de tuer un quelconque animal pour le manger. J'ai vu toute mon enfance tuer lapins poules et canards pour les manger, j'en suis encore malade....

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 13:21
par Luna
L'être humain est bourré de contradictions...ben vi. Quel curieux animal, cet energumène.

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 15:04
par Olivier
J'ai également une attirance particulière pour les objets animés mécaniques (réveils, automates, etc....)
En entreprise, je passais de longs moments à contempler des machines de conditionnements automatiques, (appelées d'ailleurs automates...)dnt tous les mécanismes étaient apparents derrière des vitres de sécurité. Je suis en plein rangement et je ne peux me résoudre à jeter des boites entières d'engrenages, moteurs électriques de jouet ou d'électro ménager de réveils.....Je suis toujurs aussi fasciné par ces objets qui ont pour moi une part de magie...

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 15:41
par jakesbian
pour revenir aux animaux... je suis née dans une ferme...
... pour moi, c'est donc naturel d'élever des animaux... avec amour... pour les voir arriver dans le congel :? .

par contre, lorsque j'étais chez mes parents, voir un rat mort... faut bien... me faisait un haut-le-coeur, une barrière infranchissable; un animal malade ou souffrant me fait énormément souffrir;

en fait j'ai le même rapport à la souffrance, la maladie, la mort d'autrui pour une personne que pour un animal... exactement le même:

- une personne (un animal) malade que je sais pouvoir être soigné sans difficulté... 8) 8) 8) .

- une personne (un animal) dans de terrible souffrance, sans espoir... :cry: :cry: :cry:

- une personne ( un animal) qui meurt sans souffrance... 8) 8) 8)

- une personne (un animal) trouvé subitement sous forme de cadavre à moitié décomposé... :( :( :(

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 19:34
par Jean
Olivier a écrit : je ne peux me résoudre à jeter des boites entières d'engrenages, moteurs électriques de jouet ou d'électro ménager de réveils..
A Brest, il y a un jeune autiste qui en a un garage plein ... et qui les fait marcher.

Posté : vendredi 24 avril 2009 à 20:04
par laura
exactement comme olivier, autant pour la viande, les objets qui ont une âme, les automates en fonctionnement.. mais par contre j'ai dépassé depuis longtemps ma peur des cadavres.

Un jour en rentrant du lycée j'ai trouvé un pigeon en grande difficulté sur mon chemin. Comme je m'intéresse énormément aux animaux en souffrance j'ai très vite compris qu'il était mourant, vieux, qu'il n'en aurait plus que pour quelques heures/minutes. Alors je l'ai pris dans mes bras et j'ai fait un bout de chemin avec lui pour qu'il ne meurt pas au beau milieu du passage mais puisse s'éteindre sereinement. Et il s'est éteint quelques minutes plus tard, très tranquillement.

J'ai hésité, allais je l'enterrer, le déposer à un endroit tranquille ? Et prenez moi pour une tarée mais c'est la curiosité qu'il l'a emportée, je l'ai rapporté chez moi pour le disséquer. Je savais que ce serait enrichissant et je trouvai que c'était un peu donnant-donnant : je lui avais évité de mourir dans la peur, probablement écrasé, j'allai le disséquer (avec respect hein, pas en le charcutant) et en apprendre plus sur ces animaux (j'ai toujours été très curieuse par nature). Alors je l'ai patiemment disséqué et j'ai appris des tonnes de choses super sur leur anatomie, par exemple la taille de leur cœur, la consistance de certains organes, la composition des poumons, la façon dont les muscles sont articulés, le phénomène de rigidité cadavérique... etc

Depuis ce jour j'ai complètement dépassé ma peur des cadavres. Pour moi un animal mort reste un animal, à la différence qu'il ne peut plus souffrir. Donc ça n'empêche pas de le manger, bien au contraire. Le tout est de le traiter avec respect, par exemple en lui assurant une morte digne, et non violente. Voir un être vivant, humain ou pas, écrasé me désole pour cette raison, je trouve légitime de ne pas maltraiter son corps plus que raison. Et quand je vois un animal écrasé je suis toujours tenté de mettre son corps à l'abri... mais je ne le fais pas, j'ai trop peur d'attraper une saloperie ou qu'on me regarde de travers :?

Posté : samedi 25 avril 2009 à 16:29
par jakesbian
totalement le même ressenti que laura;

je n'aurais jamais pu faire des études de médecin ou véto, à cause de ma mauvaise mémoire... sinon ce sont des métiers qui m'auraient plu.

Posté : samedi 20 juin 2009 à 23:16
par bernard
J'ai reçu la version anglaise du livre à l'origine du film.
D'après Luna, l'histoire du livre est passionnante et assez éloignée du scénario du film.
Je vais donc lire ce livre et vous le commenter si besoin.

Posté : dimanche 21 juin 2009 à 14:47
par Luna
J'aurai pu te l'envoyer le bouquin, je n'y ai pas pensé. Ces 2 autobiographies sont, je trouve, bien plus intéressantes et en apprennent plus par rapport au film sur le SA.