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Message
par LOUNA » lundi 3 octobre 2016 à 21:47
Les interactions sociales, c'est envahissant.
Rester concentré.
Faire mine de comprendre ce qu'on ne comprend pas (ou savoir se faire expliquer).
Essayer de suivre malgré les bruits ambiants.
Savoir dire stop.
Supporter la bêtise des conversations.
Aujourd'hui je me suis retrouvée à travailler en binôme. Ceci n'avait aucun caractère obligatoire ni nécessaire mais ma collègue s'est imposée et je n'ai pas su dire non (sujet connexe) car j'ai été prise de court. A la pause déjeuner, un gamin insupportable à côté de nous. Pendant que je me bouchais l'oreille du côté du gamin pour essayer d'entendre de l'autre oreille ce qu'elle disait, elle continuait à parler comme si de rien n'était. Sujets peu passionnants : quelques ragots, des commentaires sur des aphorismes lus sur Fb (qui disaient que les femmes sont comme ceci, les hommes comme cela et autres généralités).
Comment mettre fin à une conversation ? J'essaie d'envoyer des signaux verbaux ("bon...", ou "ok...", ou "allez...") et non verbaux (éloignement physique de la personne, rapprochement de la sortie, arrêt du contact visuel, regard porté vers du papier ou l'ordinateur...) qui sont sensés signifier que ça suffit. Manifestement ça ne fonctionne pas alors que je n'en peux plus. J'attends que ça passe. Une seule solution : éviter l'interaction sociale pour qu'elle ne vire pas au cauchemar.
Un phénomène que j'ai remarqué, qui s'ajoute à la fatigue générée. Les conversations, c'est comme les musiques, ça me reste longtemps dans la tête. Ça m'empêche de me concentrer, ça me pollue. Parfois pendant plusieurs jours. Ce n'est pas un trouble du développement qui m'envahit, ce sont les autres. Rien que pour ça, il ne faut pas que ça dure trop longtemps, ni que ça se répète trop souvent.
TSA. Diagnostic réalisé par l'UMMA de Marseille en juin 2017