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par Lupine » samedi 16 août 2014 à 21:10
Alors mon avis va être assez tranché et j'avoue que j'ai pas eu la force de tout lire surtout que je m'attendais à un discours non sur l'avortement mais sur l'élitisme blablabla.
Concernant le droit à l'avortement on est tous d'accord il me semble, par contre j'ai l'impression que l'on passe à côté d'un "détail" important. Faire un enfant, qu'il soit génétiquement "normé" ou "équilibré" ou non, comporte des risques pour l'avenir, le bien-être etc
La question du droit à l'avortement me parait plus (c'est un avis tout à fait personnel) comme un choix pour la femme si elle se sent physiquement, mentalement, prête ou non à donner la vie à un être qui finira par se détacher d'elle pour devenir indépendant mais toujours sous sa responsabilité. Bref.
Le problème avec le fait d'avoir un enfant "différent", potentiellement "handicapé et dépendant à vie", en dehors de toute perspective de bien-être ou d'avenir paisible ne devrait pas venir de la naissance ou non de celui-ci, c'est trop facile pour la société qui n'a plus à se remettre en question et à évoluer pour inclure et préserver un nouveau membre de sa communauté. Et c'est là où ce qui, oui, dans l'idéal, est salvateur pour une femme, une mère, de pouvoir savoir si son enfant est potentiellement "autiste profond/grave/bas-niveau/voué à une vie de souffrance/voué à une non-vie" ou "trisomique 21 profond/irrécupérable" ou autre problématique génomique se couplant avec une perspective de non-vie, avant de choisir de mettre bas ou non MAIS ça ne règle pas le vrai problème poussant ces êtres à ne pas avoir de possibilité d'avenir auprès de nous. Alors je suis p'tet utopiste hein ? (j'en doute car j'attend qu'une chose, la disparition de l'espèce humaine) mais même si individuellement et sur le court terme ça "régle" le problème, dans une perspective à plus grande échelle et sur le long terme de notre espèce, c'est une facilité qui va vite se développer en travers dévolutionniste de notre belle-humanité.
Après, on ne peut pas comparer la difficulté de vie avec des enfants "différent" ou normaux, on est bien d'accord, mais la différence est surtout dans la prise en charge sociétale et le développement de réponse, d'aide et de soutiens de notre communauté face à ses différences. Avant les trisomiques étaient "irrécupérable" maintenant ils peuvent obtenir une vie à peu près intégré au sein de notre société, encore avant les aveugles de naissance étaient laissé en décrépitude etc... Bref, je peux comprendre que certains défendent le sauvetage à petite échelle de femme et de famille face au risque de vivre une enfer, mais je comprend aussi les inquiétudes sur une plus grande échelle face au risque d'un eugénisme clairement défendu et développer par les gouvernements (dut entre autre à la nécessité de facilité la gestion d'une masse de plus en plus nombreuse d'être humain qui pullulent comme des souches cancéreuses).
En gros, y a pas de réponse juste ou moins juste, y a qu'un choix de vie et de conscience de l'influence de ses choix à l'échelle qui nous parait la plus facilement viable pour nous. En encore plus gros, tout le monde à raison dans ce qu'il défend par ici, car vous parlez au final du même problème sur lequel vous êtes d'accord, vous le prenez juste pas dans le même sens et c'est pas plus mal, car ça permet d'attaquer ce problème par tout les angles d'attaque et ça ouvre les perspectives pour le comprendre et p'tet même le régler.
Sinon concernant l'élitisme tout ça, j’attends la traduction des textes parce que comme mes collègues, j'ai du mal à me concentrer sur la traduction et le sens en même temps avec d'aussi gros pavé.
La bise à vos chats.
Diagnostiqué(e) en février 2014.