Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : mercredi 26 novembre 2014 à 11:23
on ne peut avoir une vision globale d'un ensemble que si on en connait toutes les parties qui composent cet ensemble sinon c'est une vision globale tronquée
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En fait, je reste assez circonspect sur cet aspect là, tout comme sur la propension des autistes à ne pas savoir globaliser. Non pas que je remette en doute tout ça, mais plutôt que ça ne fait pas vraiment écho avec ce que je vis. Peut-être qu'on devrait commencer par avoir une vision plus nette des concepts de globalisation et d'attirance pour les détails.Mizton a écrit :En tout cas c'est une caractéristique qui est affirmée par les surdoués eux-mêmes, qui est citée dans les bouquins sur la douance etc.

oui c'est exactement çaLeChat a écrit :__Tu considére l'instant présent telle une perception d'un passé d'autant plus éloigné que l'objet l'est de toi (corps), de surcroît son stimuli corporel vers toi (cerveau). Je pense t'avoir compris et partage aussi ce point de vueNova a écrit :j'ai par exemple conscience du fait que tout ce que nous voyons n'est qu'une illusion [...] dû[e] simplement au fait que la lumière voyage de l'objet regardé jusqu'à notre oeil et ensuite le temps que l'information voyage jusqu'au cerveau via les canaux de nos sens et que l'information soit traiter, tout cela prend du temps donc au final l'image que nous voyons n'existe plus au moment ou nous croyons la voir donc nous vivons dans une perpétuelle illusion
__C'est même amusant de visualiser ce concept via des connexions entre les objets de l'environnement et son corps via ses sens (yeux, nez, peau, oreilles...) sur lesquels seraient inscrit son retard temporel. Par exemple, on regarde le Soleil et on trace, entre lui et nos yeux, un fils sur lequel serait inscrit “-8min” puisque c'est le temps qu'il faut pour que lumière nous parvienne. Puis un second trait, en fait notre nerf optique, sur lequel serait inscrit -X,Xxms, temps nécessaire aux yeux pour faire arriver l'information au cerveau. On peut s'amuser à continuer le concept en considérant aussi le temps de l'analyse, en tirant visuellement des “traits” partout autour de soit, en prennant aussi en compte la gravité qui influe sur le temps, et là c'est la surchauffe assurée
oui pour "moi" (je ne dis pas pour les aspis car je ne sais pas si cela s'applique à tous les aspis) ce fonctionnement est ma norme et j'ai du mal à comprendre non pas la théorie inverse mais la mise en pratique cérébrale du schéma inverse (voir d'abord l'ensemble et voir ensuite les détails)LeChat a écrit :__Bien que non diagnostiqué pour l'instant, la notion globalité/détails est celle qui me pose le plus de problème.Nova a écrit :on ne peut avoir une vision globale d'un ensemble que si on en connait toutes les parties qui composent cet ensemble sinon c'est une vision globale tronquée
__Je me reconnais dans les propos de Lou Morgan lors de mes recherches sur un sujet donné, mais surtout dans ceux de Nova, d'autant que je les tiens depuis bien avant me suspecter d'être quoi que ce soit ! Quand on me reprochait d'être trop dans les détails, et je répondais comme Nova.
J'ai jamais passé de test de QI dont je ne sais pas du tout si je suis concernée ou non par le HPI.alexis a écrit : Les HPI ont le réflexe de penser global (en se définissant des objectifs qui pensent à tout), mais peuvent avoir également un grand sens du détail (perfectionnisme).
La vision globale est aussi un outil utilisée par la pensée en arborescence qui est un mode de pensée bordélique, qui part dans tous les sens et fait des liens entre des choses qui en théorie n'en n'ont pas. Ca passe beaucoup par le visuel. Les gens qui pensent en image, en arborescence ou global, sont souvent des cancres quand il s'agit d'avoir une méthode séquentielle soit par étapes ordonnées (ex procédure à suivre, lecture, etc). Quand le séquentiel trouve une solution unique, la pensée en arborescence en trouve une dizaine (farfelues incluses).
Le défaut du global, c'est que quand on pense trop global (par les objectifs démesurés que l'on se fixe par ex), on mobilise une quantité de données (détails) phénoménale qui peut vite devenir ingérable d'où l'aspect bordélique qui peut ressembler à un déficit du sens de l'organisation. Pour y remédier, on apprend aux HPI à travailler avec méthode, par exemple en découpant la tâche à faire en plusieurs étapes (moins de données à gérer en simultané) ; plus généralement en imitant les séquentiels qui sont les as de la méthode). En gros les HPI ont un moteur performant, mais ne savent pas l'utiliser, d'où un relativement faible pourcentage de réussite hors norme chez les HPI.
Tu dis que les HPI à pensée arborescente n'étaient pas jusque-là considérés comme HPI.alexis a écrit : Là où ça se complique encore, c'est que les HPI n'ont pas tous une pensée globale / en arborescence, certains on aussi un mode de pensé privilégié séquentiel, ou mixte les 2 plus ou moins à égalité. En général c'est dans le groupe mixte que l'on observe le plus d'intégration sociale réussie, et ce sont les extrêmes qui fréquentent les psys et thérapies en tout genre.
A noter que les auteurs à la mode sur la douance (ex Siaud Fachin et lsa notion de zèbres) ne traitent que des HPI avec pensée en arborescence, les HPI plus traditionnels (ex Mensa) étant plutôt les séquentiels et mixtes. L'émergence récente des théories autour de la pensée en arborescence réhabilite une population qui récemment encore n'était pas identifiée comme HPI et était automatiquement redirigée vers le circuit psy sous divers intitulés suivant le trait de caractère dominant du patient)
Je suis très souvent prise pour une idiote, une simple d'esprit ou pour une folle quand je tenter d'exprimer mes raisonnements au travail.LeChat a écrit :
__De là découle bien des souffrances (que je ne connais que trop bien...), dont j'ose tirer quelques constations (pas toujours vraies) :
- Quiconque outrepassera l'étape 1 (rapidité, atypicité) se verra jugé d'anormal, et sera facilement exclu.
- Qui a la (relative) rapidité d'accéder aux stades 3/4 devra dépenser inutilement beaucoup d'énerge pour se faire comprendre auprès de ceux des stades 1/2, parfois à s'en essoufler.
- Celui qui a la capacité à d'accéder aux seuils 3/4 vivra mal les réflexions erronées/simplistes du stade 1 de la réfexion.
- Une réflexion “intense” sur un sujet donné, battira des murs de plus en plus épais entre soi et le monde commun, créant un isolement proportionnel avec celui-ci.
- Celui arrivant au stade 4 ne sera même plus qualifiable “d'intelligent” par le monde, tant il sera déconsidéré, pris pour fou/bizarre.
- Celui qui ne s'avouera/saura pas être l'un des rares (modestie, manque de recul, faible estime...) à pouvoir accéder aux seuils 3/4 vivra comme une remise en question insultante de ceux bloqués (faute de L, S ou I) aux 1/2. Remise en question si forte qu'il se considérera réellement fou, stupide.
Je ne suis pas d'accord avec tes affirmations. Il me semble que tu fais beaucoup de raccourcis.alexis a écrit :
Les NT accumulent des détails et obtiennent le global à la fin, tandis que les HPI pensent global en 1er puis entrent dans le détail en 2 (souvent en bidouillant de manière à ce que l'accumulation de détail façon NT aboutisse au global que le HPI s'est choisit)
...
Là où ça se complique encore, c'est que les HPI n'ont pas tous une pensée globale / en arborescence, certains on aussi un mode de pensé privilégié séquentiel, ou mixte les 2 plus ou moins à égalité. En général c'est dans le groupe mixte que l'on observe le plus d'intégration sociale réussie, et ce sont les extrêmes qui fréquentent les psys et thérapies en tout genre.
Je ne sais pas où tu as vu ça mais je peux te dire que je n'ai jamais rencontré aucun psy validant cela. Il est établi que les HQI ont une pensée arborescente et c'est généralement expliqué clairement aux entretiens, qu'il soient à Mensa ou non ! Et Siaud-Facchin traite toutes sortes de surdoué, c'est à dire les gens qui ont un score > 132 aux tests classiques.alexis a écrit :A noter que les auteurs à la mode sur la douance (ex Siaud Fachin et lsa notion de zèbres) ne traitent que des HPI avec pensée en arborescence, les HPI plus traditionnels (ex Mensa) étant plutôt les séquentiels et mixtes. L'émergence récente des théories autour de la pensée en arborescence réhabilite une population qui récemment encore n'était pas identifiée comme HPI et était automatiquement redirigée vers le circuit psy sous divers intitulés suivant le trait de caractère dominant du patient)
Si c'est pas clair c'est normal
Les HPI sont plus susceptibles de développer des dépressions existentielles, une propension à se poser des questions tordues sur la vie, en décalage avec les autres ("mais pourquoi tu prends la tête comme ça?").En revanche, je me demande si l'addition des deux n'augmente pas l’hypersensibilité, la prise de tête et les symptômes psys de type anxiété/phobies/dépression.