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Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 16:40
par Pupuce
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 16:45
par Anatheia
J'ai conscience de ma différence depuis que j'ai 6/7 ans. Par contre, il est vrai que je n'ai eu une piste sur ce que c'était seulement parce que j'ai rencontré un Aspie et qu'il m'a dit que je l'étais.
Je me pensais simplement idiote/bizarre.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 16:50
par isra
alexis a écrit :Je parle des gens qui sont venus d'eux même, sans avoir été poussé par une intervention extérieure.
Oui je parle de ceux-ci aussi, il y a de nombreuses personnes qui ont trouvés la piste sans intervention extérieure, rien dans l'autisme n'empêche cela.
Le diagnostic officiel qui arrive seulement après 2 ans de thérapie est un peu inadapté, dans le sens où pendant ces 2 ans, la personne peut avoir suivi par erreur une thérapie qui n'était pas appropriée pour elle. ... et avoir aussi utiliser ce temps pour se fondre dans un statut de handicape alors que cette personne a plein d'atouts pour s'en sortir dans la vie.
Je n'ai pas entendu dire qu'il fallait faire de la thérapie pour obtenir le diagnostic...
L'autisme est constitutionnel et cognitif, on est autiste ou on ne l'est pas.
Cela fait partie du processus du diagnostic de définir ce qui a trait au trouble du spectre de l'autisme ou autre...
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:05
par alexis
rien dans l'autisme n'empêche cela
C'est justement ce que prétend l'argumentaire de l'article de Loup auquel je me réfère, et que j'ai constaté par mes rencontres sur le terrain. Je n'ai par rencontré tous les autistes non plus et il est possible que l'argument du texte de Loup soit erroné. Mais personnellement je pense qu'il est juste et qu'il faut lui accorder de l'importance. Parce qu'il y a quelques chose de bien net entre une personne HQI et une personne autiste dans leur période pré-thérapie, c'est à dire quand elles n'ont pas encore identifiées leur différence. La personne HQI cherche à comprendre ce qui lui arrive, pas la personne autiste (dans ce dernier cas, c'est l'entourage qui cherche à comprendre). "Les questionnements existentiels spontanés et dès l'enfance sur soi-même" est une caractéristique importante des HQI (bien plus visible que des signes de rapidité de raisonnement synonymes d'un QI élevé) qu'on ne retrouvera pas chez les autistes en général, et probablement aussi chez les autistes HQI (qui sont donc en réalité des HQI"partiel", car il leur manque une caractéristique, je précise pour les puristes de l'argumentaire, et il faudrait employé un autre mot que HQI, je me réfère aux définitions qualitatives sur les surdoués, pas aux chiffres quantitatifs).
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:20
par FloretteRanou
Si je comprends bien alors les autistes / aspies ne sont pas capables d'avoir des questionnements existentiels

?
Si c'est bien vrai alors effectivement je ne peux pas être Aspie...
Je passe ma vie à me poser des question existentielles

.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:23
par isra
Je n'ai pas retrouvé le paragraphe entier auquel tu t'es référé car il y a plusieurs textes et ils sont assez long mais la phrase que tu citais fais référence à l'excentricité comme je le dis plus haut.
Sinon, si le fait d'avoir des questionnements existentiels ne se rencontre pas chez les autistes "en général" cela ne revient pas à dire que de manière absolue un autiste ne se pose pas ce genre de questions.
Ensuite même si on part du principe que tu cites ci-dessus, cela n'élimine pas le fait qu'une personne qui se reconnait dans l'autisme ne puisse pas l'être comme tu le supposes plus haut
puisqu'elle peut être HQI+TSA et donc s'en rendre compte, bref sur ce point je ne te rejoins pas.
Je ne pense pas qu'on puisse partir du principe qu'une personne qui découvre la piste TSA par-elle même indique qu'elle n'en soit pas concernée...
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:27
par Astragale
Moi non plus du coup. Chouette !!!

Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:32
par zad
je suis peut etre un peu hors sujet ...
j'ai souvent découvert et je découvre encore des comportements et autres que je croyais normal chez tout le monde. je ne m'était jamais rendu compte que les autres personnes ne réagissaient / ne faisaient pas pareil que moi
je dirai que l'asperger ne peut pas faire l’inventaire de ses bizarreries et comportements par introspection ; et il est peut etre possible qu'un surdoué en soit capable (méta-analyse ?). je me demande si ce n'est pas ce que alexi veut dire, pour l'aspie c'est sa normalité et il capte rien, n'y peut pas grand chose, et a une vague conscience d'être zarby ; pour le hqi, c'est l'inverse, il a une forte conscience de sa différence et arrive à identifier de lui-même ce qui est étrange

Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:40
par Astragale
De façon plus sérieuse, il est vrai qu'il a fallu que quelqu'un me fasse remarquer certaines aspects des codes sociaux qui me passaient complètement au dessus et que j'ignorais quasiment l'existence des implicites dans la communication. Je les ignore d'ailleurs toujours naturellement, il me faut faire un effort et encore.
Néanmoins c'est moi qui ai trouvé la possibilité du SA et qui ai initié la demande diagnostic qui vraisemblablement, ne peux pas être mis en doute.
Je peux ajouter que j'ai découvert très jeune, vers 6 ou 7ans, que j'étais différente des autres sans pouvoir cerner en quoi.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:48
par FloretteRanou
Astragale a écrit :De façon plus sérieuse, il est vrai qu'il a fallu que quelqu'un me fasse remarquer certaines aspects des codes sociaux qui me passaient complètement au dessus et que j'ignorais quasiment l'existence des implicites dans la communication. Je les ignore d'ailleurs toujours naturellement, il me faut faire un effort et encore.
Néanmoins c'est moi qui ai trouvé la possibilité du SA et qui ai initié la demande diagnostic qui vraisemblablement, ne peux pas être mis en doute.
Oui c'est pareil pour moi il m'arrive encore très souvent de ne pas avoir conscience de mes "gaffes" et qu'on me les fasses remarquer par la suite.
Mais quand j'ai découvert le SA et après avoir fait des recherches sur le sujet, j'ai réussi à faire le lien avec ce que je vivais.
Ça a expliqué des aspects que je ne comprenais pas naturellement.
J'avais une conscience de ma différence mais je ne savais exactement en quoi elle consistait.
Quand j'ai lu les descriptions du SA, j'ai pu enfin comprendre.
Mais je n'ai pas eu besoin d'aide d'une personne extérieure pour arriver à cette réalisation.
J'ai quand même eu besoin d'avoir un diagnostic.
Jusqu'au bout j'ai continué à avoir des doutes sur le fait d'être normale ou pas.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:55
par Loup
Astragale a écrit :De façon plus sérieuse, il est vrai qu'il a fallu que quelqu'un me fasse remarquer certaines aspects des codes sociaux qui me passaient complètement au dessus et que j'ignorais quasiment l'existence des implicites dans la communication. Je les ignore d'ailleurs toujours naturellement, il me faut faire un effort et encore.
Néanmoins c'est moi qui ai trouvé la possibilité du SA et qui ai initié la demande diagnostic qui vraisemblablement, ne peux pas être mis en doute.
Tout pareil, Astragale.
(enfin, je sentais bien que ça passait pas, et je cherchais comme une dingue ce qui n'allait pas, parfois, je trouvais des années après...)
Maintenant, je suis beaucoup plus lucide sur certaines choses (voire trop), parce que j'ai identifié la source.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 17:58
par alexis
je découvre encore des comportements et autres que je croyais normal chez tout le monde. je ne m'était jamais rendu compte que les autres personnes ne réagissaient / ne faisaient pas pareil que moi
oui, c'est ça.
Les auteurs parlent manque d'empathie, de théorie de l'esprit défaillante, ou d'égocentrisme. Ils désignent en partie et cherchent à expliquer le phénomène observé selon lequel les personnes autistes ne se préoccupent pas de ce que pense l'autre. (soit déficit de perception, mode de pensée différente, manque de réciprocité)
Les autistes qui s'ignorent pensent être comme tout le monde, du coup ils ne se préoccupent pas de savoir si les autres ont un avis différent du leur, et zappent les signaux envoyés par les autres pour leur dire "hé, arrête de faire ton excentrique et écoute notre version". Ou inversement dans l'ordre des étapes si c'est un déficite.
Quand on croit que tout le monde pense et fait comme nous et qu'on ne perçoit pas les tentatives de dialogue des autres, la vie sociale semble simple. Il n'y a alors aucune raison de s'engager dans une réflexion existentielle pour comprendre ce qui se passe, le sens de la vie, etc. ni même d'aller chercher de l'aide sur internet ou auprès d'un médecin.
Quand la personne autiste commence à se poser des questions, c'est qu'un grain de sable est venu rompre cette mécanique de raisonnement.
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 18:01
par Loup
Oui, le questionnement arrive essentiellement par le biais de difficultés, voire fatigue, rencontrées...
Le texte parle bien de ce moment du début de l'adolescence, où une personne autiste se rend bien compte qu'on [les autres] lui renvoie une différence. Attwood en parle également dans son guide.
(personnellement, avant ça, je me souciais peu de cet impact, j'étais beaucoup dans mon monde selon mes parents)
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 18:12
par alexis
A savoir, que les HQI, notamment les THQI sont capables d'engager des périodes de questionnements existentiels et de remise en question, de changement de vie extrême, même quand tout va bien, juste pour casser la routine, ou par curiosité, ou par jeu, ou quand il viennent de terminer un projet et qu'ils se demandent dans quelle nouvelle aventure ils vont se lancer (parfois ils se mélangent les pinceaux tout seul et arrivent à s'en rendre malade, alors faut les recadrer), etc. (les MHQI sont plus stables et moins gênés par la routine)
Re: Influences entre TSA et HQI
Posté : samedi 6 décembre 2014 à 18:13
par freeshost
Merci pour ces informations, Loup, tout est copié-collé dans un fichier.
had, bon, d'accord, quand j'aurais lu divers ouvrages sur les personnes Asperger surdouées, j'essaierai d'en faire une synthèse (toutefois détaillées, vous me connaissez

) et la mettrai dans le domaine public en téléchargement libre et gratuit (sans DRM).
Quant à l'excentricité, il m'arrive de l'identifier, et de la garder. Je ne vais pas faire le mouton juste par conformisme (je ne vais pas mater des femmes et parler d'amour et de sexe juste pour faire comme les autres gars ; je ne vais pas me moquer de personnes juste parce que les autres le font ; je ne vais pas m'inscrire sur What'sApp parce que beaucoup de personnes me demande de m'y inscrire ; etc.). Je mets la priorité sur l'éthique, pas sur la conformité.
Actuellement, ma mère essaie de trouver le temps pour lire des ouvrages sur le syndrome d'Asperger. Mais :
- elle ne lit que des livres qui pourraient me concerner, alors que je m'intéresse aussi à l'Asperger au féminin, aux différentes formes d'autisme, etc., [A plein de choses qui ne me concernent pas ; il me semble que beaucoup de personnes non autistes non hauts potentiels ne s'intéressent pas à des trucs qui ne les concernent pas ou qui ne concernent pas leurs relations. Alors que la personne Asperger et/ou haut potentiel s'intéressera plus facilement à des choses qui ne la concernent pas forcément directement.]
- elle ne lit pas encore de livres sur le haut potentiel.
Il faudra que je m'intéresse aussi aux implicites (la communication implicite, des sous-entendus). Il semble que l'Asperger non haut potentiel a plus de difficulté à les détecter, identifier et comprendre que l'Asperger haut potentiel.