Mizton a écrit :Je ne suis pas tout à fait d'accord sur le côté "un score est un score", quand on sait que les tests de QI tels qu'ils existent aujourd'hui ne sont adaptés ni aux zèbres (oui du coup je switche entre les termes ^^") ni aux Asperger.
Je ne suis pas non plus d'accord avec la notion même de "QI" comme simple outil de "diag", dans le sens où le quotient intellectuel ne calcule grossomerdo que le côté logique/mathématique, ignorant totalement les autres formes "d'intelligence" (émotionnelle/empathique, artistique, manuelle, sociale etc)
Si les tests de QI ne sont pas adaptés aux Asperger comment se fait-il que certains d'entre nous les réussissent ?
Le quotient intellectuel mesure ce qu'il mesure. Il n'est pas conçu pour mesurer l'intelligence manuelle ou social, en effets mais ce n'est pas ce qu'on lui demande.
Mizton a écrit :Justement, une personne surdouée (ou zèbre ou tout ce que tu veux) n'est pas quelqu'un ayant un "bon niveau d'intelligence". C'est quelqu'un ayant un fonctionnement cérébral différent, une façon différente de voir et de comprendre les choses, une façon différente de réfléchir, de se concentrer, de penser. Exactement comme les Asperger. (en différent hein, mais c'est le même principe d'un "fonctionnement différent"). Les tests de QI ne sont donc pas adaptés, car ils sont faits pour mesurer un potentiel intellectuel donné. De plus, il est TRES facile de se saboter lors d'un test de QI, il suffit d'être stressé par exemple.
ps : les capacités empathiques entre dans l' "intelligence émotionnelle".
Une personne surdouée est certes une personne ayant un fonctionnement cérébral différent de la moyenne mais c'est aussi et avant tout quelqu'un ayant un haut niveau d'intelligence (selon l'acception générale de ce mot). Un test de QI mesure les capacités de compréhension et de résolution, la mémoire et la vitesse de traitement.
J'ai lu plusieurs fois dernièrement sur des blogs ou des forums cette affirmation comme quoi un HQI ne désigne pas une intelligence plus élevée. Pour ma part, je trouve que cela fait encore partie des "excuses" pour éviter de chiffonner le public.
Mais en aucun cas avoir une intelligence logico/mathématique ou verbale plus élevée que d'autres n'est le signe d'une supériorité quelconque. J'ai un THQI et je suis aussi handicapée socialement, incappable de rattraper un ballon, je ne sais ni jouer d'un instrument ni même faire une addition de 20 chiffres sans une erreur...
Anatheia a écrit :J'avoue que je ne comprends pas bien la problématique.
Le nombre de personnes accumulant Aspie + HQI est assez conséquente sur le forum et s'ils ont un endroit pour pouvoir partager sur leurs problèmes particuliers à ce « mélange » ou à leur côté HQI, c'est une bonne chose pour eux...
C'est vraiment quelque chose dont il faut débattre ?
Ça peut être aussi intéressant pour les autres aspies de voir les différences et de se rendre compte des facilités et/ou difficultés en plus.
Merci Anatheia, voilà une réponse saine et sensée !
meï a écrit :...c est vrai qu'on ne peut en parler de ce sujet precis que "entre hpi", finalement pas parce qu'on ne veut pas en parler avec tous, (et pourtant, quel bonheur ça serait!) et echanger , mais parce que "tous" la plupart du temps rejettent completement qu'on puisse se définir par ces termes. même si c'est une realité etablie par des tests /mesures calibrées
Entièrement d'accord avec toi Meï.
meï a écrit :aujourd'hui que je me sais aussi autiste, j'ai plus de facilité à évoquer aussi le hpi car les gens , (bon les rares personnes avec qui ça eut être opportun d'en parler), entendent d'abord "autiste" (ohh la pauvre, c'est une grave maladie du cerveau ça....(je caricature exprès.

.)), puis quand le hpi s'en mêle, ça donne "ah mais oui donc elle est surdouée, bah
c'est pas grave si elle est autiste la pauvre on lui en veut pas!"...
C'est marrant, je l'ai remarqué aussi !
meï a écrit :je caricature et ça me fait mal de le faire mais je ne peux pas trop autrement.car dans la vraie vie, les gens ne supportent pas certaines notion, qui les met mal l'aise, et parfois en creusant on se rend compte que meme en tentant d'expliciter au mieux, de dire les choses qui sont douloureuses dans les cerveaux de surdoués, (car il y en a tant!); que c'est loin d'être un "truc de plus", etc etc, on peut passer de mois et des années a expliciter, et bien...pour la plupart ds gens a qui on a tenté de l'expliquer c'est comme ci, pour certains, la notion même est et reste inabordable dans leur esprit, cad, incompréhensible ,inconcevable et là je vais me faire des ennemis (et ce n'est pas du tout mon but, mon but serait qu'en me lisant les gens qui detestent tant cette notion comprennent mieux) mais je vais être ultra honnête, il m'arrive de penser que pour comprendre ce qu'est réellement le hpi en terme de "non superiorité", et de "non ego" il faut etre , peut être, soi même hpi....
Je ne suis pas loin de penser la même chose.
Dès qu'on aborde le sujet on se fait jeter. Pour moi c'est une sorte de racisme.
Non seulement le fait d'être conçus ainsi n'est pas une sinécure mais en plus on nous interdit d'en parler.
Je trouve quand même dur de retrouver ici les mêmes réactions, parmi des gens qui devraient savoir, il me semble, ce qu'est le rejet. Je vous assure que quand on m'a dit à 9 ans, que j'étais "surdouée" (c'était le mot employé par le psychiatre), j'ai ressenti un grand désarroi de constater que je n'étais définitivement pas comme les autres.