suite :
En ce qui concerne les types de crimes:
- « De loin, les condamnations les plus fréquentes chez les patients ex-Asperger l’ont été pour des infractions contre les biens [...] Les atteintes à la vie et à l'intégrité physique étaient rares. »
Et bien que les données pour la population générale étaient limitées:
- « L’évaluation qualitative des types d'infractions chez les anciens patients Asperger suggère qu'elles ne diffèrent pas radicalement de celles dans le grand public »
Parce que ce point doit être souligné, en voici encore de la discussion d’Hippler et autres:
- « les résultats de notre étude ne suggèrent pas une sur-représentation de certains types d'infractions. Dans les rapports de cas répartis sur 22 ans et 33 condamnations, il n'y avait que trois cas de blessures corporelles, un cas de vol et un cas de comportement violent et menaçant. »
Encore une fois tout à leur honneur, Hippler et autres ont également fourni des données réparties selon le système d'Asperger de diagnostic. Les 177 anciens patients ont été divisés en un groupe AP («psychopathologie autistique», N = 73) et un groupe AF ("traits de psychopathologie autistique", N = 104).
Quelques conjectures sont nécessaires, mais le groupe AP relèverait suivant les critères actuels, soit du syndrome d'Asperger soit du diagnostic spécifique de l'autisme. Hippler et autres estiment avec prudence qu'un tiers serait autiste-spécifique, mais ce n'est pas difficile de trouver des chercheurs qui supposeraient une plus grande proportion (ici, par exemple).
Alors qu'une minorité du groupe AF pourrait répondre aux critères du syndrome d'Asperger, selon Hippler et autres, d'autres pourraient être PDD-NOS [TED-NS], ou dans le (non-autiste) phénotype élargi. Les AF sont décrits comme d’"anciens patients à l’extrémité du spectre» et ont été inclus par Hippler et autres parce que:
- « Asperger a estimé que la «psychopathie autistique» est une condition héréditaire se fondant dans la «normalité», qui se reflète dans les descriptions de cas de ces enfants en ce sens que les caractéristiques de base étaient les mêmes mais que les symptômes étaient moins graves ou pouvaient être au mieux compensés. »
Selon des hypothèses quasi-universelles, il serait beaucoup mieux d'être AF (moins «grave» ou «extrême») que AP. Transformer les catégories AP en catégories AF est un objectif majeur des interventions habituelles de lobbying pour les autistes. Mais Hippler et autres ont constaté que la plupart des condamnations pénales enregistrées dans leur cohorte n'appartenait pas au groupe AP «plus autiste", mais au groupe AF «moins autiste ou pas du tout autiste".
En effet, des 33 déclarations de culpabilité enregistrées en 2002, seulement trois condamnations pour deux individus ont été trouvées dans le groupe AP. Les 30 autres appartiennent à six individus dans le groupe AF, avec deux dans ce groupe contribuant pour 22 condamnations.
Dans la comparaison avec les taux de condamnations nouvellement inscrites dans la population générale, le taux d'AP était de 0,6% tandis que le taux d’AF était de 1,7%. Ces chiffres sont inférieurs et supérieurs, respectivement, à ceux de la population masculine en général, tandis que le taux AP est comparable à la population générale, femmes incluses (0,7%).
Hippler et autres donnent un aperçu compétent de la documentation pertinente (y compris cette constatation récente), ainsi qu'une discussion équitable des limitations de leur étude. Sous la bannière "des implications plus larges», ils écrivent:
- « Il y a une perception du public que les personnes ayant reçu un diagnostic en santé mentale en général, et de syndrome d'Asperger en particulier, présentent une menace pour le public. Nous soutenons que, sur la base des données de suivi de la cohorte initiale d'Asperger, ainsi que d'autres études, cette perception est erronée. »
Des implications même plus larges incluent la question négligée de quelle façon le fait d’être considéré comme tout naturellement violent et dangereux pour les autres, comme criminels-nés, a affecté les résultats des autistes.
Reference:
Hippler, K., Viding, E., Klicpera, C., & Happé, F. (2009). Brief Report:
No Increase in Criminal Convictions in Hans Asperger’s Original Cohort [
Pas d'augmentation des condamnations pénales dans la cohorte originale de Hans Asperger ] Journal of Autism and Developmental Disorders, 40 (6), 774-780 DOI: 10.1007/s10803-009-0917-y
Posted by Michelle Dawson at 7:54 PM
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