Re: Pour parler d'écologie
Posté : vendredi 27 mai 2016 à 12:15
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Faute de majorité qualifiée, l'Europe ne prolongera pas de 18 mois l'autorisation de mise sur le marché de l'herbicide le plus répandu au monde
Les représentants des 28 Etats membres de l’UE, réunis en comité d’experts, ne sont pas parvenus lundi à former une majorité convaincante en faveur d’une prolongation temporaire de l’homologation du glyphosate, herbicide courant mais aux effets sur la santé controversés, a indiqué la Commission.
La Commission européenne va étudier ses options pour la suite au niveau politique. «Il n’y a pas eu de majorité qualifiée», a simplement affirmé un porte-parole de l’exécutif européen, Alexander Winterstein, lors d’un point presse quotidien de l’institution.
La Commission européenne proposait de prolonger de 12 à 18 mois, sous conditions, l’autorisation du glyphosate sur le territoire de l’UE, qui expire le 30 juin.
Troisième échec d’affilée
Selon une source européenne, 20 Etats membres ont donné leur accord, un a voté contre, les autres se sont abstenus. Pour être adopté à la majorité qualifiée, le vote devait être approuvé par 55% des participants, représentant 65% de la population de l’UE.
L’échec de ce vote intervient après deux précédentes réunions sans décision en mars et en mai, et scelle la tension grandissante entre la Commission et les Etats membres sur le sujet.
«Chacun doit prendre ses responsabilités», a souligné M. Winterstein lundi. «Il n’est pas possible de se cacher derrière la Commission», a-t-il ajouté, visant les Etats membres.
La réglementation européenne prévoit qu’en cas d’absence de majorité qualifiée, le sujet puisse passer en comité d’appel. Composé de représentants des pays de l’UE et présidé par la Commission, ce comité suit les mêmes règles de vote qu’en première instance
Il s’agit, selon les règles communautaires, de permettre aux pays de l’UE «d’avoir une deuxième discussion à un niveau de représentation plus élevé».
Abstention de l’Allemagne
Bruxelles ne confirmait pas dans un premier temps cette saisine. Le sujet sera à l’ordre du jour de la réunion hebdomadaire des commissaires européens mardi, «et de là on verra ce qu’on fait», a indiqué Alexander Winterstein.
Des sources européennes ont indiqué que l’Allemagne, notamment, s’est abstenue. La ministre française de l’Environnement Ségolène Royal avait de son côté fait savoir sur Twitter le 1er juin que Paris «ne votera (it) pas la proposition de Bruxelles».
Bien évidemment la France ne changera pas d'avis sur le glyphosate et ne votera pas la proposition de Bruxelles. #santé et environnement.
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) June 1, 2016
Les défenseurs de l’environnement se sont réjouis de l’issue de lundi.
«Monsanto pensait qu’obtenir la permission d’inonder l’Europe de glyphosate pour 15 années supplémentaires allait être une formalité. Mais le public s’est massivement mobilisé et, les uns après les autres, les pays européens ont rejoint la fronde contre ce produit», a réagi Ricken Patel, président d’Avaaz, un mouvement citoyen international.
Le glyphosate se retrouve dans les pesticides les plus courants, comme le Round-Up de Monsanto, ou encore chez les concurrents Syngenta, BASF, Bayer, Dupont, ou Dow Agrosciences.
De quoi réfléchir à ce propos :Daredevil a écrit :C'est positif ? (vrai question)
Ça ne devrait pas, au moins au niveau de nos décideurs.freeshost a écrit :Ça se discute.
Prends le temps de parcourir mes liens, tu y trouverasfreeshost a écrit :Je ne suis pas du tout un spécialiste en biochimie.
Située à 50 kilomètres à l’ouest de Paris, entre Epône et Mantes-la-ville, la biocoop du Mantois est l’un des premiers bâtiments commerciaux vraiment écolos d’île-de-France. Solidement isolée, la construction récupère l’eau de pluie, et produit de l’électricité via des panneaux solaires posés sur une toiture joliment végétalisée. Pour réunir la somme nécessaire à la mise en place de cet ambitieux projet, les consommateurs ont été sollicités pour participer au financement. Une quinzaine de salariés ont également pris des parts dans la société !
Sortie de terre en 2011, la biocoop du Mantois, à Épône, dans les Yvelines est l’un des premiers bâtiments commerciaux basse consommation (BBC) de la région Ile-de-France [1]. Installé au milieu d’une petite zone commerciale, à dix minutes à pied de la gare, il détonne un brin dans le paysage urbain. Entièrement recouvert de lattes de mélèze (un bois que l’on peut mettre en extérieur sans traitement chimique), il est coiffé d’une somptueuse toiture végétalisée, et de 420 m2 de panneaux solaires photovoltaïques. De ce toit jardin, on aperçoit les bois privés situés sur les coteaux alentours de la ville, et... une ruche. « C’est l’un de nos clients qui l’a mise là, dit Adeline Slomiany en charge de la communication du magasin. Nous sommes allés l’ouvrir hier, elle se porte à merveille, les abeilles sont nombreuses, et elles s’activent ! » Nous sommes bien loin des mégas centres commerciaux qui se multiplient en Île-de-France, à l’exemple d’Europa City.
La jeune femme est aussi en charge de l’animation de « bio-copains », la très dynamique association de consommateurs du magasin. « Nous avons 3000 adhérents, dont les achats représentent 80 % du chiffre d’affaire du magasin », détaille Benoît Delmotte, le gérant et président de la société biocoop-Épône (la biocoop d’Épône est une société par actions simplifiées-SAS). « Le fait de se regrouper et de faire des choses ensemble, ça crée du lien, reprend Adeline Slomiany. Dernièrement, les "biocoopains" ont bâti un petit hôtel à insectes, monté des carrés de terre pour faire des plantations et, dernièrement, construit une boîte à dons, dans laquelle chacun peut déposer les objets dont il ne se sert plus, pour que d’autres viennent se servir. » En plus d’aménager les alentours du magasin, les bio-copains répondent toujours présents aux levées de fonds... C’est, entre autres, grâce à eux que leur magasin 100 % éco-construit a pu voir le jour il y a cinq ans.
25% du projet financé par les citoyens
« Nous étions trop à l’étroit dans les locaux précédents, que nous avions achetés en société civile immobilière avec une libraire, décrit Benoît Delmotte. Nous nous sommes dit que c’était le moment d’avoir un magasin à l’image des produits que l’on vend. » Entièrement isolé en fibres de bois, le bâtiment a été monté avec une charpente en douglas – une essence d’arbre résineux qui n’a pas besoin de traitement –, et ses murs intérieurs sont tous recouverts de peintures écologiques, pauvres en solvants.
« La toiture végétalisée permet d’avoir une très bonne isolation thermique, détaille Benoît Delmotte. L’été, cela préserve très bien de la chaleur. Les températures ne montent pas trop. Cela évite de dépenser de l’énergie pour rafraîchir les rayons : nous n’avons pas de climatisation dans le magasin. Cela limite aussi la consommation des frigos. » La toiture a en plus été aménagée pour récupérer l’eau de pluie, qui sert à alimenter les toilettes. Par ailleurs, un système de récupération de la chaleur que dégagent les moteurs des frigos a été installé. Il permet de chauffer une partie de l’eau utilisée par le restaurant bio installé dans le même bâtiment.
Le magasin s’étend sur 560 m2, mais le bâtiment, qui compte aussi une boulangerie, un restaurant-traiteur bio et des bureaux, mesure près de 2000 m2. Le projet a coûté un million d’euros, dont le quart a été auto-financé via les associés de la SAS
« Avec 320 associés, nous avons réussi à lever 250 000 euros, explique Benoît Delmotte. C’est vraiment un mode de financement efficace. Nous avons procédé de la même façon pour l’ouverture, en cours, de notre second magasin. Et nous avons réussi à lever 112 000 euros ! [2] Douze des trente-deux salariés sont associés. Le conseil d’administration compte quatre salariés, qui sont élus par leurs pairs, huit représentants des associés, quatre représentants de l’association des « bio-copains ». Le conseil se réunit au minimum cinq fois par an, plus en cas de projets à monter.
Placer son argent pour faire vivre des idées
Un second appel à financement solidaire a été lancé lors de la construction, pour financer la toiture solaire. « Le projet principal, c’est d’encourager la consommation de produits bios, rapporte Sylvain, membre de bio-copains. Avec les panneaux photovoltaïques, le projet de biocoop s’est enrichi d’une ambition énergétique. C’est encore plus satisfaisant. » Le tiers de la surface totale de la toiture (420 m2), accueille des panneaux photovoltaïques, qui permettent la production d’un peu plus de 55 Mwh/an, soit la consommation de 17 foyers. Mais ce n’est pas encore suffisant pour couvrir la totalité des besoins énergétiques de la Biocoop, qui réussit cependant à auto-produire un tiers de son électricité. « Entre les frigos et les éclairages, nous sommes de gros consommateurs d’électricité, remarque Benoît Delmotte. Cela nous semblait important de produire au moins en partie l’équivalent de ce que nous consommons. » La récente pose de portes sur tous les meubles refroidissants du magasin devrait faire chuter la consommation.
La toiture solaire de la biocoop d’Épône est l’un des premiers projets d’Énergie partagée investissement (EPI), outil participatif qui permet de financer divers outils de production d’énergie renouvelable partout en France. « À l’époque, la structure s’appelle Solira, explique Erwan Boumard, actuel directeur de EPI. Fondé par l’association Hespul, spécialiste du photovoltaïque, et par Indiggo, cabinet de conseil et d’ingénierie en développement durable, le fonds a collecté un million d’euros qui ont été ventilés sur trois centrales solaires. » Pour l’équipe d’Épône, Solira tombe à pic. « Nous avions l’idée, et l’envie d’avoir cette production d’énergie mais nous ne disposions pas de la technicité pour monter nous-mêmes ce projet », détaille Benoît Delmotte.
311 000 €, soit un peu moins de la moitié du coût total ont été attribués à la centrale de la biocoop. « Le reste a été emprunté à la banque populaire, à la NEF, et à la CEFA (banque coopérative italienne) », explique Erwan Boumard. Solira d’abord, puis EPI désormais, ont signé un bail emphytéotique avec Biocoop, qui leur met à disposition la toiture du bâtiment pour 100 ans. « On attend aucun retour sur investissement, précise Sylvain. Il s’agit plutôt d’essayer de changer les choses avec son argent, de faire vivre des idées. Si ça dort à la banque, on ne sait pas à qui ça sert ni à quoi ça sert ! »
1] Epône, 10 000 habitants, est située sur la rive gauche de la Seine, à 45 kms à l’ouest de Paris.
[2] Le second magasin ouvrira à Mantes-la-ville le 9 juin prochain.

Jean de Kervasdoué a écrit :La prudence de l'INCA tranche avec les positions catégoriques des responsables politiques.Institut national du cancer (INCA France) a écrit :« L'interprétation du niveau de risque des émissions diesel vis-à-vis du cancer en population
générale reste toutefois complexe, car les études qui ont permis d'objectiver le lien de causalité
entre particules diesel et cancer chez l'homme portent exclusivement sur des expositions
professionnelles, et dans des conditions de travail qui ne devraient plus persister actuellement. »
L'étude qui avait créé l'émotion initiale concernait des ouvriers qui travaillaient à longeur
d'année au fond d'une mine à côté d'un compresseur diesel : on veut bien croire que cette
situation était tout à fait nocive.
AFIS a écrit :Plus de 100 lauréats du Prix Nobel (dont les français Claude Cohen-Tannoudji,
Roger Guillemin, Serge Haroche et Jean-Marie Lehn) viennent de publier une
déclaration [1] à l’adresse de Greenpeace d’une part, et de l’ONU et des
gouvernements du monde entier d’autre part, pour un plus grand usage des
techniques modernes de sélection végétale et pour que cessent les campagnes
des organisations qui s’y opposent, Greenpeace en tête. Ils mettent particulièrement
en avant le cas du riz doré, riz génétiquement modifié qui permettrait de sauver
des centaines de milliers de personnes victimes de déficiences en vitamines A,
particulièrement des enfants.
Spoiler : Le texte de cette lettre de soutien :