Jusqu’à l’âge de 13 ans, j’étais complètement dans ma bulle. Je me souviens de mes passions, activités, mais pas de l’école et de mes interactions. Juste du brouillard. De plus, j’étais tellement naïf que je ne comprenais rien. J’étais victime de harcèlement, mais c'est mes parents qui me l’ont raconté. Ils sont intervenus à plusieurs reprises envers l’école.
Ma mère me raconte, que je me faisais racketter mon gouter, et bousculer à l’entrée de l’école, et devant elle. Je ne m’en rendais même pas compte.
L’avantage est que je n’en garde pas de traumatisme.
J'ai aussi assez peu de souvenirs pour la période primaire. Pour cette période, c'est vrai que mes parents étaient peut être plus informés que moi (ma mère m'a dit m'avoir mise au collège un peu loin pour me permettre de "repartir de zéro" avec mes camarades... mais je n'en sais pas tellement plus)(et bon, ça a pas servit à grand chose...). Mes souvenirs sont par contre très clair pour le collège, avec beaucoup de souvenirs de harcèlement, et mes parents ne savaient rien de ça (du coup comme mes souvenirs sont plus clairs pour cette période, j'ai peut être biaisé mon appréciation de la pertinence du point de vue de mes parents dans le premier post... donc ok, tu marques un point kevin).
Je pense que les parents ont une vision partielle, surtout pour collège/ lycée. L'enfant à aussi une vision partielle, surtout pour la période primaire (plus naïf...). Du coup, vu de là où on est, il faudrait une approche globale, qui prenne en compte tous les points de vue.
Et idéalement, de l'observation de terrain (l'anthropologue/le sociologue s'incruste dans des classes en tant qu'observateur objectif). C'est sur que ça demande un peu plus d'investissement personnel que juste faire répondre des questionnaires aux parents sur internet...
Au minimum, les rencontrer: il y a des infos qu'on obtient avec un entretien "de visu" qu'on a pas avec un questionnaire anonyme sur internet. Ne serait-ce que parce que lorsqu'on élabore un questionnaire, on pense pas forcément à tout. Dans un échange de visu, l'échange est moins "fermé" et ouvre des pistes de réflexion.
La sociologie à ses méthodes, et je suis pas sociologue... mais j'ai été un peu formée à ces méthodes (pour les besoin de la transdisciplinarité+ je bosse un peu avec des sociologues), et j'avoue que du coup, ces approches "questionnaire en ligne" me posent question (ça peut être intéressant comme approche "complémentaire" à d'autres approches, mais j'espère que c'est pas l'unique source de données de ces étudiants... des étudiants qui feraient des mémoires sur l'autisme sans jamais avoir rencontré d'autistes, ce serait quand même un peu le comble...).
Bref, j'avoue que le gros soupçon que j'ai eu, et qui m'a fait exprimer des réserves en début de fil, c'est que les choix méthodologiques ont été fait plus par "facilité" qu'autre chose... on aurait pu avoir accès à la bibliographie, peut être qu'il y a des justifications au delà de ça... mais si elles existent c'est clair qu'elles sont pas évidentes à saisir "vu de loin"...