J'arrive tard (comme d'hab) mais dans ce débat très intéressant, il y a quelques trucs qui me turlupinent:
-ce n'est pas qu'une question d'autisme. Il s'agit avant tout d'une mère à qui on retire ses enfants.
Parce que des
professionnels ont diagnostiqué l'un d'eux TED (et soupçonnent le reste de la fratrie). Donc déjà, je comprendrais mieux si on m'expliquait ce que la mère a fait.
Concrètement. Pour qu'on lui prenne ses gosses.
-la "lutte" enfant autistes/adultes autistes, je trouve que c'est le piège. Je me suis fait refouler de chez tous les psy sensibilisés TED/HPI de ma région, parce qu'ils ne prennent que les enfants. J'essaie, même si c'est parfois dur, de ne pas me tromper d'ennemi: les enfants et leurs familles n'y sont pour rien. C'est le manque de praticiens et leurs "limites d'âge" qui sont scandaleux.
-quant aux aides, ce dialogue de sourds ne me surprend pas. Sans parler du fait que c'est encore une question de diagnostic. Toutes les aides que tu évoques, had, c'est sous condition de diagnostic et de démarches administratives. Je n'y ai donc pas accès pour le moment (et je pense que je ne suis pas la seule).
Il y a aussi une question de lieu: si jamais, après mes démarches j'obtiens le sésame diag, je pense que je serais ravie qu'il existe des structures avec spécialistes TCC à Grenoble, Amiens ou Strasbourg alors que je suis limite sud-ouest de la France. Je crois franchement que du coup je serais bien avancée...
-Et je suis d'accord avec ça:
Ce que je demande c'est d'être mis en position de (continuer à) travailler et d'être productif, comme toutes les autres personnes valides ou non.
Quelquepart, je ne demande aucune aide financière, je veux juste être acceptée comme je suis sur mon lieu de travail. Ca coince. Donc je suis depuis 4 mois à 50% de mon salaire (smic) car arrêt maladie, et obligée de payer des spécialistes (en kiné et en psy) qui sont faiblement ou pas du tout remboursés. Sans compter mes frais de route (+/- 50€ en plus de la consultation chaque fois que j'ai rdv avec ma psychologue).
Si j'étais acceptée dans ma manière d'être "différente", je serais effectivement, bien que smicarde, dans la catégorie des gens qui ont la chance d'avoir un boulot qui leur permet de (sur)vivre. Ces derniers temps, je trouve que je m'éloigne beaucoup de cette catégorie. J'ai vidé tout mon livret pour faire face. Je suis à découvert avant même de payer mon loyer le 5 du mois. Mais je suis en CDI. Salariée 35h.
Avoir un emploi, c'est bien. Si tu peux pas y aller, c'est un peu moins bien...
