Orientation scolaire complexe ...
Posté : vendredi 29 avril 2016 à 1:14
Bonjour, je suis une p'tite nouvelle !
Pour mon historique, n'hésitez pas à consulter ma présentation.
Je ne suis pas de la génération des enfants roi, ni celle des enfants "matés" comme des chiens. L'expression "une main de fer dans un gant de velours me convient".
J'aime mon fils de tout mon cœur et je lui dis chaque jour. J'ai la chance d'avoir un enfant très affectueux et câlin (avec tous ceux qu'il aime). J'essaie de tout faire, avec mes moyens pour le rendre heureux et épanoui.
Je ne suis pas matérialiste et je m'éclate comme une gosse à lui trouver des activités qui lui plaisent avec peu de moyen.
Mais je suis une vrai tête de mule et je ne lâche rien quand il s'agit de respecter les autres et de se faire respecter. En tout cas, c'est un point fort dans l'éducation.
Je sais que mon fils, comme n'importe quel enfant à besoin de repères et de limites (encore plus dans son cas) pour se sentir en sécurité.
Depuis janvier 2016, mon fils a montré des signes de grandes angoisses et de grandes colères.
Etant donné que ce types d'épisodes s'est déjà présentés par le passé, j'ai rencontré la psychologue qui suit mon fils au CMPP pour lui faire par de mes inquiétudes.
La maîtresse de mon fils nous a signalé des comportements agressifs envers ses camarades ou même les adultes. De plus, son opposition à apprendre quoi que ce soit et à attirer l'attention de façon agressive ou par provocation envers les adultes.
Suite à l’aggravation et à l'augmentation de la fréquences de ses crises colériques à l'école et à domicile (mère, père, grand-parents, ALAE) j'ai insisté auprès du CMPP pour qu'on revoit les bilans ou la prise en charge.
J'ai revu la psychiatre responsable du CMPP qui m'a dit "d'attendre pour voir" si le comportement allait changé tout seul ...
On a vécu un deuil familial en fin d'année, elle a mit ça sur ce compte-là.
Mon fils venait également de passer des vacances chez son père, sa grand-mère paternelle et un ami (éducation vielle école, misogyne, macho et raciste).
Et c'est la deuxième fois que le trio de choc nous amène à un changement de comportement de fils du jour au lendemain.
Mais je n'ai aucune preuve... là c'est un autre débat.
Retour de vacances de février, son père décrit un enfant incontrôlable, insolent, provocateur. Il le puni dans sa chambre tout le weekend (sauf pour manger et le bain).
La maîtresse doit faire face à des crises de plus en plus longues et violentes. Mon fils s'automutile ou s'en prend aux autres. Il frappe, mord, insulte et fait semblant de rire. Il se met parfois en danger (essais de fugue, s'enferme, ...)
Ça peut durer en 30 min et 1 heure. Il semble ne pas se contrôler et ne pas comprendre ce qui lui arrive. Sur le moment il n'est pas rationalisable (impossible de le raisonner). On l'isole dans une pièce, on le contient, on essais de détourner son attention mais c'est très long et très dur.
Je revoie la psychiatre (10-15 min maxi comme d'habitude), qui lui prescrit de l'Atarax le soir pour apaisé ses angoisses. Elle me parle d'un traitement pouvant l'aider à limittés ses pics d'humeurs, elle me parle de "dysharmonie" voir de "psychose infantile". Là je sens que ça tourne mal.
En faisant des recherches j'apprends que ce sont des termes dépassés et fourre-tout qui peuvent en effet être appelés TED.
L'équipe éducative arrive (après 6 mois d'attente), j'en profite que tout le monde soit là pour demander des éclaircissements. Elle me confirme un TED mais précise qu'il n'y a pas besoin de faire des bilans. Elle parle en même temps d'un enfant qui à des problèmes relationnels et dans ses apprentissages car il n'arrive pas à faire la "séparation".
Je lui demande encore d'être plus clair car je ne suis ni fusionnelle ni détaché de mon fils et qu'il n'a jamais eu de problème de séparation (nounou, école, famille, amis).
Elle reste très floue. Elle nous parle d'ITEP en nous présentant ça comme une solution adapté aux troubles du comportements de mon fils car il n'a pas de déficience intellectuelle ou de retard grave du langage. Elle me propose même un internat. HORS DE QUESTION !
Je commence à perdre patience, je consulte les sites web sur les TED, je fais quelques tests concernés, qui vont tous dans l’orientation d'un TED.
Je prends contacte avec le CRA de Toulouse, il me disent qu'ils ont des délais inestimables (entre 1 à 2 ans). Je prends alors rendez-vous avec un neuropédiatre réputé.
J'ai eu la chance d'avoir bénéficié d'un désistement (un mois d'attente au lieu de 10).
"TSA à confirmer avec les tests manquants (ADOS et ADI), trouble de déficit d'attention avec hyperactivité et dyslexie."
Retour au CMPP, le psychiatre me fait presque une scène parce qu'elle n’apprécie pas que je soit allée voir le neuropédiatre sans lui en avoir parler.
Elle remet complètement le diagnostique du neuro en question, elle me dit que "les TED et les TSA n'ont rien à voir, qu'il n'est pas envisageable de faire ces tests car il n'est pas question d'un syndrome d'Asperger ou d'un autisme de haut niveau, que la prise en charge et l'évaluation d'un TED est uniquement psychiatrique."
Là je tombe de haut et je comprends qu'on est dans une impasse devant un tel niveau de connerie et de sectarisme psychanalytique !
Le pire c'est que le reste du personnel du CMPP est super et me soutiennent mais ils sont sous la responsabilité du médecin ...
J'ai demandé une AVS (comme le préconise aussi les autres intervenants) et peut-être une place en ITEP.
Je m'inquiète maintenant devant ce choix. Les mauvaises réputations des ITEP pour la prise en charge des TED me remontent aux oreilles.
Le père de mon fils pense qu'il suffit de le mettre à temps plein là bas pour régler tous les problèmes. Moi ça m'effraie !
Comment peut-on rassurer un enfant en le coupant de ses parents et de ses proches.
Je suis prête à me former aux techniques comportementales (ainsi que la maîtresse), j'ai mon compagnon, mes amis et toute ma famille derrière nous.
Mon fils est scolarisé à temps partiel (2 heures et demi par jour) après plusieurs semaines de déscolarisation.
L'école veut que je vienne le chercher dès qu'il fait une crise (sous directive du rectorat) ou suivent les préconisations du médecin psychiatre d’appeler le SAMU.
Ce n'est absolument pas une solution et c'est un cercle vicieux.
Je commence une formation à plein temps pour me reconvertir. Je dois faire preuve d'un acharnement et d'une organisation digne d'un ministre en vu de la situation.
Je suis ouverte à toutes suggestions ou tous partages pouvant m'éclairer.
Bonne soirée.
Pour mon historique, n'hésitez pas à consulter ma présentation.
Je ne suis pas de la génération des enfants roi, ni celle des enfants "matés" comme des chiens. L'expression "une main de fer dans un gant de velours me convient".
J'aime mon fils de tout mon cœur et je lui dis chaque jour. J'ai la chance d'avoir un enfant très affectueux et câlin (avec tous ceux qu'il aime). J'essaie de tout faire, avec mes moyens pour le rendre heureux et épanoui.
Je ne suis pas matérialiste et je m'éclate comme une gosse à lui trouver des activités qui lui plaisent avec peu de moyen.
Mais je suis une vrai tête de mule et je ne lâche rien quand il s'agit de respecter les autres et de se faire respecter. En tout cas, c'est un point fort dans l'éducation.
Je sais que mon fils, comme n'importe quel enfant à besoin de repères et de limites (encore plus dans son cas) pour se sentir en sécurité.
Depuis janvier 2016, mon fils a montré des signes de grandes angoisses et de grandes colères.
Etant donné que ce types d'épisodes s'est déjà présentés par le passé, j'ai rencontré la psychologue qui suit mon fils au CMPP pour lui faire par de mes inquiétudes.
La maîtresse de mon fils nous a signalé des comportements agressifs envers ses camarades ou même les adultes. De plus, son opposition à apprendre quoi que ce soit et à attirer l'attention de façon agressive ou par provocation envers les adultes.
Suite à l’aggravation et à l'augmentation de la fréquences de ses crises colériques à l'école et à domicile (mère, père, grand-parents, ALAE) j'ai insisté auprès du CMPP pour qu'on revoit les bilans ou la prise en charge.
J'ai revu la psychiatre responsable du CMPP qui m'a dit "d'attendre pour voir" si le comportement allait changé tout seul ...
On a vécu un deuil familial en fin d'année, elle a mit ça sur ce compte-là.
Mon fils venait également de passer des vacances chez son père, sa grand-mère paternelle et un ami (éducation vielle école, misogyne, macho et raciste).
Et c'est la deuxième fois que le trio de choc nous amène à un changement de comportement de fils du jour au lendemain.
Mais je n'ai aucune preuve... là c'est un autre débat.
Retour de vacances de février, son père décrit un enfant incontrôlable, insolent, provocateur. Il le puni dans sa chambre tout le weekend (sauf pour manger et le bain).
La maîtresse doit faire face à des crises de plus en plus longues et violentes. Mon fils s'automutile ou s'en prend aux autres. Il frappe, mord, insulte et fait semblant de rire. Il se met parfois en danger (essais de fugue, s'enferme, ...)
Ça peut durer en 30 min et 1 heure. Il semble ne pas se contrôler et ne pas comprendre ce qui lui arrive. Sur le moment il n'est pas rationalisable (impossible de le raisonner). On l'isole dans une pièce, on le contient, on essais de détourner son attention mais c'est très long et très dur.
Je revoie la psychiatre (10-15 min maxi comme d'habitude), qui lui prescrit de l'Atarax le soir pour apaisé ses angoisses. Elle me parle d'un traitement pouvant l'aider à limittés ses pics d'humeurs, elle me parle de "dysharmonie" voir de "psychose infantile". Là je sens que ça tourne mal.
En faisant des recherches j'apprends que ce sont des termes dépassés et fourre-tout qui peuvent en effet être appelés TED.
L'équipe éducative arrive (après 6 mois d'attente), j'en profite que tout le monde soit là pour demander des éclaircissements. Elle me confirme un TED mais précise qu'il n'y a pas besoin de faire des bilans. Elle parle en même temps d'un enfant qui à des problèmes relationnels et dans ses apprentissages car il n'arrive pas à faire la "séparation".
Je lui demande encore d'être plus clair car je ne suis ni fusionnelle ni détaché de mon fils et qu'il n'a jamais eu de problème de séparation (nounou, école, famille, amis).
Elle reste très floue. Elle nous parle d'ITEP en nous présentant ça comme une solution adapté aux troubles du comportements de mon fils car il n'a pas de déficience intellectuelle ou de retard grave du langage. Elle me propose même un internat. HORS DE QUESTION !
Je commence à perdre patience, je consulte les sites web sur les TED, je fais quelques tests concernés, qui vont tous dans l’orientation d'un TED.
Je prends contacte avec le CRA de Toulouse, il me disent qu'ils ont des délais inestimables (entre 1 à 2 ans). Je prends alors rendez-vous avec un neuropédiatre réputé.
J'ai eu la chance d'avoir bénéficié d'un désistement (un mois d'attente au lieu de 10).
"TSA à confirmer avec les tests manquants (ADOS et ADI), trouble de déficit d'attention avec hyperactivité et dyslexie."
Retour au CMPP, le psychiatre me fait presque une scène parce qu'elle n’apprécie pas que je soit allée voir le neuropédiatre sans lui en avoir parler.
Elle remet complètement le diagnostique du neuro en question, elle me dit que "les TED et les TSA n'ont rien à voir, qu'il n'est pas envisageable de faire ces tests car il n'est pas question d'un syndrome d'Asperger ou d'un autisme de haut niveau, que la prise en charge et l'évaluation d'un TED est uniquement psychiatrique."
Là je tombe de haut et je comprends qu'on est dans une impasse devant un tel niveau de connerie et de sectarisme psychanalytique !
Le pire c'est que le reste du personnel du CMPP est super et me soutiennent mais ils sont sous la responsabilité du médecin ...
J'ai demandé une AVS (comme le préconise aussi les autres intervenants) et peut-être une place en ITEP.
Je m'inquiète maintenant devant ce choix. Les mauvaises réputations des ITEP pour la prise en charge des TED me remontent aux oreilles.
Le père de mon fils pense qu'il suffit de le mettre à temps plein là bas pour régler tous les problèmes. Moi ça m'effraie !
Comment peut-on rassurer un enfant en le coupant de ses parents et de ses proches.
Je suis prête à me former aux techniques comportementales (ainsi que la maîtresse), j'ai mon compagnon, mes amis et toute ma famille derrière nous.
Mon fils est scolarisé à temps partiel (2 heures et demi par jour) après plusieurs semaines de déscolarisation.
L'école veut que je vienne le chercher dès qu'il fait une crise (sous directive du rectorat) ou suivent les préconisations du médecin psychiatre d’appeler le SAMU.
Ce n'est absolument pas une solution et c'est un cercle vicieux.
Je commence une formation à plein temps pour me reconvertir. Je dois faire preuve d'un acharnement et d'une organisation digne d'un ministre en vu de la situation.
Je suis ouverte à toutes suggestions ou tous partages pouvant m'éclairer.
Bonne soirée.