BOnjour à tous,
J'arrive en cours de route car inscrite depuis aujourd'hui. Alors si j'ai loupé certaines choses, pardon d'avance
si notre expérience peut aider dans la réflexion :
MOn fils aîné a été descolarisé 2 fois:
- la première car depuis le début, ça n'allait pas et il se faisait harceler depuis 3 ans (mais il ne le disait pas)
- la 2eme fois, suite à un épisode dépressif majeur (j'ai refusé le risperdal grâce auquel me disait-on, il réussirait à aller en classe et rester assis toute la journée)
Bilan de l'IEF : des moments difficiles la 1ère fois car il n'avait pas du tout d'autonomie au niveau du travail
mais au final : il était beaucoup plus zen, il bossait le matin sur les matières principales (imprimées librement sur le CNED en ligne) et l'après-midi, il s'adonnait à ses passions.
On rencontrait une fois par semaine un petit groupe d'autres enfants non-sco, qui avaient compris sa différence et s'adaptaient. Il aura fallu environ 6 mois pour qu'il aille vers eux mais c'était la 1ère fois qu'il avait des amis qui l'acceptaient et avec lesquels il passait de bons moments. Et puis, en non-sco, les gens sont moins normatifs, les gosses sont souvent plus ouverts.
Et il allait beaucoup à la bibliothèque, où il a de bonnes relations avec les employées qui ne se sont jamais offusquées du fait qu'il ne dit ni bonjour, ni au revoir, qu'il parle beaucoup, ou pas du tout...
Il a décidé de retourner au collège de lui-même. Malgré les difficultés depuis le changement d'équipe de direction, il y reste tenu par son projet professionnel et par l'envie (nouvelle) de s'intégrer MAIS pour nous, c'est beaucoup plus de travail qu'en IEF.
Quand un enfant fait une phobie scolaire, quel que soit son profil, ce n'est pas qu'il ne veut pas, c'est qu'il ne PEUT pas y aller (dixit notre pédiatre lyonnais)
Il faut essayer bien sûr d'identifier pourquoi afin de voir comment arranger les choses mais dans l'attente, il ne sert à rien de le forcer à y aller.
EN IEF, on a plus de temps pour travailler sur le comportemental (d'autant qu'on peut plus facilement observer ce qui est ok ou pas), proposer des accompagnements appropriés, etc.
Chez nous, la seule personne à laquelle il se confie facilement, c'est l'ortho qui le suit depuis tout petit... avec les psy, échec... ils n'en tirent pas grand chose.. mais il a beaucoup apprécié la séance d'hypnose chez un copain pour les problèmes de sommeil
Des endroits où il se sent bien :
l'école de musique (où une info de sensibilisation à son trouble a été faite)
l'escrime (où une info de sensibilisation à son trouble a été faite, avec un prof spécialisé dans le handisport)
le petit groupe d'habiletés sociales (qu'il a commencé l'an dernier et qui l'a vraiment fait progresser)
Le club d'échec (où il n'est pas le seul "étrange")
Voilà, quand ça va pas en milieu scolaire, il faut chercher ailleurs... et expliquer, expliquer, expliquer... pour que la bienveillance s'installe