Très bien tu assumes , je vois une fois de plus que tu n’as pas autant d’énergie pour te sortir de ta précarité , chercher du travail par exemple ....et ne pas passer l’intégralité de ton temps sur ton ordinateur , à ne rien faire de tes journées, la vie ce n’est pas compter sur les autres et que cela te tombe tout cuit . Mon grand regret c ’est que tu as un peu d’argent et tu n’as pas conscience que ça fond très vite , de ce fait tu ne te soucies pas de ton futur , pourtant cela me semble important . BOUGES TOI ET REVEILLES TOI ....Il est grand temps.
Hm je peux comprendre ta blessure pour avoir déjà entendu un discours similaire...
Je ne suis pas psys, et dans l'instant pas autiste non plus, et je ne sais pas si ça va t'aider, mais voilà ce qui m'est venue en tête:
Si sa réaction est "normale" (disons plutôt, "prévisible", mais inapproprié, maladroit, blessant), ta réaction l'est tout autant. Vous avez toutes les deux un vécu, un fonctionnement différent, qu'il est difficile de se représenter, et pour l'un, et pour l'autre. Ça, c'est la première chose qui m'est venue en tête.
Alors, je ne pense pas que te conformer à ses attentes soient bons. Je ne pense pas non que de se conformer à tes attentes soient bon pour elle. "Bon" dans le sens, constructif, pas dans le sens "c'est ce qu'il faut faire et qui est juste". La résignation n'est pas constructive, c'est un abandon pur, où il n'y a toujours qu'une personne satisfaite.
Couper les ponts, ou l'ignorer, ou prendre une distance drastique, ne me semblent pas nécessaires
dans un premier temps, et je pense que ça ne te fera pas forcément "du bien" (pour comprendre, revenir sur la "résignation"), parce que tout n'a pas encore été tenté.
Je pense que tu devrais peut-être prendre le problème autrement. Notamment, en essayant de creuser la question, de façn à ce qu'elle comme toi, puisse rejoindre un minimum vos différentes visions des choses. Il y a des choses que tu interprètes de façon "brut" dans ce qu'elle écrit, et aussi, beaucoup dans la projection du fait que, peut-être, on a brisé l'estime que tu avais de toi-même. C'est cela qui me semble nécessaire de creuser.
Il ne faut pas se dire "elle me dit que je ne fais rien" ni "je ne fais rien selon elle", mais elle a le
sentiment que je ne fais rien pour. La question est: pourquoi ce sentiment? Par exemple :
-Pourquoi penses-tu que je ne fais rien? Est-ce qu'alors tu as constaté que je ne faisais rien du tout?
-Est-ce que tu as pu voir certains efforts que j'ai pu faire malgré ce handicap, comme x, y, ou z? Penses-tu que ce n'est rien?
-Pourquoi penses tu que je passe autant de temps sur l'ordinateur? Pourquoi penses-tu que je ne fais rien de mes journées?
-Que penses-tu que je devrais faire?
-Pourrais-tu, toi, me soutenir dans certaines choses ou m'aider à comprendre comment faire ces choses là que je n'arrive pas à faire, pour m'aider?
-Est-ce que toi-même, tu trouves que c'est facile de faire toutes ces choses là? N'éprouves tu pas de difficultés?
Ce genre de choses. Peut-être que ça t'amènerait à lui expliquer réellement les choses, de ton propre positionnement, et à poser tes propres nuances dans ces affirmations qui ne sont valables que pour elle, il faut le rappeler. Pour elle, tu ne fais rien, pourtant, toi, tu sais que tu fais des choses, que tu compenses ton handicap comme tu le peux. C'est ici que votre différence se démarque le plus. Et il y a aussi des choses qu'elle doit accepter, tout comme toi, je pense.
Oui, il y a des choses que tu n'es pas capable de faire, c'est le principe même du handicap, et tu ne pourras pas le changer. Mais j'ai le sentiment que tu ne "l'assumes" pas totalement, pourtant, il n'y a rien de mal à ça, tu n'as pas à t'en sentir coupable, c'est simplement que tu n'y peux rien... Comme elle, il y a des choses qu'elle sera incapable d'appréhender, parce qu'elle n'est pas autiste...